‹ Intuition et amitiéChapitre 36 sur 63 · Cf. Molinos, Guide spirituel, 1. I, chap. xvii · texte numérisé non relu

Cf. Molinos, Guide spirituel, 1. I, chap. xvii

plongent dans une stupeur où s'engloutirait sa force et son originalité. Que « l'homme extérieur », afîamé de joie, mais éprouvant sa faiblesse inévitable, décuplée par le souvenir subtil de ses fautes et l'analyse anxieuse de ses chutes imminentes, se raccroche avidement aux mains étrangères et leur emprunte la force banale et artificielle dont elles disposent; — en quoi cet effort désolé mais vain pourrait-il assurer à cette impuissance irrémédiable la joie intérieure dont elle est vide? Que, sans l'avoir cherchée, nous éprouvions en nous la présence salutaire de la force incommunicable, nous sentirons passer à travers notre âme, ou plutôt jaillir en elle — comme Tolstoï soudainement pacifié et assuré — cette joie inlérieure et calme, que nulle recherche troublante et nul amour-propre de perfection volontaire ne seraient capables de nous faire entrevoir'. S'il est des races, des âmes et des terres de Silence, c'est en elles que résonne l'harmonie de la plénitude et la « musicalité » intérieure.

Désireux de goûter un jour, au passé des Villes (jui survit en notre chère évocation, la douceur artésienne des richesses spirituelles, franchissez pieusement le porche de Saint-Trophime; et, traversant la basilique muette, gravissez les marches (jui vous mèneront an (Moîlrf,

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