‹ Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison de BauxChapitre 147 sur 207 · L. B. 560 et 561. — B.-du-R · texte numérisé non relu

L. B. 560 et 561. — B.-du-R

1445 1366 — 10 juillet.

Procuration de Catherine de Baux, dame de Courtheson, à Geoffroy de Sellions, notaire d'Aix, pour toucher ses revenus et la défendre devant toute Cour, avec promesse de ratifier tout ce qui sera fait en son nom. — Acte à Tile Saint-Geniès, dans la maison de Raymond de Baux, comte de Solelto , grand camerlingue du royaume de Sicile.

Reg. B. 1154, f^ 20. — B.-du-R.

1446 1366 —12 juillet.

Geoffroy deSeillons, notaire d'Aix, expose, en vertu de sa procuration , au sénéchal Raymond d'Agout, fils de Foulques, que Catherine de Baux, légitime et paisible possesseur du château de Courtheson, en a été dépouillée à main armée, par Raymond de Baux V, prince d'Orange, et Bertrand, son frère, suivis d'une nombreuse troupe de complices, et qu'elle a été emmenée captive à Orange après avoir vu saisir ses biens, son argent, sa vaisselle et ses joyaux, et plusieurs de ses vassaux faits prisonniers. Il demande au juge-mage et aux membres du Conseil royal la punition des coupables, la restitution des biens volés et la somme de cent mille livres pour dommages et intérêts. — Acte à Aix.

Reg. B. 1154, f' 19. — B.-du-R.

1447 1366 — août.

André Constantin, clavaire d'Aubagne pour Raymond de Baux, comte d'Avellin, donne, en sa qualité, 4 florins d'or au juge Bérenger Robert pour être venu dans la ville tenir ses audiences, et un florin pour son cheval et celui de son écuyer, — Acte à Aubagne.

Reg. de Benoit Tiigat, a* d'Aubague. — Etude de M* de Laget, n'* ù Marseille.

lïïf

13G6 — 10 septembre;*

LL-llre de la reine Jeanne ordonnant à son séiiécLal et au jng&'J mage des coniLés de Provence et de Forcalquîer, défaire comparaître et pnursuivre deviiul sa Cour, aussitôt lettre reçue et jusqu'à sentence définitive, Raymond de BauxV, prince d'Orange, ses complices, soldats et serviteurs, pour les punir de l'occupation nyuvellemeul faite du chileau de Courllieson, au mépris de l'obéissance et (Idélité qui lui sont dues. — Donné au château de Nocera.

Il 111

I3G6 — lôoclobi-a,^

Bulle du pape Urbain V donnant au nionaslêre Saint-Viutor ■Î.OOO Ilorins dus à la Cbambre apostolique par Huyniond de Baux II, comte d'Avetlin, sur le prêt de 10,000 Ilorins que le Pape Clément VI avait fait k son père Hugues de Baux.

cil. iiiiiil. ili! SiUnl-Vktoy, W 1068. — B.-du-R.

1360 — 30 octobre. 1

Sentence arbitrale par Bernard de la Garde, seigneur de Pélissane^. !j et Atuiet Bonïrace, pour terminer les procès existant depuis long-'

lempsentfc les seigLieursdc Baux, comtes d'Avcllint'trarclievi'cliô (r.\rles sur la liaidt; seigUL'urii; du cliâteau de Vaqiiiôros ol d\mi; pavtiede celui de Monriès, revendiquée par liavLuoiid de Baux II, comte il'AvcIJin, à Guiliannic, ardLev(';'[ue d'Arles. I-es arbitres, après mrtr examen, déclarent que larcliovéque cl ses successeurs feront à perj)étuité liouimai-c et reconnaissance aux-sei^^ueurs des Baux pour la ville de Vaquières et la troisiénio parlic du chàlcaii de Monriés et leurs tcrrîloires, ainsi que lavaicnl fait ses prédécesseurs, suivaLil les actes d'IiouiLuayes de Mij-' et <le 1-87. — Acte aucbàleau de Salon.

Hcét. H. 11-21, [' 10.- H.-,lii-It.

lljl Kn vertu d'une lellr*

jxembr,

Fiii venu u une iL'iirtï iic chljiiiii.'i^iikili ikiiiiici. (liu nawiiuiiii d'Agout, sénéclial de Proveui'^e , Honorât de Berrc, mailre rali^mal, accompagué de Gantelnie d'Ii^siHuassons, prieur de Sainl-Giiilez

de Marseille et vi^'uier ',

Victor, se transporte à Auriol, Ceireste, La Ciutat et I.:i Cadié

et met en possession ce monastère des biens et droits cédés au pape Urbain V par Raymond de Baux II , comte d'Avellin , au prix de 6,000 florins.

