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IMAGES RADIOSCOPIQUES :
LE . . # L'image radioscopique peut se présenter sous deux formes
— 1°,/]mage en cocarde : centre blane, quelquefois strié, circonserit par un liseré noir, le boudin intestinal se présente ici de face; son image elaire est cer-née par l’image de l’espace annulaire plus ou moins injecté de baryte. Parfois, la cocarde est étirée, en ellipse, le boudin se présentant presque de profil.
— 2° Image cupuliforme, nettement dessinée dans certains cas, particulièrement pendant les manœuvres du taxis. Les culs-de-sac invaginés, vus de profil, se présentent sous l’aspect de deux petites languettes opaques.
Pouliquen s’est particulièrement occupé de cette question. Les bons résultats obtenus par cette méthode l’en ont fait un ardent défenseur. Aussi conseille-t-il fortement l’examen aux rayons X car « lui seul, ajoute-t-il, permet de trancher instantanément la question, lorsqu'il s’agit d’un cas atypique ou d’un cas dans lequel un signe capital, telle la selle sanglante, peut manquer — examen qui pourra être pratiqué aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte ». Chez l’adulte, pour cet auteur, la ligne de conduite doit être la même; le diagnostic en étant beaucoup plus difficile sera de cette façon considérablement facilité. La seule restriction qui puisse être faite, c’est que chez l’adulte, la laparotomie exploratrice est beaucoup moins shockante que chez le nourrisson
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et permet ainsi de retarder l’heure de l’intervention chirurgicale. D
Le Professeur Ombrédanne s’élève contre cette méthode. Il estime que ce recours à la radiographie est une perte de temps inutile, laquelle ne serait-elle que de quelques heures aggrave bien inutilement le pronostic opératoire. Devant les risques qu’elle fait courir, et les difficultés parfois très grandes de son interprétation, cet auteur conseille de s’abstenir de tout examen radiologique.
« Je voudrais que Pouliquen, qui est-un maître, un bien grand maître en invagination, nous répète encore bien nettement que la radiographie comme diagnostic n’est indiquée que dans des cas tout à fait exceptionnels. Il ne faut pas que les médecins envoient leur nourrisson chez le radiographe au lieu de l’adresser d’urgence au chirurgien ». — Veau.
Mondor estime, au contraire, que devant des cas obscurs, aigus cependant, qui n’ont montré ni l’hémorragie, ni le boudin, une radiographie obtenue en quelques heures, en moins d’heures qu'il n’en faut quelquefois pour attendre les signes cliniques, n’aggrave nullement l’évolution et apporte, par contre, la certitude.
Il semble, de toutes ces discussions, qu'il faille s’en tenir au précepte de Mondor qui déconseille cette radioscopie si elle doit faire perdre du temps, mais, par contre, ajoute-t-1l, « si dans les cas difficiles, elle peut en faire gagner, il serait rgerettable de l’écarter. »