‹ Invasion du Canada [microforme]Chapitre 84 sur 86 · SON · texte numérisé non relu

SON

nrôler quante ort St.

—ons et t d’enn avec Dur les e avec d'attaendant fnison.

sionné > qu'ils aloupe | narine bt trois bnviron rleton ; emonte Jassage t d'ici, hble de ajouter

beaucoup de crédit à ce qu'ils diront, ‘car leur récit sera inspiré par leurs craintes. Walker a été arrèté par ordre du général Carleton, parce qu'il était en correspondance avec les rebelles et qu'il encourageait les Canadiens à prendre les armes. Il est dans les fers à bord dun Gaspé, vaisseau armé, avec le colonel Allen, de la Nouvelle- Angleterre, le major Moïse Hazen, et le capitaine Turner,

Québec, 25 octobre,

Parmi les bruits, non fondés,qu'on répandait journellement dans le pays, le printemps et l'été derniers, plusieurs avaient rapport à M. Walker de Montréal. Les amis du Bill de Québec étaient si exaspérés contre lui, à cause du zèle dont il fit preuve dans le comité qui rédigea une

étition an Parlement contre ce bill, qu’ils commencèrent à comploter sa perte Quand le Congrès envoya sa première adresse aux Canadiens, el que M. Cushing, qui était une vieille connaissance de M. Walker lorsqu'il résidait à Boston, lui en eut transmis un paquet, imprimé en français, pour la distribuer, M. Walker ne fit aucun secret de ceci, parce qu'il y avait longtemps que nous connaissions cette adresse par les journaux et que des traductions françaises, faites par les Canadiens euxmêmes, avaient circulé dans le pays. Cependant Rouville et Cugnet prirent de là occasion de dire publiquement au Gouverneur, à sa table, que Walker correspondait avec le Congrès, et quand on insulta d’une manière si indigne, à Moutréal, le buste en marbre du roi, le jour mème où l'Acte de Québec venait en force, comme je vous l'ai écrit, les ennemis de M. Walker le mentionnérent encore, comme ayantquelque part dans cette odieuse affaire. Mais heureusement pour lui, si je puis parler ainsi, qu'en ce moment il se trouvait très mal et avait été malade les jours précédents d'un rhumatisme, sous les soins du Dr. Beaumont. Un jour, Rouville se prit de querelle avec lui, sur le marché de Montréal : peu importe la cause de la dispute; mais Rouville voulut soutenir son dire par celte proposition que le roi est maitre !,

L En français duns la lettre.

RS

c'est-à dire qu’on doit toujours se conformer à sa volonté. M. Walker répondit très-froidement : ‘ Pour ce qui est “ de M. de Rouville, il peut en être ainsi, puisqu'il mange “le pain de Sa Majesté ; mais, ajouta-til, je nie que le ‘“ Roi soit mon maître. Je le respecte comme mon sou- ‘“ verain et Roi légitime, et je suis prêt à obéir à ses ordres ‘* Jégitimes,mais je ne puis le reconnaître pour mon maître, ‘quand je ne dépends que de mon industrie. Quand j'en ‘“ recevrai un salaire, je le reconnaîtrai pour mon maître.” Rouville écrivit aussitôt cette conversation au Gouverneur, et il ajouta qu'il m'avait rien répliqué à M. Walker. Au bout de quelques jours, il reçut une réponse du Couverneur qu'il montra à plusieurs personnes à Montréal : le Gouverneur louait sa prudence et promettait de ne le point oublier. En effet, il fut bientôt après nommé un des juges de Montréal, à la surprise et au grand étonnement de tous les habitants français de Montréal, qui en avaient une mauvaise opinion et le détestaieut à cause de sa conduite lorsqu'il était juge de quelque chose ou d'autre, il y a quelques #nnées, sous le gouvernement français. Ce M. Rouville est remarquable par son empressement à saisir toutes les occasions de se jeter sur Le chemin des Anglais de Montréal, parce qu'il parle un peu anglais, pour ramasser toutes les histoires qu’il peut, afin de les envoyer au Gouverneur. C'est si bien connu, que plusieurs personnes se sont amusées à le tromper, en ouvrant, par exemple, leurs lettres au Bureau de Poste, où l’on est toujours sùr de le rencontrer, et mentionnant certaines choses comme s'ils les lisaient dans leur correspondance qui n'en renfermait pas un mot. C'est pendant que M. Rouville était ainsi en quête de nouvelles parmi les Anglais de Montréal, qu’eut lieu, sa dispute avec M Walker. Cette dispute et un grand nombre d'invectives de quelques MM. de l'armée, qui se sont particulièrement montrés sévères et qui se donnaient des airs, traitant de rebelles les membres de notre comilé qui avaient préparé la pétition au Parlement, transformant en esprit d'opposition notre répugnance pour le Bill de Québec, et déclarant espérer recevoir à chaque instant l’ordre de nous arrèter—de pareilles conversations, dis-je, qu’on entendait souvent (mais surtout, je l'avoue, chez les militaires jeunes et inconsidérés), paraissaient avoir une tendance telle qu’elles déterminerent M. Walker, au mois de mai, à se rendre à sa maison de campagne, à l’Assomption, où il a

