M. de Ton- ,., •" ■•i/iiii
iiaucour r.-fuse 11 avoit pas eiicore remis sa commission de Loionel, luy sienne™*' "^"^ ' eiivova soii lieuteiiant M. Macdugall, avec une lettre de sa part addressé à M. de Tonnancour, par laquelle il lui faisoil de grands complimens et lui disoit à la fin — qu'il envoyoit son lieutenant pour recevoir sa commission et qu'il espéroit qu'il ne refuseroit point de la remettre. Gomme la lettre étoit en Anglois et que le lieutenant n'entendoit pas le François, M. de Tonnancour m'envoya chercher pour les interpretler. Quand j'eus expliqué la teneur de la lettre, Mr de Tonnancour lui fit réponse qu'il ne croyoit pas être obligé de rendre sa commission, entendu que c'étoit vue chose qui lui appartenoit et faisoit partie de sa propriété; qu'au surplus, M. de Montgomery avoit promis de maintenir tous les Citoyens dans leur propriété, (comme il paroi t par sa réponse à la page 179) Mf Macdugall dit que tels étoient ses ordres et qu'il alloit en donner avis à M. le Commandant. M' de Tonnancour fit mettre un cheval à une carioUe et s'embarqua avec le lieutenant pour aller chés M^ le Commandant. M'" le Chevr de Tonnancour et moi les suivîmes. Nous allâmes au château, où logeoit le Capif* Goforth. En arrivant, M'" de Tonnancour me fit dire au Commande qu'il étoit bien mortifié de la peine qu'avoit eu M''. Macdugall en venant lui demander sa commission ; que s'il avoit pensé que c'eût été une chose de droit, il l'auroit apporté lui-même, mais que ne croyant pas s'être obligé de se dénantir d'une commission qui lui faisoit honneur, il s'étoit tenu tranquil. M'' le Comnid^ lui fit réponse qu'il avoit des ordres positives du Géni Wooster pour les retirer, et qu'il ne pouvoit s'en dispenser sous aucun prétexte. M. de Tonnancour voyant qu'il ne pouvoit rien gagner, malgré toutes les raisons qu'il alléguoit, lui dit :— Eh bien, M'", comme je suis d'un âge avancé pour faire le voyage de Montréal, voici mon fils que je vais faire partir pour aller représenter mes raisons au général. Le Command* le refusa et lui dit qu'il falloit qu'il y fût lui-même en personne, parce qu'il étoit
assuré que le général ne le dispenseroit pas de la remet- me. tre, et que, s'il s'opiniatroit, qu'il le feroit passer au Gongi'ès. Il luy accorda 2 fois 24 h. pour se décider soit à partir, ou à reraeltre sa commission. Dans cetinterval il vint des tems abominaLles par la neige et le gr'* froid, ce qui occasionna M. deTonnancour de remettre sa commission au commandant, ne pouvant avoir un plus long délais.
Le 18, M. le Commandant convoqua cliés lui une assem- istévner. ou
,,, /• • l'-i .• 1 co ■ 1 •!• élit de nouveaux
l'iee pour faire lelecUon de nouveaux otnciers de milice, officiers de miii- Ce fut à la sortie de la grande messe. Comme je n'avois ^'^' aucune affaire dans cette assemblée je me rendis chez moy. Je n'y fus pas plutôt rendu que je vis entrer un Envoyé du Commande qui me faisoit prier d'aller au' Château pour faire l'assemblée. Je ne pus le refuser principalement dans les conjonctures où l'on étoit. J'y fus et aussitôt on ouvrit l'assemblée. Toutes les personnes qui éloient présentes demandèrent que M. La Framboise fut continué Capitaine, ce qui leur fut accordé. Ensuitte, ils nommèrent M. Charles Lonval lieutenantct M. Pierre Bahij enseigne, et trois sergens. Après quoi il fut question d'en nommer un pour la banlieue. Le Sr. St. Pierre qui l'avoit toujours été, dit qu'il n'étoit plus d'âge à servir en cette (jualilé, qu'on pouvoit remettre cette charge à un autre. ^L Baby prit la parole cl luy dit : " Comment ! vous avez servis le Roy de France, le Roy d'Angleterre, et vous refusé de servir le Congrès ! Ne vaut-il pas autant comme eux ? " — Une pareille sottise n'eut pas grande approbation, car personne ne souffla; il se trouva contraint de s'applaudir lui-môme.
