A LA MAISON D'HOLLANDE
6 Décembre 1775.
‘“ Monsieur,
‘“ Malgré l’injure personnelle que j'ai soufferte de votre “part, malgré la cruauté avec laquelle vousavez traité mes “ malheureux prisonniers qui sont tombés entre vos “ mains, les sentiments d'humanité m'engagent à prendre “ cette voye pour vous sauver de la ruine prochaine qui ‘menace votre malhe reuse zarnison— Per r1ettez-moy ‘de vous dire que votre situation m'est très bien con- “nue, En outre un vaste coutour de mi tés Al de
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‘ leur nature sont incapables de défense, pour garnison ‘un mélange de matelots dont la plupart sont nos amis, ‘* de bourgeois dont le plus grand nombre souhaite de ‘ nous voir dans ces murs, et d’une poignée d’une plus ‘* chétive levée qui ne soit jamais parée du nom de soldat, ‘sans espérance de ressource, avec une entière certitu- ‘ de que vous ne manqguerez à manquer des choses les ‘ plus nécessaires—D'’ailleurs nous nous contentons de ‘ vous tenir bloqués— Tout cela démontre l'absurdité ‘d'une impuissante résistance. Or—telle est exacte- ‘“ ment votre position—Quant à moy, je suis, Dieu mercy, ‘ à la tête d’une armée accoutumée au succès, sûre de la ‘ bonté de la cause qu’elle 4 entreprise—faite au danger ‘et aux fatigues, et si indignée de vos cruautés et de vos ‘ mauvais procédés et des moyens bas et honteux dont ‘“ vous vous servez pour prévenir contre nous les esprits ‘ des Canadiens—attendant que mes batteries soient dres- ‘“ sées, j'ai bien de Ja peine à contenir mes gens à qui de ‘ foibles murailles à franchir offrent une belle occasion ‘ de se procurer une ample vengeance—Vous avez fait ‘ faire feu sur les pavillons de trève—ce qui avoit été ‘ jusqu'ici sans exemple, même parmy les barbares,—Je “ crois de vous faire parvenir ici l'expression de mes sen- ‘ timents en la manière ordinaire—Néanmoins, je veux à ‘ quelque prix que ce soit acquitter ma conscience—ne ‘ vous avisez point de détruire les magasins d’aucunes ‘provisions, appartenant soit aux particuliers—soit au ‘ public—comme vous avez fait à Montréal et en rivière, “ car si vous le faites, je prends le ciel à témoin qu’il n’y ‘“ aura pas de quartier pour vous, Carleton.”
Signé, RicHARD MoNTGOMERY.
Brigadier Général des troupes du Continent.
Par la même occasion Mr Montgomery écrivit la lettre suivante aux citoyens de la ville de Québec en ces termes :
‘ Mes Frères et Amis, ‘ La malheureuse nécessité de déloger les troupes
Général bec—d'a hors de COrrespo Général]
Notes et
ministérielles me force à faire le siége de votre ville | “ maintenant—C'est avec une extrême douleur que je me ‘ vois réduit à des mesures qui peuvent vous être très. 3 funestes. Votre ville en proie aux flammes dans cette
à ‘ saison, un assault général donné à de mauvaises mufé ‘ railles défendues par une plus mauvaise garnison, la s ‘“ confusion, le carnage, le pillage--suite inévitable dans e | ‘t les assaults,—ces idées me remplissent d’horreur,—de è é “ vous conjure de faire tout ce qui dépend de vous pour e- ‘“ me procurer une entrée pacifique—Sans doute vous : A “ n’ajouterez pas foy aux calomnies bassement répandues la “ à notre désavantage par les valets à gage du Ministre. er “ Les armées du continent n’ont jamais été ternies par OS ‘aucun acte de violence ou d’inhumanité—Nous faint ‘“ sons profession de venir chez vous pour y déraciner la its “ tyrannie—pour y donner la liberté et la jouissance pai- S- ‘ sible de ses biens à cette province opprimée, ayant toude “ jours respecté, comme sacrée parmi nous, la propriété ion . “des particuliers—Vous avez ci-incluse ma lettre au Géfait “ néral Carleton parce qu'il a toujours adroitement été ‘ évité de vous laisser prendre aucune connoiïssance qui Je “ fût propre-à vous ouvrir les yeux sur vos véritables bris." ‘intérêts. S'il s’obstine et si vous le laissez persister à xù ‘ vous envelopper dans une ruine qu’il désire peut-être ne “ pour couvrir sa honte, ma conscience ne me reprochera nes “ pas d’avoir manqué à vous avertir de votre danger.”
Signé, RicHARD MoNTGOMERY, Brigadier des troupes du Continent. !
