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Le successeur de Villeneuve fut de Beaucourt (Hyacinthe Boisberthelot) qui s’occupa surtout des fortilications de Québec, et dressa des plans à cet effet.
Le dix-huitième siècle connut bon nombre de cartographes, entre autres Gédéon Catalogne, Jacques Te Vasseur de Néré, de Léry, Samuel Holland et Louis Charland.
| Catalogne, lieutenant des troupes en 1704, et sous-ingénieur en 1712, avait été chargé par Pontchartrain de faire une carte cadastrale des &ouvernements de Québec. de Montréal et des Trois-Rivières. A l’aide de De Couagne, arpenteur-juré, il remplit sa tâche avec grand soin et beaucoup de talent. Catalogne s’occupa, en outre, des fortifications de Montréal.
M. de Léry, ingénieur en chef, a laissé plusieurs plans de Québec, une carte de la baie Saint-Paul, une carte du fleuve Saint-Laurent depuis Kamouraska jusqu’au lac Ontario, le plan de la cathédrale de Québec, un plan de ville pour Chambly, et d’autres œuvres d’un véritable mérite.
Le Père Laure a tracé une carte de la baie d'Hudson, et une autre du Domaine du Roi en la N ouvelle-France.
Samuel Holland était arpenteur. Nommé par l’Angleterre arpenteur général le 23 mars 1764, le jeune officier de Wolfe retint l'exercice de ses fonctions jusqu’à sa mort, le 28 décembre 1801. Ce fut une longue et import ute carrière que celle de cet officier de milice transformé en arpenteur d’un pays qui s’étendait depuis la Virginie jusqu'aux confins du nord de l’Amérique. L’ami du vainqueur de la bataille des plaines d'Abraham n’avait pas une sinécure à remplir, car il devait surveiller tous les travaux d’arpentage, en ayant la responsabilité. Aussi le voyonsnous se mettre aussitôt à la besogne, avec an assistant ou député du nom de Collins, aide précieux tant à cause de son activité que par ses réelles capacités.
Les premiers efforts de Holland se portèrent à l’Ile du Prince Edouard, dent il a laissé un plan qui fut dressé en 1765. Il arpenta ensuite dans les Provinces Maritimes, à la Nouvelle-Ecosse et au Nouveau-Brunswick. En 1773 Holland écrivait qu’il avait à peu près terminé ses arpentages dans la Nouvelle-Ecosse, et qu’il se proposait de se mettre à l'ouvrage dans la partie de la rivière Kennébee en gagnant la baie de Fundv.
De 1774 à 1780, Holland s'occupe de l’Etat du Massachusetts. En 1775 il écrivait à lord Dartmouth qu’il était prêt à faire la ligne entre l'Etat de New-York et le Massachusetts. Il avait terminé ses arpentages dans le Maine, et ln carte qu’il avait dressée À cet effet. avant été prêtée
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à un arpenteur américain, du nom d’Alexander Shepard, i! ne put la ravoir, à la suite d’une décision du Congrès, qui craignait que Holland ne vint à s’en servir d’une façon préjudiciable aux intérêts des Etats- Unis.
Holland se retirait tantôt à Portsmouth, New-Hampshire, tantôt à Ne“-York, d’où il dirigeait les opérations de ses hommes, tirés pour la plupart du 60€ bataillon. ,
De 1780 à 1783, Holland vécut à Québec, s’occupant surtout de la province. En 1781, il était chargé de vérifier les bornes des terrains du roi à Montréal.
En 1783, il quitte Qué! c avec instruction de se rendre à Cataracoui, examiner l'endroit et faire rapport au gouvernement. Collins arpente le township où se trouvait le Fort Frontenac, et puis il arpente le terrain où s’élève aujourd’hui la ville de Kingston, toujours sous l'œil vigilant de son chef immédiat, Holland fait des croquis de ces explorations, depuis Soulanges jusqu’à Cataracoui, qu’il juge l’endr it le plus favorable pour la fondation d’une ville, D’après lui, ce poste . ait dans le moment même une importance aussi grande que du temps de Wolfe et de Montcalm. “Si les frontières sont iudicieusement fixées, disait-il dans une lettre à Haldimand, le fort Haldimand, à Cataracoui, sera perpétué jusqu’à la postérité la plus reculé.”