Après l'assemblée j'eus l'honneur d'être invité à dinor avec M. le Commandant, son lieutenant, M'' Laframboisc, commuiuimu Messieurs Leproust et IsoUeleuille fus et rreeman. ISous ron boit ù là saunons rendîmes chés M'' 5i7/s, où nous devions diner. l.*en- '* ^"^ "^''^''="""daiit le repas, la conversation ne fut pas intéressante et malgré les Bostonnois nous bûmes à la santé du Gén' Carleton. Le Commandant fit une gageure qu'avant qu'il fût peu il seroit dans Québec. Nous lui dîmes que nous
n76. ne croyons pas qu'il y entra du tout, et que nous pensions qu'il viendroit du secours. Alors, M, Leproust gagea 24 bouteilles de vin que le 5 de may il y auroit des vaisseaux d'Europe arrivés à Québec. Le Commandant accepta la gageure ; ainsi nous sommes seurs d'avoir 24 bouteilles
de vin à boire une fois le 5 de may arrivé Plut à Dieu
que ce soit du vin nouveau arrivé dans ces navires ! —
sofévrier. Le 20 de février M. le Gomnd' fut à Bécancour poui-
continue '^à la faire les Officiers de Milice. Je fus avec lui et beaucoup
campagne. ^^ Mcss'* dc la Ville. Après l'élection faite, nous fîmes un
espèce de déjeuner et nous revînmes en Ville.
21 février. I^G 21, il a passé 30 Bostonnois, à compte, sans doute,
de 200 qu'on nous annonroit : — 29 février. Le 29^, le Commaudau l m'ayant demandé d'aller avec
lui à St. Pierre Lebecquet, pour riiilerpretter dans Télection des officiers de Milice, j'y fus avec M. Bellefeuïlle fils. Nous partîmes à 9h. du matin. En passant à Ghamplain ayant appris qu'on faisoit l'enterrement de M. Morrisseait, Curé, le Commd^ arretta à l'église pour voir la cérémonie. Après le service nous repartîmes et nous rendîmes à St. Pieire à Ih. après midy. Etant arrivé, les habitans se ti'ouvèrent partagés en deu.v parties. Les uns vouloient que l'assemblée se fit au presbitère, les autres la vouloient dans une autre maison. Après avoir examiné les raisons, ^ï. le Comd' ordonna que l'assemblée se tiendroit au presbitère, suivant l'usage. Rendu au presbitère plusieurs habitans dirent qu'ils ne vouloient point du (^apt°^ qui avoit été nommé — il y avoit 8 jours. Le Commande en demanda la raison. Un nommé Elne. Chandonnet qui portoit, sans doute, la parole, dit au commandant : " Monsieur, la raison que nousavons pour ne pas recevoir cet homme pour Capitaine, c'est qu'il a le cœur Anglois, et qu'il a reçu des commissions du Gén' Carleton, pendant que nous les avons refusés." — Le Gomdi leur fit une réponse très-judicieuse. Il leur dit : "Quoique cet homme ait accepté des commissions du Gén' Carleton, et qu'il ait servi le Roy, cela n'est pas une rai-
son suffisante ; il peut être aussi bon sujet pour le Cou- me. grès qu'il a été fidel au Gén' Carleton ; mais pour lever •toutes difficultés, je vais procéder à une nouvelle élection." M. le Gommdt m'ordonna d'ouvrir l'élection, ce que je fis et reçu les voix malgré le bruit des habitaus, qui se querelloient pour que le premier Gapit"" ne le fût point; néanmoins s'il avoit eu encore une voix il l'auroit emporté, mais ce hil Augusliii Brisson qui fut nommé capitaine,/os. Frs. Maillet lieutenant, Augustin Troltier enseigne. Aussitôt après l'assemblée nous repartimes et nous arrivâmes en ville à 0 h. du soir, d'un grand froid.
Le ier jour de mars, M. Crevler des Chenaux, de St. Fran- ^ '"a". Lesr.