Ch. iiiéd. de Saint-Victor, u» 1645. — L. B. 560. — B.-du-R.

1452 1366 - 11 décembre:

Noble Antoine Vincent prête hommage et reconnaissance à François de Baux, seigneur et baron d*Aubagne et de sa vallée, pour le château de JuUans, son territoire et sa juridiction, et le reconnaît comme seigneur suzerain , avec promesse de lui payer annuellement le cens de six sous de coronats. — Acte à Aubagne.

Reg. d'Etienne Venaissin, n" de Marseille.— Etude de M* de Laget.

1453 1366 — 29 décembre.

En présence de Raoul de La Loupe, gouverneur du Dauphiné pour le roi Charles, le chevalier Guillaume de Baux, fils de feu Raymond IV, prince d'Orange, en considération de sa délivrance, par le roi de France, de la prison où il était détenu depuis longtemps, et des faveurs multiples qu'il en a reçu, cède à viager au Roi, à défaut d'enfants légitimes, tousses châteaux, villes, dignités, revenus et juridiction, et tous les biens mobiliers, ou immobiliers, qu'il a, ou pourra avoir, comme biens paternels et maternels. — Acte à Grenoble dans la maison de la Prévôté de Saint-André.

Reg. B. 2622. H. PUat, u*. — Isère.

1454 . 1367 — 8 février.

Lettre de Raymond de Baux V, prince d'Orange, nommant Guillaume de Lussans, son procureur fiscal, avec pouvoir d'exercer sur ses domaines tous les pouvoirs qu'il a d'acheter, vendre, prononcer des jugements et condamnations, faire des prisonniers, et spécialement pour faire exécuter la lettre d'IIumbert II, Dauphin viennois, du 2 mars 1345, relative à la baronnie de Sahune et aux châteaux de Montbrison , Curnier et Noveysan. — Acte à Orange en présence de Guillaume de Baux et autres témoins.

Copie pareil. — L. 17. — PrinrijKiutc dV range, — Vaucluse.

1367— 12 mars.

Noble Antoine de Baux, prévôt de la Major de Marseille, el les chanoines, reveiianl sur l'acte du 19 décembre 1337, déclarent que laliaute seigneurie de la baroiinie d'Aubagne et les Luit livres de cens payées par les seigneurs feront retour au chapitre, qui en jouira à l'avenir. En sa qualité de prévûl, Antoine de Baux donne aux chanoines vingt florins d'or pour les indemniser des dépenses occasionnées par la perception des IGO sous de cens cédés par son prédécesseur au chapitre, suivant l'acte précilé.— Acte àMarseiUe. Heg. it'EtîeDaQ Venaisaîu ii' de Marseille. — EtuUe île M* de LageU

li5(i

1367— 23 avril.

Lettre d'Amédèc de Baux d'Aveliin, sénéchal de Beaucaire, ordonnant au trésorier royal de la sénéchaussée, au bailli et au juge de Marvejols, d"aprés le commandement du roi de France Charles V, et à la demande du seigneur de Grisac, de faire une enquête sur TalTouagement auquel sont soumis les habitants des terres appartenant à ce seigneur , et de révoquer tout ce qui pourrait avoir été fait contrairement à l'exemption des deux cents feux accordée à ses terres.' — Donné à Villeneuve-les-Avignon-*

Mss. irOr,.-l)iljliul.tr.M\. ~ I{,^.■l„^rrf„■.^.',.r la f.i:,rilh- de GriwMrd, [i:irM. I.i olLaiiuLiio AIIj:iii.'S, f' TJ, Mctulf ISiifi.

CiGT

- i" mai.

Lettre de la reine Jeanne à Raymond de BauK, cumti; de Solelto, son conseiller, pour lui annoncer qu'elle amuille l'ôdil lancé autrefois contenant révocation des donations, aliénations el |)ernmtations faites par elle et feu le rui Louis dans ses conités de Provence et de Forcalquier, avec ordre d'en instruire son sénéclial et tous ses ofliciers de Provence. — Donné à Naples. Rog. B. 1, '" 2itj ^-, - !î,-du-ll.

