CHANSON POUR BOIRE
A Léon Vanier.
Je suis un sale ivrogne, dam !
Et j'ai donc reçu d AmsLerddiu Un panier ou deux de Schiedam.
Mais seulement le péager Qu'il me faut pourtant ménager A moins que de le néglig( r
MMnterdit — il a bien raison ! — 1) introduire dans ma maisou Ce trop pardonnable poison.
122 INVSCTIVBS
Je vole à la gare du rsoi d,
Mais j'y pense : or voici que Tord.^
E misère esl là qui me mord...
Hélas! comment faire, Vaiiier?
Je n'ai plus Tombre d'un denier P oui^ vous offrir un verre ou deux de ce pauier.
AUTRE CHANSON POUR fiOIRE
A Léon Vanter.
Je triomphe et j*ai ce Schiedam
(Qui ne if^ vient point d' Amsterdam
Mais de la Haye) Et j'en ai bu beaucoup, beaucoup, Trop peut-être et j'ai vu le loup
Sauter la haie,
La haie, hélas ! de ma raison Sauter et fuir à Thorizou
Tel un cortège A lui tout seul, ce loup, de loups Et je dis : il me serait doux,
Puisque m'assiège
Le remords — car c/cst du remords, Et le remords c*est des rats morts
Do ut 1 odeur pue^ De n*avoir encor partagé Ce Schiedam ô si fort que j'ai I Avec tel dont la note est due.
De partager (un peu) ce fier Schiedam que j'ai. 18 aTTil 1893.