En 1784 l’on voit que Holland est occupé, à Québec, à dresser des plans et des cartes de la province de Québec. La carte qu’il publie en 1791, est probablement le résultat de travaux antérieurs.
Nous avons de Holland:
1° Un plan de l’Ile Saint-Jean de 1765.
2° Une carte du Bas-Canada, comprenant les districts de Gaspé, Québec, Trois-Rivières et Montréal, les seigneuries, le nombre d’habitants âgés de quinze ans et plus, dressés dans le but de rendre plus facile la division du territoire et d’égaliser la représentation à la Chambre d'Assemblée. Cette carte porte la date de 1791.
3° Une carte nouvelle de la province du Bas-Canada, avec une description de toutes les seigneuries, townships, concessions de terres. Holland y avait annexé un plan des rivières Schoudiac, Magagouadavic, qu’il avait arpentées au cours des années 1797 et 1798, d’après l’ordre des commissaires nommés pour vérifier le parcours entier de la rivière Sainte: Croix, en vertu d’un traité entre Sa Majesté Britannique et les Etats- Unis d'Amérique. Cette carte fut imprimée à Londres en 1813.
4° Une carte topographique de la province du Bas-Canada, publiée par W. Vondelvenden en 1803, d’après la direction de Holland.
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5° Un plan des lignes méridiennes à Québec, fixées en 1785, manuscrit,
Il existe encore d'autres travaux cartographiques du même genre qui sont restés manuscrits, tels que la fameuse carte de Charland à laquelle collabora Holland pour sa bonne part.
Avec Louis Charland se ferme le dix-huitième siècle cartographique, À Charland nous somme- redevables d’un plan de la ville de Québec, supérieur comme référence à tout ce qui a été gravé à propos de la bataille des Plaines d'Abraham. C’est un plan où sont désignés les camps des troupes anglaises et f ranÇaises, lors du siège de Québec, en 1759. On y voit les fortifications de la ville, les redoutes, retranchements et batteries françaises, les différentes positions des vaisseaux de guerre et des bateaux qui servirent au débarquement des troupes ennemies, le nom de chaque vaisseau et des régiments des deux armées. Les travaux d’ar. pentage avaient été confiés au capitaine Debeig, ingénieur, au major Holland et au capitaine Desbarres, des Ingénieurs Royaux américains ; tous trois appartenaient à l’armée de Wolfe.
L’original de cette carte manuscrite est à Lor res. Elle fut dressée en 1799.
En 1801 Charland dressa une carte de la ville de Montréal avec ses projets d’accroissement dans l’étendue fixée par une proclamation de Sir Alured Clarke, alors qu’il était Lieatenant-Gouverneur de la Province de Québec. Cette carte est restée manuscrite,
Charland collabora à la carte topographique du Bas-C'anada, publiée en 1803, par W. Vondelvenden, mais qui avait été dressée antérieurement sous la direction de Samuel Holland.
Il existe une autre carte manuscrite due à Charland: c’est un plan des fortifications de Montréal avec les réserves et les empiètements faits
sur ces réserves, CR
Pendant que dans la Nouvelle-France, à partir de l’époque où vécut Jean Bourdon, jusqu'aux dernières années du régime français, l’on se livrait avec une ardeur que l’on ne surpasse pas aujourd'hui, à lever des cartes du Saint-Laurent ou à tracer des plans de Québec, de Montréal et des Trois-Rivières, en Europe l’on ne restait pas, non plus, inactif. Anglais, Italiens, Hollandais et Français, ces derniers surtout, se basant sur les travaux originaux de provenance canadienne, burinaient des cartes de la Nouvelle-France et de la Louisiane: d’autres, moins bien renseignés, s’en tenaient aux généralités et décrivaient l’Amérique Septentrionale, du moins dans ses parties connues.