Ces lettres ne firent [pas] grand effet sur l'esprit du on com- Général Guy Carleton et des citoyens de la ville de Qué- et les hostibec—d’autant plus que les mauvais sujets avoient été mis hors de la ville—par conséquent qu’il n’y avoit plus de correspondance avec les Bastonnois. Au contraire, le Général Guy Carleton fit canonner et bombarder les fau-
Noles el pièces juslificalives, XCXV.
bourgs St Roch et St Jean—après avoir ordonné à ceux . qui les habitoient d’entrer dans la ville sous peine d’être traités comme rebelles, —Il y eut quelques personnes qui y entrèrent et le reste gagna les campagnes—Le Général voyant les Bastonnois si près de la ville fit augmenter les gardes pendant la nuit, et pour éprouver la bonne volonté des citoyens, il donna exprès une fausse alarme, il fit sonner toutes les cloches de la ville, battre la générale, — Tout le monde s’assembla aussitôt sur la place d'armes . devant la maison des Recollets,--Le Général Guy Carleton dit alors aux citoyens qu’il étoit charmé de voir avec quel zèle et quel courage ils se préparoient à combattre, —qu'ils n’avoient rien à craindre—que c’étoit une fausse alarme—Mais que dans peu on devoit s'attendre à une véritable—Il ne se trompa point, car :e jour suivant, le dix de décembre 1775, à trois heures du matin, les Bastonnois au nombre d'environ trois cents vinrent près de la vill: et tirèrent cent cinquante coups de fusil, —La ville tira sur eux six coups de canon qui leur donnèrent Les Bastonnois tirèrent sur la ville cette même nuit vingt huit petites bombes de dix-huit livres chaque. La ville leur fit réponse par cent cinquante coups de canon et tira sept grosses bombes de deux cents et de deux cent cinquante livres sur les maisons des faubourgs dans lesquelles se refugioient les Bastonnoïis.
Le quinze de décembre, Mr Montgomery envoya un de ses officiers avec un pavillon blanc et suivy d’un tambour pour parler au Général Guy Carleton, afin de savoir s’il n’avoit point reçu une lettre et en même temps pour parlementer touchant un sujet important.
ray Carleton donna ordre de le faire retirer sans vouloir luy parler—en luy faisant dire que si quelques rebelles venoient à la ville une autre fois, qu’il feroit faire feu sur eux—à moins qu’il n’en vint quelques-uns supplier le La ville se tint plus que jamais sur ses gardes surtout pendant la nuit—Chaque citoyen se fit un plaisir d’être tous les deux jours de garde, ou de piquet ou de
pour éprouver les
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corvée—Ges fatigues pénibles surtout dans une saison i rigoureuse et pour des personnes accoutumées à coucher mollement désiroient que les Bastonnoiïs vinssent à s’en retourner—Plusieurs parmy eux auroient désiré qu'il
eût été fait une sortie pour se délivrer vromptement de
tant d’embarras — Mais le Général Guy Carleton, qui connoissoit bien que sa garnison n’étoit pas composée de troupes réglées, qui d’ailleurs ne vouloit point exposer les citoyens de la ville de Québec, résolut de se défendre
dans la ville, à la faveur de ses murs et de son artillerie considérable, qui le mettoit en état de se défendre avec
deux mille hommes qui étoient dans la ville—contre envi- ae sarte ron onze cents Bastonnoiïs qui étoient aux environs de la
ville de Québec. D’ailleurs, l'artillerie des Bastonnois
ne se montoit qu’à cinq ou six pièces de canon, quelques obusiers, et n’ayant que très peu de poudre. La ville
ne couroit aucun risque et ne pouvoit être ravagée. On craignoit si peu leur artillerie que les femmes et les en-
fants restèrent en villeet se promenoient dans les rues et
sur les ramparts à l'ordinaire.
