‹ Introductory French readerChapitre 10 sur 52 · E. SOUVESTRE · texte numérisé non relu

E. SOUVESTRE

86 LSCTUB£S FRANÇAISieU

LA PXJOELLB D'ORLÉANS.

O'Atait entre la Lorraine et la Champagne que naquit^ à Dom-Bemy, la belle et brave fille qui devait porter si bien Pépée de la France.

Jeanne était la troisième fille d'un laboureur, Jacques Daro. Ta^ndis que les autres enfants allaient 5 avec le père travailler aux champs ou garder les bêtes, la mère tint Jeanne près d'elle, l'occupant à coudre ou à filer. Elle n'apprit ni à lire ni à écrire ; mais elle sut tout ce que savait sa mère des choses saintes. Elle reçut sa religion, non comme une leçon, une ce- 10 rémonie, mais dans la forme d'une belle histoire. Nous avons sur la piété de Jeanne un tâchant témoignage, celui de son amie d'enfance, de Sià amie de cœur, Hanmette, plus jeune de trois ou quatre ans. **Que de fois, dit-elle, j'ai été chea so^a^pôre, et cou- 15 chée avec elle? C'était une bien bonn^ fille, simple et douce. Elle allait volontiers à l'église et aux saints lieux. Elle filait, faisait le ménage, comme les autres filles. Elle se confessait souvent. Elle rougissait quand on lui disait qu'elle était trop dévote, 20 qu'elle allait trop à l'église." Un laboureur ajouta qu'elle soignait les malades, donnait aux pauvres. ^^ Je le sais bien, dit-il ; j'étais enfant alors, et c'est elle qui m^a soigné." Tout le monde connaissait sa charité, sa piété. Ils voyaient bien que c'était la 25 meilleure fille du village.

Son village était à deux pas des grandes forêts des

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