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Parmi les auteurs français, citons en première ligne Nicolas Sanson d’Abbeville qui, de 1650 à 1700, c'est-à-dire pendant un demi-siècle, a publié au moins dix-huit cartes sur l’A nérique. Son œuvre est considérable et assez bien appréciée.
Jacques-Nicolas Bellin, venu plus tard, est le seul qui, au cours de la période française, puisse disputer à Sanson la supériorité, et sous le rapport du nombre et sous le rapport de la correction des ouvrages cartographiques. Bellin était entré au Dépôt de la Marine en 1721, à l’âge de dix-huit ans seulement. En 1741 il se vit élevé aux fonctions d’ingéieur-hydrographe. C’est alors qu’il put se livrer à son art de prédilection. Le Père Charlevoix s’adressa à lui, lorsque, de retour d’Amérique, il s’agit d'illustrer son Histoire de la Nouvelle-France. Bellin cessa de travailler vers 1750, et ce que nous possédons de lui après cette date, consiste en reproductions ou rééditions d’anciennes cartes.
D’autres Français s’étaicrt aussi occupés de la cartographie de la Nouvelle-France, et du temps de Sanson et du temps de Bellin, mais aucun d'eux n’est parvenu à conquérir l’admiration. Pourtant, il y a de bons noms, comme N. du Val, Guillaume de l'Isle, N. de Fer, D’Anville, Jaillot, Robert de Vaugondy, Philippe Buache, Le Rouge. De l'Isle, toutefois, semble supérieur aux autres, du moins par la multiplicité de ses travaux.
L’Angleterre nous a donné Moll, Popple, Morris, Mitchell, Kitchin, Melish et Jefferys.
L'Italie a fourni à la cartographie de la Nouvelle-France le Pèra Coronelli.
Les œuvres anglaises ne sont ras égales ; il en est sur le nombre de fort remarquables, comme celles de Mitchell et de Jefferys. La carte d'Amérique dressée par Mitchell en 1755, a servi de base aux travaux des commissaires anglais et américains, lorsqu'il s’est agi de délimiter les Etats-Unis après la guerre de la Révolution.
Les cartes de Jefferys sont vraiment remarquables, et la preuve en est qu’elles sont encore consultées tous les jours par les historiens.
Le dix-neuvième siècle cartographique s’ouvre avec le nom de J oseph Bouchette, qui, depuis l’année 1790, avait pu acquérir, à côté de Holland, son oncle, une expérience, déjà vieille, en 1801, de quinze années.
Né le 14 mai 1774, Bouchette reçut une éducation scolaire bien modeste, Toutefois ses talents le firent distinguer des autres, et à seize aus on devinait déjà en lui une disposition spéciale à dessiner des cartes géographiques et des paysages. De là à tracer des plans il n’y avait pas
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loin. Aussi le trouve-t-on à cet âge installé dans le bureau du major Holland, lui prêtant son concours Comme Jessinateur, Puis Bouchette se livre aux études géologiques avec un attrait tout particulier, A trente ans il devenait chef de bureau, pour ÿ demeurer pendant trente-sept ans, sans aucune interruption,
“ M. Bouchette est extrêmement actif et laborieux,” écrivait l’un de ecs amis quelque temps après la mort de l’arpenteur général Holland.