"* ' ' Crevier accusé
cois, me pria d'aller avec lui chés le Comdt pour lui auprès uu comservir d interpretteet se justifier contre les calomnies que Jos. Traversy, Gapil"^ de St. François, avoit fait contre luy. Je fus avec lui et je demandai à Mf le Gomd' de la part du Sr. Crevier quels étoient les griefs qu'on lui imputoit. M. le Gommand' fut me chercher des certificats de plusieurs habitants de St. François qu'il me donna à lire. Ges Gertificats portoient qu'ils avoient ouï dire que le Sr. Grevier Deschenau avoit dit qu'il vouloit marcher jusqu'aux genouïls dans le sang des Bos'onnois, Ganadiens et Sauvages. Après avoir fait la lecture de ces certificats, je remontrai respectueusement au Gommand', (ju'ils n'étoient pas suffisants, entendu que les personnes qui les avaient donnés ne disaient pas qu'elles avoient entendu dire cela au Sr, Grevier, mais seulement qu'elles avaient ouï dire; que par conséquent ce ne pouvoit être des preuves que très équivoques; qu'il falloit que Jos. Traversy et ses témoins comparussent en personne, pour prouver leur avancé.
î>e Gomd' me dit que cela étoit juste et me pria de faire un ordre en françois pour ordonner à Traversy dt^ paroitre demain à 1 1 h. avec ses témoins.
Ge même jour, il estjiasséSO lîastonuois qui vontàQnébrc, avec environ 100 Ganadiens ([iii avoient dései'liV-; dw Gainp ('(Hle antonne qu'ils r'emmeuoient avec (mi\.
i'ï76 Le 2, il est passé 50 Bostonnois qui vont au caniD.
3 mars, 7 r
A 2 h. après-midyje fus chez M. le Comd' pour l'affaire
entre le Sr. Crevier Descheneau et Traversy qui ne paru
point, sa femme ayant envoyé Joseph Ilallard pour dire
au Gomdt qu'il étoit allé à la chasse à l'orignal.
8mguiièreju?- ]^q Commandant fit une obligation de la somme do
riai.i. £1000 Sterling, dans laquelle intervenoit Mi- Laframboise
comme caution, pour répondre de la bonne conduite du dit Descheneau. J'expliquai la teneur de l'obligation eu fiançois à tous ceux qui étoient présens. J-e Sr. Descheneau dit qu'il ne demandoit pas mieux que de signer celte obligation, mais que cela ne le niettoit point à l'abri de la malice de Traversy, qui pourroit trouver quelques coquins qui en les payants viendroient faire de faux rapports contre luy, et que par là, il se trouveroit dans le cas d(^ payer celte somme innocemment. Le Commande lui dit : Eh bien, puisque vous ne voulés pas signer celte obligation, attendes icy jusqu'à lundy, et si votre accusateur ne paroit point, vous vous préparerés à aller à Montréal, pour vous justifier au vis-à-vis du général, et le congédia
Ou 3 au 6 mars. J'ai été en campague le 3, 4, 5 et le 6 de mars ; je n"ai pu sçavoir comme s'est passé au juste l'atfaire du Sr. Crevier : j'ai seulement appris en arrivant, qu'il étoit condamné d'aller à Montréal.
7 mars. L'ou a sçut aujourd'huy que tous les Bostonnois qui sont
descendusdepuislemoisde Janvier, ne forment que 530 h. en tout. Hier, j'appris à Nicolet qu'il étoic passé dans la nuit 2 personnes que l'un supposoit aller dans la ville de
Québec Dieu veuille qu'ils s'y rendent '.^
smars.Déscr. H cst passé cu celtc viUc 3 Emigrants qui sont désertés
leurs de Québec. ^^^ Q^ébec, SOUS prétexte qu'ilsétoicn t maltraités, disoientils, du Col' Maclean. Ils ont dits que dans Québec ils ne manquoient point de vivres, que même il en entroit tous les jours dans la ville. Surquelqucsdemandesqu on leur a fait, si les gens de Québec comptoient se deffendre, ils
1 Cf. Témoin oculaire, p. l'2i.
PAR LKS AMERICAINS. ISt)
ont répondu qu'ils comptoienl faire plus que se deSen- i-s. dre, car ils espéroieiit battre les Bostounois.
Nous avons appris, ce même jour, que les troupes de Les Américains Montreal se sont révoltes, sur ce que le gênerai ayant fusent iie marvoulu les faire descendre a Québec, ils lui avoient répon- '^ '^^' du que, quand on les a fait venir en ce pais cy, on leur avoit fait entendre que Québec étoit pris et que ce n"étoit que pour garder les villes et non pour se battre. Sur cette réponse le général en avoit fait mettre 6 en prison, mais que leurs camarades ayant deffoncés les portes le? officiers voulant s'en nieller plusieurs d'eux furent battus ; cependant le général en fit fouetter G des plus opiniâtres et le tumulte finis par là.
