‹ Invasion du CanadaChapitre 21 sur 47 · rv I) T. ' I • ,1 !• 1 • Désertion des · texte numérisé non relu

rv I) T. ' I • ,1 !• 1 • Désertion des

<lu 20, car 1 on dit (jne plusieurs Canadiens des paroisses imiipes du coi. <1(! Chambly ont êtes au camp du Col. Maclean sous pré- hisor'.îè chamle.\t(; de lui prêter la main, mais, qu'après avoir été armés '*''• l)ar le Col. Maclean, ils étoient désertés au camp des Bostounois; ce qui est de; plus triste, c'est qu'on nous assuri! que les gens même du party du Col. Maclean désertcmt Ions l(^s jours, si la chose est telle, nous avons tout li(Mi de ci'aindre pour notn^ pauvre province. Nous apprenons (Tue le (lénéral Carlelou, le Col. . ■-■?:"-'"J're.

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Pirscot et les Morialistes avant voulus faire une descente !•■'"'< ^^ '•""•

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a lyougueil, ils y avoieul éle repousses [tar les Bostounois ;

ms. et que M'" /. Bte. Despins et un nommé LaCoste, peruquier de Montréal, y ont étés faits prisonniers.

29 octobre. Aujourd'liuv il est arrivé des gens du party du Colonel

Maclean qui disent,— que le Colonel ayant voulu passer par S' Denis pour aller à S'. Jean, il avoit trouvé les ponts démanchés, ce qui l'a obligé de faire sa retraite à Sorel.

•i novembre. Lcs gcus des Trois-Rivières qvii étoient restés les der-

Le Col. Maclean . i<-ii iaii • -,, ■

abandonne Sorel niers avec le Colonel Maclean viennent d arriver en cette ville. Ils disent que le Colonel voyant la désertion de son monde avoit été contraint de lever le camp; qu'il avoit fait embarquer tous les canons à bord des bàtimens, et qu'il avoit fait briser tous les affus et autres nstencils de guerre.

5 novembre. Nous appreuons aujourd'liu v la reddition du Fort S' Jean aux Bostonnois.

8 novembre. Aujonrd'huv cst dcsccudu le Col. Maclean avec le reste 4 Troiu"RiWèrcs de sa troupe, dans le bâtiment à' Et tenue Papillon. Avant

que de débarquer du bâtiment, il a envoyé un batteau pour sçavoir s'il y avoit des Bostonnois en cette ville. Ayant été averty qu'il n'y en avoit point, il descendit avec quelqu'uns de ses officiers et soldats; il a fait embarquer toutes les vivres du Roy, les fournitures des cazernes, et même a fait prendre jusqu'à la poudre des marchands.

9 novembre. Voyant qu'il n'y avoit plus d'espérance, ni de resource té™in'e\serenl pour uous, uous uous assemblamcs en la maison des RR. '^^'' PP. Recolets, pour délibérer sur le party le plus avantageux à la conservation de nos biens. Il fut décidé, que n'ayant aucune force ny munition, et ne pouvant espéyer de pouvoir faire une Capitulation, que l'on députeroit deux personnes vers M" Monlgomenj^ qui seroient porteurs d'une Requête conçue en ces termes.

" Humble Addresse à son Excellence " M'' LE Général Mûntgomery, i^c. t'kc.

" Suplient très-humblement les Citoyens de la Ville " des Trois-Rivières : —

'• Qu'il VOUS plaise leur permettre d'exposer à Votre ms, " Excelleuce, que, depuis quelques jours, ilss'attendeut à " voir arriver dans leur Ville un détachement des troupes '• qui ont l'honneur d'être sous vos ordres; et que dans " Tincertitude oi!i ils sont si V. E. seroit en tète, ils '' auzent vous suplier de vouloir bien ordonner qu'ils '^ fussent traités aussi favorablement que ceux qui ont '* tombé entre vos mains, dans le cours de vos différentes '" conquêtes.