“ Son esprit est occupé sans cesse à chercher e des projets. La statistique . son étude favorite; sa passion dominante, c'est de recueillir des documents et des données sur lesquels il puisse fonder de nouveaux calculs et réaliser de nouveaux projets. . , ,”
Lors de la guerre de 1812 avec les Etats-Unis, Bouchette proposa de lever un corps de volontaires Pour servir dans l’armée anglaise; c’est alors qu'il reçut sa commission de major-commandant des militaires de Québec. Il réussit à grouper autour de lui 125 soldats qui, malheureusement, furent disséminés dans les différentes compagnies, rendant par là moins efficace et moins patriotique l’œuvre de recrutement,
Quand les hostilités eurent pris fin, Bouchette obtint un congé d’absence, et il se hâta de se rendre en Angleterre pour y publier sa T'oposraphie du Canada, ouvrage qu'il préparait depuis treize ans Il le publia dans les deux langues, avec des cartes de parfaite exécution, Cette œuvre lui valut des félicitations du Prince Régent, q:. fut Georges IV, la médaille d’or d’Isi 3, et le titre flatteur de membre correspondant de la Société des Arts et des Sciences de Londres, Avant de s’en revenir au Canada, Bouchette reçut la nomination d’arpenteur pour fixer Ja ligne frontière entre les Etats-Unis et le Canada, en vertu du traité de Gand.
Ce fu‘ en 1817 que Bouchette commença se tière nord-est des Etats-Unis, avec M. Johnston, arpenteur nommé par le gouvernement américain. Il continua ses travaux en 1818, mais la maladie le força d'abandonner une besogne qui lui plaisait, à un nommé Piarchs, qui travailla avec Johnston. Les plans et rapports de Bouchette recurent Papprobation unanime des commissaires.
En 1829 Bouchette obtint un second congé d’absence, Il se rendit de nouveau en Angleterre, où il publia un autre ouvrage topographique et statistique sur les provinces de l'Amérique Britannique du Nord, en trois volumes in-quarto. Cet ouvrage est orné de planches lithographiques et de vues superbement exécutées, et aussi de cartes d’un beau
fini. C’est l’œuvre par excellence de Bouchette ; tout son savoir-faire comme cartographe et tonte graphe et de statisticien.
t à imaginer des plans et
8 opérations sur la fron-
on voit qu’il y a mis sa science d’historio-
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L'œuvre de Bouchette est considérable, Appréciée comme elle Le méritait à sa naissance, elle l’est encore aujourd’hui, après un intervalle de trois quarts de siècle, Il n'avait alors pour se guider à travers ce dédale de chiffres relatifs aux seigneuries et aux paroisses que les notions qu’il avait pu se procurer lui-même, Les manuels géographiques n'existaient pas. Il lui fallut puiser ses connaissances dans ses notes d’arpenteur recueillies au cours de ses vastes explorations. Bref, il avait à créer, et l’on sait ce qu’il en coûte pour arriver au point lorsqu'il s'agit de recueillir de justes données sur la statistique d’un pays aussi étendu que la province de Québec.
Bouchette a laissé un grand nombre de cartes et plans, entre autres les suivants :
1° Un plan de communic..on par eau entre Montréal et Kingston et Sackett’s Harbou., dédié à Sir George Prevost, gouverneur en chef du Canada, 1813.
2° Un plan d'exploration d’une ligne courant au nord depuis le Monument à la source de la rivière Sainte-Croix, d’après les inspections des commissaires nommés pour fixer la ligne frontière entre les Colonies anglaises et le Territoire des Etats-Unis d'Amérique, d’après les 4e, 5e, 6e et 7e articles du traité de Gand, 1817.
3° Une carte topographique de la province du Bas-Canada, avec ses divisions en districts, comtés, seigneuries et townships, avec les terres réservées pour la Couronne et le Clergé. Publiée à Londres en 18 par W. Faden.
4° Une carte des provinces du Haut et du Bas-Canada. "les parties limitrophes des Etats-Unis, publiée à Londres en 1811
5° Une carte des districts de Québec, Trois-Rivières, Sa : ‘rençois et Gaspé, avec la division des districts en comtés, dédiée à Sa. ‘jesté Guillaume IV, et publiée à Londres en 1837.
6° Une carte du district de Montréal, du .sas-Canada, comprenant aussi une lrrge section du Haut-Canada, publiée aussi à Londres en
*° Une carte générale des pos:-sions anglaises dans l’Amérique du Nord, que l’on trouve dans le graui ouvrage de Bouchette, intitulée : The British Dominions in North America.