La résolution étant prise de ne point sortir de la ville contre l'ennemi, les Bastonnois canonnèrent et bombardèrent la ville avec de petites bombes pendant sept jours. Alors Mr Montgomery, voyant qu'il dépensoit inutilement sa poudre, et qu’il étoit au moment d'en manquer, perdant que la ville faisoit un feu continuel, prit la résolution de donner une escalade pendant une nuit obscure —persuadé qu'il avoit beaucoup d’amis dans la ville qui luy faciliteroient son entreprise—On en fut averti par un déserteur,—On fit en conséquence bonne garde ce jour-là, mais l'attaque ne se fit point au temps fixé par le déserteur,—On se douta que les Bastonnois attaqueroient le jour suivant, et l’on ne se trompa point, car le trente jépéennre un de Décembre 1775, à cinq heures du matin, les Bas- md attaquent tonnois au nombre d'environ trois cent cinquante—ayant à leur tête le Général Montgomery—vinrent pour escalader Près-de-ville, et en même temps cinq cent cinquante
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Affaire du Sault -au-Mate lot,
ayant à leur tête Mr Arnold, pour attaquer le Sault-au- Matelot. [Le capitaine MeCloude du Royal Emigrant qui de garde à ce poste, malgré qu’il fût averti par les ionnaires de l'approche des Bastonnois, feignit de
ie vouloir rien croire. La garde voulut prendre les armes, mais il s'y opposa—de manière que les Bastonnois montèrent les palissades, s'emparèrent des canons qui étoient sur un quay. Alors les factionnaires se rendirent à la garde et les Bastonnoïs prirent toute la garde sans tirer un seul coup de fusil et s'emparèrent de toutes les maisons du Sault-au-Matelot — Alors le capitaine McCloude qui commandoit la garde fit le saoul, il se fit porter par quatre hommes. Il y avoit tout lieu de croire qu'il avoit quelqu'intelligence avec les Bastonnois. Il fut mis aux arrêts jusqu’au printemps après le départ des Bastonnois de devant Québec, —Quelques écoliers qui étoient à cette garde vinrent donner l'alarme à la Haute-ville :— A l'instant l’on fit sonner toutes les cloches et battre le tambour, tout le monde se réveilla et chacun courut à la place d'armes — Les écoliers et plusieurs citoyens qui étoient de piquet ce jour-là, se rendirent les premiers au Sault-au-Matelot, à la garde de ce poste, ne croyant pas que les Bastonnoïis étoient dans cette partie, mais la surprise fut grande quand ils se trouvèrent parmi les Bastonnois qui leur présentoient la main en disant: Vive LA LIBERTÉ ! Les écoliers à ces mots—s’apercevant qu'ils étoient au milieu-de leurs ennemis---se trouvèrent dans un triste embarras—Plusieurs d'entre eux commencèrent à
s'évader, mais les Bastonnois voyant leur dessein lès dé-
sarmèrent,—Cependant, plusieurs montèrent promptement à la Haute-ville, sur la place d’armes où toute la garnison étoit assemblée, en criant de toutes leurs forces que les ennemis étoient dans le Sault-au-Matelot—qu'ils avoient pris la garde et une batterie ;—Comme c’étoit des
jeunes gens, on eut peine à les croire—Cependant le Gé--
néral Guy Carleton donna aussitôt ordre au Colonel Mc-
1 Noles el pièces juslificalives, XCOVI. '
Sat se t que troi foib étoit qui —]a roya en n( éles-v avoit bler ] land la bar sieurs l'on « Basto sur le
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Bastor derniè vriren| choien s'ils n’e à celle
dre Du de cette monta ] vées à l’
1 Notes
L- Clene de courir à la Basse-ville afin de connoître la vérité Li —Il revint un instant après en criant — Oui par Dieu, 'S c'est bien vrai que les ennemis sont dans le Sault-au-Ma- Le telot—Alors le Général Carleton dit aux citoyens que es c'étoit le temps de se signaler et de montrer leur courage is — Il donna ordre à deux cents hommes d'aller au ui Sault-au-Matelot.—Quand ils furent près de l’ennemi, ils li- se trouvèreut saisis de crainte et surpris du grand progrès de que les Bastonnois avoient fait, car ils avoient déjà posé es trois échelles sur la troisième barrière—qui étoit la plus ne foible et la dernière à franchir—L’alarme augmenta et tout fit étoit en combustion—le désordre régnoif partout et ceux ire qui devoient commander ne se pressoient pas d'avancer fut —la crainte s'empara davantage de l'esprit des meilleurs AS- royalistes qui entendirent crier les Bastonnois,—Mes amis, ent en nommant le nom de plusieurs citoyens de la ville, or éles-vous là [?] On s’aperçut alors par ces paroles qu’il y le avoit plusieurs traîtres dans la ville, et c’est qui fit tremà la bler les bons citoyens, —Qu'importe [?] Un nommé Charqui land — canadien aussy fort qu’intrépide, tira par dessus
la barrière les échelles de son côté—Il y avoit alors plusieurs Bastonnois tués le long de la barrière—parce que l'on commençoit à se fusiller de part et d’autre—Les Bastonnoïs avoient pour se distinguer un papier cacheté sur le sommet de la tête, où étoit écrit : Vive la Liberté ! — d’autres, où étoit écrit: Mors aut Victoria, —Alors les Bastonnois ‘abandonnèrent le dessein d’escalader cette dernière barrière et se retirèrent dans les maisons—ou vrirent les fenestres et tirèrent de tous côtés, et approchoient du côté de la Basse-ville de maison en maison, et s'ils n’eussent été arrêtés, ils seroient parvenus facilement à celle qui faisoit le coin de la Barrière,—Mais Mr Alexandre Dumas! qui étoit un capitaine, ordonna de s'emparer de cette maison—Dans l'instant le Sieur Dambourgès monta par une fenestre, par le moyen des échelles enlevées à l'ennemi, suivi de plusieurs canadiens—|Ils] défon-
1 Noles el pièces juslificatives, CXVII.
LR
cèrent la fenestre du pignon de la maison—Il y trouva déjà plusieurs Bastonnois—Après avoir tiré son coup de fusil, [il] fonça avec la bayonnette et entra dans la cha”nbre avec plusieurs Canadiens qui le suivoient—animés 1u même courage—jettèrent la frayeur parmy les Bastonnois qui se rendirent prisonniers.