Aujourd'hui M. Pelissicr a envoyer au Comniand' de cette ville 2 milliers de fer, pour faire, dit-on, des pioches pour le siège de Québec.
Aujourd'huy, il est passé iUÔ voitures chargées de 9 nmrs. l'rovi. quarts et barils pour le camp, avec 3G Bostounois qui les Q^'ébecr'^"^ conduisent.
Nous avons appris qu'à Québec il y avoit un bàliuient Nouvelles. en rade sorti du Gul-de-sac. Cela fait former plusieurs conjectures. Les Cougréganistes disent que c'est M'' de Carleton qui veut se sauver avec sa troupe, mais ceux qui connoissent la générosité des sentimens de M. le Géni Carleton pensent autrement, et moi aussi.
Il est arrivé 2 compagnies de Bostounois, qui anuou- 10 m>ir--. secent que le Gén' Lees est arrivé à Montréal, et qu'il doit Mn^rda"''" * descendre sous peu de jours pour faire.le siège de Québec.
Nous avons eu aujourd'huy un sermon prêché par M' le G* Vicaire. Au commencement do son discours il a donné sur le nez de quelques Cougréganistes, qui avoient tournés en ridicule (juclques expressions dont il s'étoit servis dans un sermon ([u'il nous donna le mai- li grap.
I/ou nous assure que les 2 personnes dont j'ai parlé le 7, (jui alloieiit à Québec, soûl de Montré;il et qu'iMli-s soni f'Ulrécs.
12 mars, velles.
15 mars.
1176. 11 mars. Il est passé 8 Bostonnois qui montent et s'en vont chés eux, disant que leur temps est liny.
Nou- M. Macdugall, lieutenant de cette ville, est arrivé hier soir de Montréal. Il rapporte qu'il est party 3 Mess''* de Montréal pour aller dans les pais d'en-haut, porter des colliers aux nations, pour les engager à descendre dès le petit printems, pour donner secours aux Royalistes.
Il est descendu aujourd'hui 30 voitures chargées d'affus de canon, de boulets, aubusiers et autres ustencils : il est passé aussi deux canons, dont un de 24 et un de 12.
Nous avons appris que les 2 personnes dont nous avons parlé le 7 du courant, étoient des envoyés du Géni Garleton dans les païs d'en-haut, pour avertir le Gapit" L'Arnould de descendre dès le petit printems avec les nations.
Nous apprenons de Québec qu'un nommé Macuil qui étoit aupi'ès du Gén^ Arnold s'est échappé du Gamp des Bostonnois et est entré dans Québec ; qu'il a emporté avec luy toutes les gazettes de York et les Lettres du Gongrès : que 4 matelots qui étoient sortis de Québec y sont rentrés, après avoir restés 3 jours dans le Gamp ; que le fils de de M. Lannière étant sorti de Québec sous prétexte de folie, mais bien pour examiner ce qui se passoit dans le Gamp des Bostonnois, avoit été pris comme il s'en retournoit à Québec; qu'il est à présent aux fers aux pieds et aux mains au Gamp.
L'on dit aussi que les gens de Québec ont fait faire un cheval de bois qu'ils ont mis sur les murs, du côté du faubourg St. Jean, avec une botte de foin devant luy et une inscription en ces termes : Quand ce cheval aura mangé celte botte de foin, nous nous rendrons.
Il est passé aujourd'hui 100 voitures chargées de haches, pioches, pics, affus de canon, boulets et autres ustencils : il y avoit 50 Bostonnois, 2 canons de 12, et vn pierrié.
A 2h après-midy, il est venue une Eclaire et un gros coup de tonnerre luy a succédé.
Il est arrivé 30 voitures chargées de quarts pour le Gamp et 120 Bostonnois.
16 mars.
n mars.
Le 18, iourde St. Patrice, les Irlandois dans les troupes me.
