AVERTISSEMENT. XVII
Un grand nombre de lettres que je range sous le titre de Correspondance non-offcielle.
Le second contiendra : La suite de ces lettres ;
La correspondance officielle des deux parties belligérantes.
Le troisième volume sera consacré aux Notes et Pièces justificatives.
Le quatrième volume reproduira les Mémoires, déjà publiés, des officiers américains et anglais, tels que ceux de Mayer, Meigs, Henry, Lindsay ; de l'affaire des Cèdres, le Journal de Carroll, etc.
Le tout sera terminé per un aperçu sur l’invasion de 1775.
La matière est prête à peu-près, et elle sera bientôt livrée à l’impression.
Je préviens ici le reproche, que l’on pourrait me faire, d’avoir réuni les principales notes dans un volume séparé : de là, nécessité de porter souvent deux volumes avec soi. C’est un ennui qu’il était impossible d’épargner au lecteur. Chaque mémoire, en effet, forme un tout : il confirme ou réfute les autres ; il met sous les yeux les mêmes faits et les mêmes personnages. Sans cesse on éprouve le besoin de comparer un récit avec un autre, de se renseigner sur les hommes et Jes choses. Le lecteur aurait continuellement été
XVHI AVERTISSEMENT,
renvoyé à un autre volume, quelquefois sans en
connaître d’avance le numéro. D'après l’arrange-
ment que j'ai adopté, le volume qui contient les
notes sera le complément obligé de tous les autres.
Je dois à la complaisance de G. Baby, écuier, M. P., Membre de la Société Historique de Montréal, la correspondance si intéressante de l’Hon. Frs. Baby, et un journal d'enquête, qui me sera d’un grand secours. M. Baby, avec la courtoisie qui le distingue, s’est empressé de mettre à ma disposition ces documents, qui font partie de sa riche collection de manuscrits.
Presque tous les autres mémoires ont été recueillis par le Commardeur Viger, qui songeait, il y a plus de cinquante ans—à publier tout ce qu’il pourrait réunir sur la guerre des Bostonnais, comme on l'appelle encore dans nos campagnes, Je vois par ses notes, qu’il existait alors plusieurs autres Mémoires ou Journaux des événements de cette guerre. Il m'a été impossible de les retrouver, et je crois avoir acquis la certitude que deux n'existent plus. C’est à la suite de la gueris de 1812, où il servit avec honneur, que M. Viger avait formé le projet de commencer cette publica-
tion. Il y aurait eu d’après lui, matière à plus d’un rapprochement instructif entre la première
et la époqi prise de pl des Foret prisor détail d’hui.
C’es princi Pou plété main séculai
Canad
N,B.— sion dans Errata
AVERTISSEMENT. XIX et la seconde invasion du Canada. Déjà à cette époque, il était à la hauteur d’une pareille entreprise par une étude particulière de notre histoire : de plus il avait pu interroger les contemporains des événements, comme M. Papineau, père, M.
Foretier et un de ses oncles, qui avait fait Allen prisonnier.
Il connaissait, par conséquent, une foule de détails qu’il nous est impossible de trouver aujourd’'hui.
C’est au commandeur Viger que doit revenir le principal mérite de cette publication.
Pour nous, il nous suffira d’avoir étendu et complété le plan primitif, d’avoir mis la dernière main à une œuvre qui sera comme le monument
séculaire de l'invasion et de la délivrance du Canada.
J'offre ici mes remerciments : à l’imprimeur, M. Eusèbe Senécal, dont la patience et la bonne volonté ne se sont pas démenties : à MM. Ethier, Gervais, Danis, Godin et à plusieurs de mes anciens élèves, pour les services qu’ils m'ont rendus dans le cours de l'impression de ces volumes.
L'Islet, 15 Août 1878.
N. B.—Il s'est malheureusement glissé quelques fautes d’impres-
sion dans ce volume. Les plus importantes seront corrigées dans un Errata