lonté.

ni est ange que le | SOordres iaître, id j'en aître.”’ ouver- 'alker.

| (ouitréal :

ne Île né ui grand ntréal, staieuL uelque le gouquable »ns de parce es hisr. C'est isées à res au "enconils les ermail insi eu qu'eut et un armée, qui se embres u Parb répurer reter—de ouvent nes et telle hi, à se oùil a

une potasserie, pour s’en occuper, ainsi que de sa ferme ; en réalité pour être éloigné de ces conversations et des atteintes de la calomnie. Maïs rien n’y pouvait faire.

Une lettre ne peut suflire à rapporter tous les bruits

artificieux qui ont été semés pour exciter ses concitoyens contre lui, afin de le sacrifier plus aisément à leur ressentiment. Une fois, on rapporta qu'on avait intercepté des paquets de lettres adressées à lui et à d’autres, lesquelles étaient les réponses à d’autres lettres écrites par lui; une autre fois, que des lettres deluiavaientété saisies; que deux Canadiens qui lui apportaient des lettres du sud avaient été arrêtés et jetés dans les fers, enfin qu’il avait été rejoindre les Provinciaux de l’autre côté du fleuve. Ou bien on affirm. qu’il avait été arrêté et emprisonrié avec deux autre personnes ; que trois personnes devaient bientôt l'être à Québec ; encore, qu'il avait quitté la province ; enfin, qu'il se fortifiait Mr John Bonfield, qui avait affaire en haut, s'arrêta chez lui, à l’Assomption, pour lui faire part de tous ces bruits, ajoutant que nous les avions contreudits à Québec, putliquement. C'était la première nouvelle qu’il en avait, n'ayant jamais été plustranquille ui plus à son aise que pendant ce temps. Il n'avait vu

personne que ses gens, et s'était toujours occupé sur sa ferme ou amusé à lire. Mais les choses devenant de plus en plus mâuvaises, et les préparatifs militaires étant poussées avec vigueur (au point que ceux qui ne portaient point fusil et sabre en parole et en action étaient suspectés

de favoriser les Provinciaux) on ne parlait plus que d’emprisonner les gens, et dans ces circonstances c’est toujours M. Walker qu’on désignait le plus souvent. Enfin, le 7

octobre, le postillon rapporta qu'au moment où il quittait

Montréal, M. Walker y avait été amené prisonnier, que

le général Carleton avaitenvoyé de Montréal, pendant la

nuit, dans le plus grand secret, un officier et trente soldats, qui ne devaient recevoir leurs ordres qu'en arrivant à une

certaine place et que ces ordres étaient de prendre M.