'' C'est pourquoi les suplians espèrent que V. E. voudra '- bien ordonner à l'OfTicier commandant qui prendra '' possession de cette place, de donner ses attentions pour '' que, ses soldats ne fassent aucunes insultes ni troubles " dans la propriété de leurs biens et la jouissance paisible '• de leurs intérêts particuliers, ainsi que leur sûreté per- " sonnelle.

•• Gonnoissaus les sentimens d'honneur & d'humanité '■ inséparables de votre personne, les supliants ont tout •* lieu d'espérer la grâce qu'ils vous demandent, avec le '• i-espect qu'ils ont l'honneur de se dire très sincèrement '• de V. E. les très humbles Serviteurs."— '21 signatures.

Après que cette Requête fut signée, l'on me nomma D^puiaiiondes pour être un des Députés. Je remerciai l'Assemblée de la au"'^,,éraiMoiuconfiance que les personnes qui la composoient avoient s^n^^nen moi, mais je leur remontrai qu'il m'étoit impossible de pouvoir entreprendre ce voyage dans le tems où mes affaires ne me le permettoientpas; que j'étois obligé de [larlir dès le lendemain pour aller à la Rivière du Loup retirer les rentes des Dames Ursulines; que si cela se fût rencontré dans un autre, temps, de tout mon cœur j'aurois accepté. Enfin on nomma Messieurs Pre. Baby h Guillaume Morriss, auxquels il fut enjoint par l'Assombléc de partir incessameut, et, à cet effet, nous finies un passe-port conçue en ces termes.

'* Nous Soussignés certifions que Messieurs Guillaume '' Morriss et Pierre Baby, de la Ville des Trois Rivières, " ont étés nommés par un Gomité des principaux Citoyens

'■ (le celte d'e Ville, pour Députés à l'effet de se traiispor- " ter vers Son Excellence le Général Montgomery ou " autres commandants les forces Américaines. Nous "■ prions tous les officiers des premiers postes de vouloir " bien laisser passer les dits Députés et de leur procurer '' les voyes les plus courtes pour se rendre au lieu où sera '• Son Excell" Montgomery, ou autres commandants des '• dittes forces ; Etants les dits Députés chargés d'une " Représentation de la part du d' Comité. Fait aux Trois- '* Rivières, le 9 novembre 1 775." — (15 signatures.)

Messieurs les Députés dévoient partir le soir même, mais ne pouvant avoir de chevaux, ils remirent au lendemain matin. Cependant M. Baby ayant changé de sentiment ne voulu point partir qu'on eu fait une somme pour son voyage, ainsi les affaires restèrent en cet état jusqu'au 18 du mois; jour auquel je suis party i)0ur Montréal comme je le dirai cy-après.

N'y ayant rien eu d'intéressant depuis le 9 jusqu'au 17, je passe tous ces jours sous silence.

n novembre. Qq jourd'liuv 17 de Novembrc, est arrivé en cette ville^

Carlelon arrive *" ,\i^.-,/-ii. -imi

à Trois-uivières SUT Ics midy. M'" le General Carleton, accompage de Mr le Chev de Niverville et de M. Lanaudière fils. Ils étoienten berge et conduits par le Capit°* La Toiuire.^ En débarquant au port, M. le Gén. Carleton ayant fait rencontre du Sr. Malcolm Fi-ascr^ lui demanda si les Yankais étoient venus jusqu'icy ? Celui-ci lui fit réponse que non, mais que l'on avoit appris qu'ils étoient à la Pip-aux-Trembles, près de Québec. M'" le Gén' ne le voulut point croire, mais étant arrivé chés M. de Tonnancour, cette nouvelle lui fut confirmée par M. le Chev de Tonnancour qui arrivoit dans le môme moment de -Québec. M'' Maillet en allant lui rendre visite lui annonça qu'il y en avoit GOO à Machiche, qui ne tardoient que le moment d'arriver. M'" le Général dina et partit environ sur les 3 h., espérant marcher toute

1. C>?t le purnoui du Capf Bouchetlo. {Noie du MS. que je copie,

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