Lettre de Raymond de Baux, comte de Solelto, canierlinî^ue du royaume de Sicile, ordonnant a son neveu Raymond d'Agoni, sriiéchal (le Provence, de faire exécuter par tous les oflicÎL'rs de la province l'ordre rec-u de la reine Jeanne ii ta liate du 1" mai, par : di-clr»r.' rùvi.i^|iior touUs [<■>

aliénations et permutations faites dans les comtés de Provence et de Forcalquier au détriment de la Cour. — Acte à Naples.

Reg. B. 196, f 143. — B.-du-R.

1459 1367 — 12 juin.

Raymond d'Agout, sénéchal de Provence, déclare d'après Tordre de la reine Jeanne et avant toute sentence définitive , Raymond de Baux V, prince d'Orange, et son frère Bertrand, coupables de conspiration et félonie envers la Reine, pour avoir parcouru la Provence avec une force armée, avoir pris et volé, les armes à la main, le château de Courtheson et ses revenus, emprisonné Catherine de Baux, dame de ce lieu, dans la ville d'Orange. Pour que les coupables ne prétextent cause d'ignorance, on fera publier à Apt, Taraâcon et Orgon, villes les plus proches d'Orange où les criminels font leur domicile, et à la porte du palais d'Aix, la confiscation de tous leurs biens, meubles et immeubles, de leurs revenus et droits sur la ville d'Orange, sur les châteaux de Jonquîères,Gigondas et autres châteaux et lieux de la principauté,... etc. Le sénéchal les déclare contumaces et les condamne à payer 1,000 marcs d'or fin.

Raymond d'Agout déclare dans sa sentence, malgré la non comparution devant son tribunal de Raymond et de Bertrand de Baux son frère, après enquête et audition des témoins, que les coupables restitueront à Catherine le château de Courtheson, son territoire, sa juridiction et les biens saisis sur elle et ses vassaux, qui sont momentanément entre les mains du Pape, et les condamne aux dépens du procès, sans préjudice des dommages et intérêts dont il se réserve le règlement. — Acte à Aix, en séance du tribunal. (La date du jugement n*existe pas),

Reg. B. U5i, ^ 29, 30, 31, 32. — B.^du-R.

1460 1367 - 14 juiiL

Jean Bardochî, voulant transporter son domicile à Orange, se reconnaît homme-lige de Raymond de Baux, promet de l'aider de sa personne et de ses biens en temps de paix ou de guerre, prononce son serment de fidélité aux genoux du prince en lui baisant les pouces, et promet de renouveler son serment à chaque changement de seigneur. Le prince, en acceptant Thommage, accorde à Bardochi la faculté de jouir de toutes les libertés et franchises des

Raymond lie Baux V, prÎÈico d'Orange, donne à sub-inféodatioitl à Bertrand, sou frère, les châteaux de Suze, Violés, Monlniirail, et^ s'en réstirve la suzeraineté :. du Lf M. Mill.

Testament de Raymond de Baux [[, crjmle d'Aveliin. Il lîhojsitjj s;i sépallure dans l'église des frères mineufs de Marseille, au tora^beau où sont ensevelis ses aïeux et sa mère. Il lègue 2,00U livres d'turT pour son âme et lait des leg^ aux pauvre^i de divers hCipitauK. Il I donne à l'église Ste-Magdeleiue de Sl-Maximin un vêtement sacer- 1 dolal complet de la valeur de 50 tlorius. N'ayant pu faire un voyagaj projeté à Kt-Jacques de Gallice, il ordonne qu'il soit fait par uii,l bomme de bonne conscience, et que, pendant ce pèlerinage, c distribue 201 florins d'or aux pauvrp'^. Il Ici^uo nu\ frùros tninfiirs de MarsDille deux quinlaux de cin' n i-uiLVfrtir eu cieri^os à placer sur le fjrund autel pour être alluiDés peiidanl l'élL'vatiiJu , et fait un Icgsà l't'pilisc Sainte-Marllie de Turascon. — Atlemlu (pTcii temps de guerre les brigands qui avaiejil envahi suu château de Moutpaoaeu avaient enk'vù divers njjjcts, ilorduEuiequ'uu en paye la valeur. Il lé;,'ne ii la chapelle Sainte-Marie du ehàlean ilcs lîaiiN. :î calices et i buretteseii argent, le tout de 511 Hurins, jilus 8(i llorins pour un reliquaire e! :iO llorins i)our une custode à porter le cor/iii.s f7N-i.v(/, .. etc.. . Il donne à Bor^'uèle, sa tille bùlarde, 3,(RIU llorins d'or pour dut.el son habitation au château des Baux Jusques à son niariago, et Icyue ù Alix deBaux, salille léi,'itiiiic, 0,000 llorins d'or, et ses ornements nuptiaux. Il noiunic pour .son hêrilicr universel rent'aut qui iiailru de sa femme Jeanne Hoi.'er de Beauforl, lille dvi vicojide de Turemie, qui se trouve enceinte, si elle accouche d"nn lils ; si c'e^t d'une lille, il lui lèi<ne 1 ,000 dorin.s dor, et dans ce cas, il institue pour son hérilière iKuliculière Ails, à la([uclle il laisse I5,n0li llorins d'or de son héritage, et rionunc jpour sou héritier .Vnloine de Kmx, sou frère, prévOI de l'église de Mar-