^ \ . . , , . , . , , 13 mars. La
du Congres, qui sont arrives nier dans celle ville, se st. Patrice, sont promené dans toute la ville, avec leurs sahres et Layonnettes à la main, au son des tambours et fifres. Ils avoient tous à leurs chapeaux une branche de sapin, à l'exception des officiers qui avoient chacun une Egrette artificielle. Un mouchoir de soie qui étoit percé faisoit leur drapeau. 11 étoit amanché au bout d'une tête de sapin ; au-dessous du mouchoir étoit deux bayonnettes en croix. Ils ontélé donnez une aubade aux Dames Religieuses, en criant 3 fois auras! De là ils passèrent chez M. de Tonnancour, et s'étant arretté à sa porte ils se mirent à crier : Goddam Ihat house and ail that is in it^ sachant que M. de Tonnancour étoit Royaliste. M. Godefroy son fils, qui étoit à la fenestre de sa chambre, les ayant entendu, leur répondit : God may for ccer damn you ail ! Ils se retirèrent et furent chés M- J^aframboise, qui fit délivrer au"c soldats 2 sciaux de rum cl fit entrer chez lui les officiers elles régala d'une demiedouzaine de flacons de liqueurs. G'éloit payer l'honneur qu'on lui faisoit bien cher. Après-midy ils furent chez M. Delzcnc lui donner une aubade, mais j'ignore s'ils ont cù la pièce; il y a tout lieu de la présumer, étant bon Congréganiste.
Aujourd'hui il est arrivé dix traînes chargées de quarts.
Les troupes ont demandé la charité dans tontes les mai- sèreciesBosimlI sons de la ville, disant qu'ils crevoient de faim. Je leur ai donné (malgré moi) environ 4 ou 5 îb de lard en difTérentes fois. Une dixaine ont été chez M. de Tonnancour qui leur donna à manger, mais non contens de cela ils vouloient à toute force ôter la viande qui étoit à la broche, malgré la cuisinière : à la fin, on les menaça du Commandant ; ils s'en furent en donnant des coups de bayounelles dans les cloisons et dans les portes.
Mr le (i"* Vicaire en ayant rassasié quelques uns et ne se croyant pas obligé de nourrir toute la garnison, fut
nois.
i-,73. contraint de faire fermer ses portes pour pouvoir manger
tranquillement.
2D mars. Us R est arrlvé 20 voitures chargées cVustencils de guerre^
Américains cxi- ^^ t-^
geiude> corvées et 30 BOStOnUOlS.
Anjourd'huy, les habitants de Si Pierre l'eheiiuet^ ayant été commandés pour aller mener du bagage au camp, sont arrivés en cet'e ville: plusieurs d'eux sont venus me trouver pour me prier d'aller avec eux cliés M'" le Commandant le prier de les exempter de ce voyage. Comment, leur ai-je dit, quand on vous a commandé de' la part du Roy l'été dernier, vous n'avez eCi besoin de personne et vous avés refusé tout net de marcher ! Anjourd'huy il vous faut des interprettes pour faire dessup plications pour vous autres ? Allez, mes amis, il est très-naturel que vous ressenties aussi bien que nous les effets de la liberté. Ainsi me voyant si peu disposé à leur rendre ce service, ils s'en sont allés.
M'' le Command' m'ayant envoyé chercher pour l'interpretler dans quelqu'affaircs, me pria de faire bien des excuses pour lui à M. de Toimancour des insultes que les soldats avoient faits chés luy, et de l'assurer qu'il n'avoit aucune part à tout cola ; et que si pareille chose arrivoit à l'avenir, de l'en avertir et qu'il y mettroit ordre. 21 mars. Les II i^'v ^ eu ricu de uouveau, sinon quelques voitures de jlTem'p'l^întp.w cette ville qui ont partie pour mener des vivres au camp,. !e charriage. pj^j. ordre dc M. Ic Commaudaut.
Un habitant revenant du camp a dit que les Boslonnois se préparoient à faire feux sur la ville de Québec^ » ■ lundy prochain qui sera le 25, — ^jour de l'Annonciation de la Ste. Vierge. Les voitures qui ont passées le 15 du courant sont de retour, et nous ont dits qu'ils n'avoient pas été payées pour leurs voyages.
Une personne venant de Montréal nous a appris que le
lacChamplain et la Rivière Ghambly étoient partie, et que
les Bostonnois ont perdu, à la Pointe-aux-fers (P^e.au-fe)%
2 canons qu'ils amenoient pour Québec.
23mar.. Il cst pnrtydo cette ville GO Bostonnois pour Québec.
J^AH Ll'lS AMKIUCAIJNS. 1!)3
Nous avons appris aiic M. Moses Hazen. cv-devanUlu -.m n.arM-np. . , ^ -, ^1 . ■ "^ . . , M. i;<iz..-ii.