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comme l'enseigne M. le D' Lucas-Championnière, les simples toilettes vulvaires bien faites suffisent pour empècher la fétidité des lochies et les divers accidents qui en sont la conséquence. « En second lieu, ajoute M. Tarnier, les accouchées éprouvent frèquemment après linjection unesensation de bien-être que manifestent surtout les multipares chez lesquelles, à des couches précédentes, on n’avait pas fait d’injections vaginales. » Franchement ce n’est pas là, à notre avis, une raison suffisante pour courir lesrisques que peuvent occasionner ces injections, comme nous le verrons ultérieurement.
M. Tarnier, à l’appui de sa thèse, apporte encore les résultats de l’examen bactériologique du canal génital de la femme; mais lui-même a soin de nous dire quetoutefois de nouvelles recherches sont nécessaires pour Juger définitivement cette dernière question, preuve qu’il ne paraît pas bien convaincu que les dites recherches lui soient favorables.
Il est vrai, comme il le dit, qu’un certain nombre d’observateurs ont rencontré dans les lochies de nombreux microbes d'espèces différentes, parmi lesquels des microcoques presque semblables à ceux des femmes malades. Nous admettons même volontiers que ces lochies inoculées aux animaux ont pu partois produire des infections moins dangereuses, ajoute-t-on, qu’à la suite des inoculations de lochies de femmes malades, mais assez mena çantes pour qu’on puisse dire que souvent les sécrètions génitales des femmes bien portantes contiennent aussi des agents pathogènes. C’est du moins ce qui semble résulter des recherches faites sur ce sujet par Düder-
* lein (1), Czerniewski (2), Hügler et Febhling (3), Winter (4) Widal (5), Steffeck (6), Kehrer (7), Vignal (dans le service de M. Tarnier), etc.
M. Tarnier ajoute : « En définitive, et quoique les recherches entreprises à ce sujet ne soient pas absolument Concordantes, Je suis autorisé à dire que, pendant les suites de couches, il y a dans le vagin et le col de l'utérus des micro-organismes dont la présence est une source de dangers, et qu’il est utile de tuer ces microbes, de les entraîner au dehors ou de les neutraliser, ce qui sera obtenu à l’aide d’injections antiseptiques. »
Nous ne ferons à ces conclusions que deux objections pour le moment : 1° si un certain nombre d’observateurs ont trouvé dans le vagin et le col des microbes pathogènes, bon nombre d’autres, comme nous l’avons déjà dit, et nous aurons occasion de citer leurs noms par la suite,
1. Düderlein. Untlersuchungen über das Vorkommen von Spallpilzen in den Lochien des Ulerus und der vaginal gesunder und Krunker Wochnerinnen. Archiv. f. Gynak, 1881, t. XXXI, p. 412. :
2. Czerniewski. Zur Frage von den Puerperalen Erkrankungen. Archiv. für gynak, 1888. t. XXXIII, p. 73.
3. Fehling. Die Physiologie und Pathologie des Wochenbells," Sluttgard, 1890, p. 17.
4. Winter. Die Microorganisinen. Zeilsch f. geb., 1888. Bd. XIV, p. 443.