seille, et ses enfants mâles, s*il n'est dans les ordres sacrés ; et, à son défaut, François de Baux, son autre frère, et ses enfants mâles ; à défaut de ces derniers, il nomme pour héritier Amelin de Baux, son oncle, et ses enfants mâles. En cas de nullité de ces substitutions, il ordonne enfin que son héritage parvienne à celui ou à ceux qui se trouveront nommés héritiers dans le testament de son père Hugues, comte d'Avellin ; et après Amelin, il substitue Bertrand de Baux, seigneur de Brantes, son oncle , et ses enfants mâles. Dans le cas où tous les sus-riommès viendraient à décéder sans descendance mâle, il veut que Tune de ses filles soit mariée à un homme de qualité du nom de Baux et spécialement de la famille du duc d'Andrie, et à son défaut, à son cousin Guillaume de Baux, seigneur de Marignane ; et s'il ne se trouve dans les familles du duc et de Guillaume personne à marier, il choisit pour mari de sa fille son parent le plus proche, portant le nom, surnom et les armes des Baux .

Mss. du D' M. Millet.

14G3 1367 — 27 novembre.

Antoine de Baux, prévôt de la Major, autorise Guibert Terrici, fermier des cens et revenus de la prévôté, à donner quittance aux syndics de Marseille d'une somme de G94 florins qu'il leur avait prêtée le 12 octobre 1362. — Acte sur la place de la prévôté de Marseille.

La Ville reconnaît, le môme jour, devoir encore à Antoine de Baux la somme de 394 florins.

Série GG. n* 4i. — Arch. munie, de Mars.

1464 1367 — décembre.

Le clavaire d'Aix déclare, en rendant ses comptes, que son prédécesseur et lui n'ont rien reçu des revenus produits par les châteaux saisis sur Raymond de Baux H, comte d'Avellin, parce qu'ils ont été rendus au Comte par la Cour.

Reg. d(?s Clavaires, u' 247. f«» 101 et 117. — B.-du-R.

1465 1368 — 13 février.

Guillaume de Baux, baron de Berre et de Mison, nomme des auditeurs de comptes pour la communauté de Berre. — Acte à Aix. — Reg. de M' Pierre AUeman.

Reg. Veran, t. 3"% p. 1. — Arch, munie. dWrles,

3 — 11 juillet. 3

Antoine tic Baux, préviM de Marseille, déclare, en son iioraJ el pour son frère, au viguier de Marseille, qu'il ignore la véritA-S rie la plainte portée devant le Conseil contre ses olliciers paF# Geoffroy Ricau, possesseur de terres à Aubagne, pour saisie dft< blâ récolté, sous prétexte du non-payement des tailles et autre» J charges imposées sur tous les possédant biens au terroir ; le Conr J Sâil ordonne, malgré les protestations da prévOt. de poursuivre Juillcial rement el en vertu des privilèges de leur ville, les ofUcler^^ du seigneur qui détiennent injustement le blé de Ricau et d'autre propriétaires forains d'Aubagne.

Hoir, ik's dàllb. fie la coiiimuiic. — A>''-!>, muni''. île Mevë.

13G8 — laaoût^

Sur la plainte de G. Borapart, le Conseil de Marseille ordonne au \ viguier d'écrire au comte d'Avellin pour obtenir révocation dclaj défense faite par son frère le prévu t aux habitants d'Aubagne, dê:3 payer un cens quelconque ft tout propriétaire forain qui rcfuseraiîj de contribuer à la dépense faite pour la réparation du fart ot (iof remparts de la ville.

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