Etc. etc.
Bouchette mourut en 1841. Son fils le remplaça en qualité de chef du bureau des arpenteurs, qui fut annexé, cette même année, au bureau des terres de la Couronne.
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La cartographie dans la Province de Québec se continue au dixneuvième siècle avec non moins d'activité qu'au siècle précédent, Ce sont toujours les arpenteurs et les ingénicurs civils qui sont à la tête du mouvement, Les arpenteurs ne sont plus ce qu'ils étaient sous le régime françuis, arpenteurs-jurés où Arpenteurs-notaires ; ils sont arpenteurs tout court,
Avant 1359 les arpenteurs devaient se soumettre aux ordonnances du Conseil Souverain et s’en tenir à la jurisprudence française fixant les règles de ieurs fonctions. En Canada comme en France, il y avait des arpenteurs royaux, dont la charge avait été créée en 1554 par Henri IH. 11 y avait des arpenteurs seigneuriaux et des arpenteurs libres,
Les premières créations d’arpenteurs royaux sous les es de Henri 11 et de Henri III, furent abolics par Louis XIV, qui is remplaça par des experts-priseurs et des arpenteurs-jurés (décembre 1690). Louis XIV remplaça ces derniers, en vertu d’un édit de mai 1702, par des arpenteurs-priseurs et mesureurs de terres. L’édit porte que ceux qui seront pourvus des offices d’arpenteurs pourront remplir les fonctions de notaires royaux. C'est ce que nous avons va ici, du temps des Français; tel notaire royal était en mème temps arpenteur-priseur et mesureur de terres,
Les seigneurs avaient le pouvoir de nommer des arpenteurs attachés à leurs seigneuries ou dans l'étendue de leurs justices,
Les arpenteurs libres faisaient des arpentages pour les particuliers qui requéraient leurs services.
Nous ne trouvons dans les Edits et Ordonnances du Conseil Souverain de Québec qu’un seul règlement concernant les arpenteurs et les arpentages : il est du 11 mai 1676. Il enjoignait à tous les concessionnaires de faire mesurer, arpenter leurs terres et de iaire tirer les alignements de dix arpents en profondeur, en com nençant pa” la plus ancienne, etc. Une deuxième et dernière clause obligeait les ar: iteurs de mettre leurs boussoles et instruments d’arpentege ent.e les mains de Martin Boutet, professeur de mathématiques au Collège des Jésuites “ pour être par lui égalés.”
Sept ans avant la cession du Canada à l'Angleterre, le roi George II avait accordé à l’honorable Robert Cholmondely des lettres patentes le nommant auditeur général et arpenteur pour toute l'Amérique Anglaise. Cette charge existait dans la famille Cholmondely depuis près d’un demisiècle, et, étant reversible, Robert l'avait obtenue en sa qualité de petitfils de George lord Cholmondely, qui avait d’abord porté le titre de lord Newburgh. Les fils ot héritiers de ce dernier, James, George et Horatio lord Walpole, avaient d’abord hérité de la charge en quest‘on, puis Fre-
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derick et Robert conjointement, Quand Frederick mourut, Robert resta scul auditeur général et arpenteur pour le vaste pays connu sous le nom de Possessions Anglaises dans l'Amérique du Nord.
Aussitôt après que l’Angleterre fut devenue reine et maîtresse du Canada, Robert Cholmondely, qui se trouvait alors en possession de la charge d’auditeur et d’arpenteur, recommanda la nomination du Révérend John Brook, de Québec, chapelain des troupes, pour son député en Canada. Cette haute recommandation ayant reçu l’agrément des commissaires du l'résor à Londres, qui étaient George Grenville, lord North et John Turner, la nomination de Brook fut officiellement reconnue le 14 janvier 1764. Mais, comme ces instructions ne se rapportaient aucunement aux arpentages, mais bien à la seule perception des revenus royaux, il n’est pas surprenant de constater, à la date du 6 mars de la même année, la nomination du major Samuel Holland comme arpenteur général. Sa commission était signée par George Grenville, Thomas Orby Hunter et James Harris. Le 23 mars 1764 Holland recevait une nouvelle commission qui le désignait comme arpenteur général pour le district nord du continent américain. Cette dernière pièce est signée par G. Grenville, lord North et James Harris.
