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67 articles (*), de l'autre 178 (*). De ces deux grandes sections ou classes d*œu^res, la seconde n'est pas d'une réelle homogénéité, ou, si Ton veut, pure de tout élément étranger (•^). De fait, elle est quelque peu une librairie meslée ('*), car aux Lancelot^ aux Merlin et aux recueils de Fableaux s'y mêlent des Bibles, des traités ascétiques ou hagiographiques, et ces ouvrages didactiques si nombreux au moyen âge qui, par leurs tendances, se rattachent plus ou moins à la littérature pieuse.
Mais à cela près, notre Inventaire de 1420 a bien ses mérites. D'abord, il nous procure le détail et la formule précise d'articles composites et inexacts qui figurent dans d'autres Inventaires (^), et il nous permet de décider de telle graphie incertaine (6). Ensuite, il nous renseigne sur des lectures de Marguerite de Bavière, veuve de Jean sans Peur ('). Enfin et surtout il nous dit, chose bien plus importante, combien est riche la librairie possédée par son mari ou son fils. En réalité, c'est l'Inventaire de Jean sans Peur, mais, du vivant de son père, Philippe le Bon a pu
(*) Plus les trois manuscrits que j'ai placés à la fin : n"» 246-248. (8) Du no 68 au n» 245.
(3) D'autre part, la Chapelle peut comprendre, suivant l'usage du temps,, des ouvrages d'enseignement comme le n" 62.
(•*) Voir ci-dessus, p. xxvi.
(5) Voir les nos 45.50.
(6) Voir le no 69.
(7) Voir les nos g, 7, 15, ig^ gg, 69, 81, 82, 134, 149, 150, 151, 151, 170, 204, 205 et 236.
Qu'on veuille bien remarquer que, sauf les nos {Q^ gg^ 154^ 204, 205 et 236, ces volumes figurent dans son Inventaire de 1423. Quant aux nos çq^ 154 et 204, ils ne se retrouvent dans aucun Inventaire postérieur à 1420 : il y a doute pour le no 205.
contribuer à renrichiissement de la librairie de céans ('). Quoi qu'il en soit, cette librairie est on 1420 la propriété de ce dernier. Disons donc, pour conclure sur la valeur de notre Inventiiire, que, ayant été rédigé au début du règne de Philippe le Bon et au lendemain de celui de Jean sans Peur, il éclaire d'une vive lumière et le passé et l'avenir des collections de Bourgogne, soit donc les acquisitions faites par toute la dynastie avant et après 4420.
i5 4. — L'histoihk des manuscrits de l'Inventaire de 1420.
Cette histoire, je ne prétends pas l'avoir donnée complète daiis les notices qui suivent le texte ou les titres de manuscrits. Autant qu'il m-a été possible, j'ai indiqué la provenance de ces manuscrits et j'ai signalé leur présence dans les Inventaires ou Catalogues de Bourgogne et d'ailleurs depuis le xv® siècle jusqu'à n^s jours. Par conséquent, j'ai dit, lorsqu'il y avait lieu et que j'avais assez de renseignements pour le faire, si l'œuvre de 1420 était entrée dans les librairies ducales par voie d'héritage, de donation, d'échange ou d'achat, si elle émanait d'un ancêtre, roi ou prince tel que Charles V ou Jean de Berry, d'un marchand de Paris ou d'une autre ville, d'un ami, d'un seigneur ou d'un serviteur de la cour, et j'ai dit aussi ce qu'elle était devenue depuis son acquisition et par quels dépôts elle avait successivement passé. Pour le x\« siècle, j'ai donc renvoyé, le cas échéant, aux Inventaires de 1404, 1405, 1423, 1467, 1477, 1485, 1487 et 1504.
A partir de là, qu'avons-nous pour nous diriger? Avant
(^) Voir ci-dessous, p. xli,