DD FROTTEMENT. PLAN INCLINÉ
litOl. La surface d'un corps n'étant jamais parfaitement unie, quel que soit son poli , il en résulte que quand on met deux surfaces eu contact, elles se pénètrent toujours plus ou moins. Cet enchevêtrement n’est pas seulement dû ü l’Imperfection du poli des pièces, mais aussi à ce que les surfaces en contact se pressant mutuellement, il y a déformation d’autant plus grande que les corps sont moins durs et que ia pression de l’un sur l’autre est plus grande.
SKPTilîJIK PARTIE. — MÊCAMyl K.
Do l'enchevêtrement des molécules de deux surfaces en contact , U résulte que si l'on imprime un mouvement à l’un des corps, mais do manière à le laisser toujours en contact avec la surrace de l'autre corps, il naît une résistance qui n’est autre chose qu'une action mutuelle (1382,1489), qui s’oppose directement au mouvement et qui agit par conséquent dans le plan tangent aux deux surfaces do contact. Si, par exemple, l’une des surfaces frottantes est plane, la résistance agit dans ce plan et directement en sens contraire du mouvement.
Cette résistance , qui naîtdu mouvement des corps en contact, prend le nom de frottement.
liJOît. Si la môme partie de la surface d’au moins un des corps reste toujours en contact , c'est-à-dire s’il y a glissement d’un ou de chacun des corps sur l’autre, lo frottement prend le nom de frottement de glissement.
' Si , au contraire , les parties de surfaces en contact varient à chaque instant , comme dans le mouvement d’une bille sur un tapis de billard , ou d’une roue de voiture sur iine route, le frottement prend le nom de frottement de roulement.
11103. L’expérience prouve que le frottement est proportionnel à la pression normale que les surfaces exercent l’une sur l'autre, qu'elle varie selon la nature et l’état des surfaces en contact, et qu’elle est indépendante de la vitesse et de l’étendue des surfaces en contact.
Des expériences récentes, faites par M. Jules Poirée sur le chemin de fer de Lyon , ont fait voir que pour des vitesses supérieures à U ou 5 mètres par seconde, le frottement diminue à mesure que la vitesse augmente. Dans ces expériences, on a serré les freins d'un wagon do manière à empêcher les roues de tourner, et on l’a fait mouvoir sur les rails comme un traîneau ; la vitesse a été portée jusqu’à 22 mètres par seconde, et, à l’aide d un dynamomètre, on a constaté que le frottement de glissement des roues sur les rails diminuait à mesure que la vitesse devenait plus grande.
Il convient de remarquer que dans les cas habituels de la pratique , dans les machines par exemple, la vitesse est loin d’atteindre U mètres par seconde, et que l’on peut admettre que le frottement est indépendant de la vitesse.
En lubréfiant les surfaces en contact avec des corps onctueux, tels que l'huile, la graisse ,*le savon... on diminue considérablement le frottement.
Nous venons de dire que le frottement est proportionnel à la pression des surfaces entre elles ; mais cela n’a lieu que jusqu'à une certaine limite; au delà, les surfaces grippent , c'est-à-dire s’entament en s'échauffant, et le frottement devient considérable sans varier suivant aucune loi. Les corps onctueux , tout en diminuant le frottement, re-