CHAPITRE VII
Art. I*. — On tiendra les fenêtres des dortoirs ouvertes pendant toute la journée, excepté en temps de pluie et de neige. Les dortoirs seront balayés tous les jours après les avoir arrosés et parfumés d'encens ou de grains de genièvres pour plus grande économie, mais en quantité suffisante ; ils seront nettoyés de façon que, non seulement, on n*y trouve pas la moindre malpropreté, mais qu'encore on n'y trouve nulle part de la poussière : les élèves seront employées chacune à son tour à ce service.
Art. il — Les maîtresses ou les sous-maitresses dont elles se feront remplacer devront faire attention à chacune de leur tournée dans les dortoirs, que les enfants n'y prennent aucune mauvaise habitude du corps, et que tout s'y passe dans la décence.
Art. m. — Dans chaque dortoir d'enfant il y aura toujours une maîtresse et une sous-maitresse de garde.
Art. IV. — On devra laisser dormir les enfants jusqu'à l'âge de sept ans accomplis, environ douze heures sur vingt-quatre ; jusqu'à huit ans, onze heures, jusqu'à neuf ans, dix heures, jusqu'à dix ans, neuf heures, jusqu'à onze ans, huit heures.
Conformément aux observations de l'École Cynique (sic) des
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officiers de santé, recommandant aux Maîtresses qui voudront se livrer à ce genre d'étude la méthode de Tîssot.
Art. V. — Les sous-maîtresses et les filles les plus âgées seront chargées par la directrice d'habiller et de déshabiller les enfants qui seraient encore hors d'état de le faire eux-mêmes.
Art. VI. — Les enfants et généralement tous les élèves seront chaque jour peignés avec soin et lavés avec de l'eau froide aussitôt après leur lever.
Leurs lits seront faits tous les jours par les sous-maîtresses et les plus âgées des élèves.
Art. VII. — Avant le coucher et après l'heure du lever, les enfants seront rassemblés dans un des réfectoires. Là, les maîtresses, sous les yeux de la directrice, feront à ces enfants des exhortations morales, élèveront leurs cœurs à la divinité tulélaire, les engageront à suivre les bons exemples de leurs aînés, leur recommanderont la reconnaissance et la piété filiale, la probité, la décence et toutes les vertus sociales qui honorent et font chérir les hommes.
Art. VIII. — La directrice ou les maîtresses ne se coucheront qu'après avoir pourvu a la sécurité de la nuit, fait fermer les portes, et fait couvrir les feux.