Cf. Verlaine, La bonne cliaiison
:\. Cf. SiKjrssi-, II :
Je 110 voiix plus aimer i|uo ma iiioro .Marii'...
ironique et ambigu, ce Verlaine de brasserie et d'hôpital,
alors qu'il confrontait sciemment, en un rapprochement
sacrilège, les « blessures vibrantes de l'amour divin ^ » et
les ardeurs bizarres d'une Adeline « trop peu humaine! »
Et combien encore, même en ses vers les plus idéalisés,
on retrouve la résonnance gouailleuse d'une raillerie
latente! Relisez, pour vous en convaincre, le beau poème
de la rédemption avortée, « Grimen Amoris » :
« Dana un palais, soie et or, dans Ecbatane.., »
et le persiflage lyrique du dénouement en réponse à
l'héroïque immolation :
« On n'avait pas agréé le sacrifice, Quelqu'un de fort et de juste assurément Sans peine avait su démêler la malice Et l'artifice en un orgueil qui se ment -... »
Mieux encore, il me semble, que dans les poèmes religieux, la « manière » réelle et géniale de Verlaine se déclare, avec cette inspiration sentimentale et profonde qui s'enveloppe d'ironie ailée et douloureuse, dans tel petit poème comme cette « pochade » sur « la Gigue » :
« J'aimais surtout ses jolis yeux, Plus clairs que létoile des cieux, J'aimais ses yeux malicieux.
Dansons la gigue!
Elle avait des façons vraiment De désoler un pauvre amant, Que c'en était vraiment charmant!
Dansons la gigue! ;