C’est donc à partir de l’année 1764 que l’on commença à s'occuper sérieusement des arpentages et de tout ce qui s’y rapporte, non seulement en Canada, mais aussi dans toute la N ouvelle-Angleterre, Partout l’on demandait des arpenteurs, et ce fut encore bien plus sérieux, après la déclaration de l’Indépendance américaine, lorsqu'il s’agit de circonscrire à même les deux provinces du Haut et du Bas-Canada des cantons entiers pour y recevoir les loyaux anglais. Par une heureuse coïncidence, il surgit, anrès le licenciement des armées, un certain nombre d'officiers dont les premières armes avaient consisté en un compas et un théodolite. George Washington, le premier président des Etats-Unis, n’avait-il pas commencé sa carrière de cette façon ?
Ja première ordonnance anglaise au sujet des arpenteurs date du règne de George III, en 1785. Elle comportait les dispositions suivantes :
1° L'établissement d’un méridien en présence de l’arpenteur général ou de son député;
2° L'examen des arpenteurs avant d’être nommés ;
3° L'obligation de prendre le serment ;
4° La mesure des terres restait la même qu’avant 1760: 5° L'obligation pour les arpenteurs de tenir un registre ;
6° Au décès d’un arpenteur, ses registres seront considérés comme publics et en conséquence remis à la Cour des plaidoyers communs du district dans lequel il aura travaillé.
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Dans une seconde ordonnance de la même année, concernant les notaires, il est statué que les arpenteurs ne tiendront plus à l'avenir et n’exerceront plus les fonctions de notaires, ni les notaires n’auront la permission de faire des arpentages.
Voilà pour la jurisprudence sous les deux régimes; elle n'offre guère de complications. Dorénavant le public n’aura des arpenteurs reconnus par la loi et soumis à brefs et faciles à suivre.
Le nombre des arpenteurs s’est beaucoup accru depuis un siècle, Parmi cette classe de professionnels, il s’est rencontré des hommes d’une haute valeur, et qui ont donné à la science cartographique une forte poussée. Qu’est-il besoin de nommer Joseph Bouchette, fils, W. Vondelvenden, John Bignell, Jules Taché, P.-M.-A. Genest, qui ont laissé des œuvres cartographiques d’une grande valeur, Et parmi les vivants, n’y a-t-il pas encore MM. E.-F. Taché, H. O’Sullivan, P.-E, Gauvin, qui, à travers leurs travaux ordinaires de fonctionnaires civils, trouvent moyen de doter leur province de cartes artistiquement dressées et d’une autorité indiscutable. Mais laissons à ceux qui viendront après nous le soin de rendre justice à tous et à chacun d'eux. Leur œuvre n’est pas terminée,
et leur réputation ne POurra que grandir avec les années qui la complèteront.
plus à transiger qu'avec des règlements simples,
1. Gore ST-LAURENT.—Carte de l'embouchure du St-Laurent faite et copiér .Sur une écorce de bouleau. envoyée du Canada, par Jehan Denys. (D'après Ramusio (Ed. 1565, t. iv. fol, 423) Jehan Denys aurait abordé le premier à Terreneuv : de KRouen.
“Sono ciren 33 anni che un navili
era Capitano Giovanni Dionisio, e il pilotto Gamarto di Roano, primavente v'ando.” La composition de cette carte indique qu’elle fut dressée beaucoup plus tard. Les légendes sont de date plus rapprochée de nous, On y lit:
Monts Notre-Dame, Cap des Rotiers, Gaspay. Can despoir, port Daniel, Miscou, ete.” La Baie de Chat, Chaudière.)