S, I.FTTr.FR INKniTFS DF. FRANCOIPE DE I.ACIIASSAGXF
La correspondance de M'"^ de Montagne avec le révérend père doni Marc-Antoine de Saint-Bernard roule presque tout entière sur l'achat de cette sépulture que le récent incendie du lycée de Bordeaux, le 3o mai 1871, menace de nouvelles pérégrinations. Les péripéties de l'existence du tombeau, actuellement caché sous les ruines de la chapelle du Lycée, forment donc une histoire longue , mouvementée , pénible même, et les lettres de Françoise de Lachassagne fournissent l'occasion de fixer quelques-uns des points principaux de cette espèce d'odyssée sépulcrale.
Pas une des lettres de Françoise de Lachassagne n'a été écrite de sa main, et presque toutes sont seulement signées par elle; quand la malade était trop souffrante sa signature elle-mém.e a été imitée par la main de l'un de ses secrétaires. Or, ces secrétaires n'étaient jamais les mêmes et cependant tous écrivaient certains mots avec une orthographe presque aussi uniforme qu'inimaginable et bizarre. C'est donc encore deux petits problèmxes, qui n'ont pas une grande importance, mais que cette correspondance constate et laisse inexpliqués.
Ajoutons que plusieurs des lettres de M™° de Montagne ne portent aucune date et qu'en essayant de leur en attribuer une, il a pu nous arriver d'intervertir l'ordre des temps où quelques-unes de ces lettres ont été écrites ; mais on nous pardonnera aisément ces erreurs involontaires, car la date précise de l'envoi de ces lettres n'est pas ce qui constitue leur principal mérite, et nos dates conjecturales ne peuvent pas s'écarter beaucoup des dates réelles,
Jules Delpit.