Sur ces entrefaites—le Général Guy Carleton fit sortir deux cents hommes par la porte du Palais, commandés par Mr Lasse ! afin de couper le chemin aux Bastonnois, s'ils vouloient s’en retourner et les mettre entre deux feux—On en donna aussitôt avis aux citoyens qui avoient arrêté les Bastonnois dans le Sault-au-Matelot-—-ce qui augmenta leur courage,--Mr Lasse se rendit avec ses deux cents hommes à l’autre bout du Sault-au-Matelot, ayant sorti par la porte du Palais et entra dans une maison où étoient tous les officiers Bastonnois qui tenoient conseil sur le parti qu’ils avoient à prendre, —Alors plusieurs officiers Bastonnois tirèrent leurs épées pour le tuer, mais il leur dit qu'il avoit douze cents hommes qu'il commandoit, et que s'ils ne se rendoient à l’instant— qu’ils seroient tous tués sans miséricorde —Quelques-uns des officiers regardèrent par la fenestre,—il leur parut effectivement y avoir beaucoup de monde—quoiqu’il [n’]y eût que deux cents hommes—Aiors ils traitèrent plus favorablement Mr Lasse et se rendirent prisonniers—Cette ruse luy conserva la vie.
Comme les Canadiens étoient à l’extrémnité du Sault-au- Matelot—du côté de la Basse-ville—-qui tiroient continuellement sur les’ Bastonnoïis, ils entendirent une voix qui crioit—Ne tirez plus, Canadiens, car vous allez tuer vos amis,—L'on crut d’abord que c’étoit une feinte de la part des Bastonnois et comme l’on continuoiït à fusiller, on entendit encore proférer les mêmes paroles—On cessa alors de faire feu, reconnoissant la voix de plusieurs des nôtres qui avoient été faits prisonniers à la garde—En
1 Lawse,
done.
garde Basse. \ quelqu proposè bruit — vèrent avoit pl décharg six hom
même temps les Bastonnois demandèrent quartier, en disant qu'ils se rendoient prisonniers—Les uns jettèrent leurs armes par les portes et les fenestres des maisons où ils étoient logés, et les autres, saisis de frayeur se cachèrent dans des caves, des greniers et la plus grande partie présenta la crosse de leurs fusils, —Le combat dura environ deux heures — Nous n’eûmes dans ce combat que: six hommes tués et cinq blessés, et les Bastonnois—environ vingt ou trente tués et autant de blessés.
Le Sr Arnold qui commandoit ce détachement, fut blessé à la jambe et fut porté à l'Hôpital Général—et il fut fait deux cent quatre-vingts à trois cents prisonniers—y compris trente-deux officiers.
Pendant ce combat, il s’en livra un autre en même temps à Près-de-Ville ; Mr Montgomery—général des Bastonnois—attaqua ce poste à la tête d'environ trois cent cinquante hommes, parce que pour s'y rendre le chemin est extrêmement étroit—La garde qui étoit à ce poste—au nombre de quarante-cinq hommes—virent les Bastonnoïis escalader la première barrière et se ranger en ordre de bataille sur un quay—Mais comme dans ce poste il y avoit une batterie masquée—dans le pignon d'une maison--de neuf pièces de canons, ils laissèrent avancer Mr Montgomery avec son monde jusqu’à quarante pieds de là—Alors le Sr Chabotte et le Sr Alexandre Picard qui commandoient ce jour-là la garde—donnèrent ordre de mettre le feu aux canons chargés à mitraille-A l'instant les Bastonnois prirent la fuite et la garde en fit autant de son côté et se sauva jusqu'à la Basse.-Ville—Alors le poste resta sans être gardé ; mais quelques-uns de la garde ayant eu honte de leur fuite proposèrent aux autres de retourner, n’entendant aucun bruit—Effectivement ils arrivèrent à leur poste et trou vèrent les Bastonnois décampés—ets’aperçurent qu'il y avoit plusieurs Bastonnois qui avoient élé tués par la décharge des neuf coups de canons, ils trouvèrent trente:
six hommes tués dont Mr Montgomery étoit du sites