Walker et de l’amener vivant ou mort, comme disait l’of-

ficier. Ils cernèrent donc sa maison au point du jour et

le sommèrent de se rendre. Lui, courut à ses armes, pré-

férant perdre la vie que de souffrir ce qu’il pouvait attendre d'une soldatesque, ainsi trompée, dans un moment de trouble comme celui-là. Il se défendit longtemps avec beaucoup de courage, blessa l’officier-et un soldat ou deux. A la fin, voyant qu'ils ne pouvaient latteindre, ils

mirent le feu à La maison. M. et Madame Walker furent

obligés de s'échapper par une lucarne, nus, et ainsi il tomba aux mains des soldats qui se jetèrent sur lui, diton, et. le battirent sans miséricorde. Il fut amené dans un bateau à Montréal, chargé de fers pesants et on lui refusa papier, plumes, encre et chandelle. On laissa seulement approcher de lui M. Porteous, qui est correspondant de M. John Strettel, de Londres, ami et corresponlant de M. Walker. M. Porteous lui obtint l'usage d’une chandelle pour lire. Le postillon qui a apporté ces nouvelles dit que les Canadiens, qui ont été pris dans l'action du 25 septembre contre Allen et Jerry Duggan, auraient déclaré dans l'enquête, quand on leur demandait les raisons de leur entreprise etcomment ils pouvaient se croire capables de prendre Montréal avec un si petit nombre d'hommes, ‘ que Duggan leur avait assuré que tous les Canadiens étaient dans ses intérêts ; qu'ils avaient cer- ‘“ tainement entendu parler de M. Walker et qu'il devait ‘ les rejoindre avec quatre ou cinq cents hommes.” Maintenant, Duggau peut parfaitement avoir dit cela aux Canadiens, sans aucun fondement, mais seulement pour les encourager et maintenir leurs bonnes dispositions. Muis laissons le fait tel qu’il peut ètre : il n’avait transpiré ni une syllable, ni quoi que ce soit qui fasse connaître sur quelle raison on s'était appuyé pour en agir ainsi, jusqu'à avant-hier, où l’on à entendu un M. employé dans le gouvernement dire qu’il avait assez de preuves pour faire condamner M. Walker. 11 affirme que le domestique nègre, de M. Walker, jure qu’un capitaine provincial avait dîné chez son maitre, le jour avant l'action, et rapporte une pariie de la conversation qui ent lieu à table. D’autres disent qu'il y a des preuves certaines que M. Walker tenait une troupe de Canadiens prête à s'unir aux Provinciaux. Mais je ne le croirai pas sans des preuves rélles et incontestables, car si tel avait été le cas, rien ne les aurait empêchés de réussir. Quant à la présence de ce capitaine Provincial, chez M. Walker la veille de l’action, comme on l’affirme, ilme semble que si ce rapport était vrai, il donnerait une preuve très forte en faveur de M. Walker, car au lieu de promettre à ce capitaine de les rejoindre avec les Canadiens qu’il tenait sous son influence, puisqu'il faut supposer que telle était la fausse impression de ce dernier, il a désapprouvé et refusé ce qu'on demandait. ' Ua citoyen respectable et très-intelligent de cette ville, qui a demeuré pendant quelque temps à Montréal et qui

\insi il

ui, dit-

é dans

on lui

SA seu-

respon- ‘respon-

3 d’une

es noul'action

uraient les raie croire nombre tous les ent ceril devait ” Mainela aux nt pour osilions.

ranspiré pnnaître ir ainsi, )yé dans es pour nestique ial avait rapporte +. D'au- Walker aux Propreuves rien ne ce de ce l’action, prt était r de M.

le les rebfluence, pression ’on de-

te ville, al et qui

en est de retour depuis que M. Walker est emprisonné, ne peut donner la moindre créance à tous ces bruits qui circulent parmi le peuple à son grand préjudice, et il ne peut comprendre sur quoi le gouverneur s'appuie pour le persecuter si violemment. [l doit avoir perdu beancoup par l'incendie de ses maisons, magasin, potasserie, livres, etc., sans parler du cruel, de l’ignominieux traitement qu'on inflige rarement aux filous avant leur conviction.

Page 1