SUR LA COLLECTION PAYF.X VU
» à ce Panthéon... Je ne doute pas que le petit » nombre d'exemplaires qui sont en circulation ne )) suffise au plus petit nombre de lecteurs pour qui » cet ouvrage conserve encore quelque intérêt. »
Si utile3 qu'ils soient, les travaux de M. Payen n'ont pas le caractère de l'œuvre d'ensemble qu'il a rêvée certainement, sans avoir eu le temps de l'exécuter.
« M. Payen qui pourrait, mieux que personne, disait M. Grûn (i), écrire l'histoire complète de celui qu'il aime avec tant de passion, s'est borné jusqu'ici à des publications partielles où l'on entrevoit à peine les bases de l'édifice qu'il lui siérait si bien d'élever. » De tous côtés, les amis de Montaigne pressaient le docteur Payen de donner enfin l'édition optima des œuvres de Montaigne qui reste encore à faire. Dès 1843, ^- Gustave Brunet, que nous avons nommé tout à l'heure, demandait, dans la Quotidienne, quand cette édition déjà promise verrait le jour, et, le 2 décembre 1857, i^ l'^i^' nonçait dans un article de la Correspondance littéraire. Une note indiscrète insérée dans Notes and quevies (9 janvier 1858) nous apprend que cette édition sera aussi complète que possible, et qu'elle paraîtra dans la Bibliothèque el^évirienne de P. Jannet. Néanmoins M. Payen différait toujours, travaillait, annotait ses exemplaires, mais ne se sentait jamais prêt. Enfin, en 1862, il résolut de prendre pour coUabo-
0 Fie publique de Montaigne, préface, p. viii.