‹ Invasion du CanadaChapitre 34 sur 47 · BEAUBASSIN · texte numérisé non relu

BEAUBASSIN

Mon cher frère,

M">« Veuve Benoist au mùnio.

Monlréal, le li Aousl 1775.

Jl n'y a rien à craindre de l'inoculation ; on commençait à préparer quelques porsouucs, mais i\ la première

1 Ciignel ?

alarme qu'on a eue des Baslonais, on les laissa bien vite. Tu comprends que c'aurait été le vrai moyen de chasser les sauvages qui dans ce tems n'auraient peut être pas été fâchés de trouver un prétexte pour s'enfuir. Pour le présent, ils paraissent bien disposés, sy on peut compter sur des sauvages. Pendant leur séjour à Montréal pour les Conseils, ils ont donné des alarmes qui fesaient frémir les peureux, surtout une nuit où ils disaient que les Bastonais étaient rendus en grand nombre à Chateauguay. En conséquence, ils firent des cris de mort et des sacaquois^ terribles depuis neuf heures jusqu'à minuit : ils partaient en grand nombre en criant comme des enragés et revenaient une heure après en disant que cela était vrai, qu'ils venaient chercher des armes. Comme ils n'avaient point de fusils, ils se firent donner des couteaux qu'ils emmanchèrent au bout de grands bâtons. Tous ces préparatifs se terminèrent par détacher quelques uns d'eux pour les envoyer à la découverte s'assnrer si cela était vrai. On présume que c'étaient quelques marottes que les partisans Bastonais fesaient jouer pour faire échouer le Conseil et disperser les sauvages

Ta sœur

Ve BENOIST.

S' Jean, ce 27 Aoust 1775.

Mon cher Babij^

M'auriez-vous oublié ou ne voudriez vous pas rendre service à un bon citoyen et bon confrère — le petit service de lu y retirer sa petite rente ? Ce citoyen s'adresse à vous comme l'ayant déjà fait pour luy et se flatte que vous voudrez bien le faire encore, car c'est ce qu'attend de vous celny qui est votre bon amy,

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