‹ Inventaire de la "librairie" de Philippe le Bon (1420)Chapitre 16 sur 40 · XXXI · texte numérisé non relu

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de repeindre à cette que&tion, il nous faut bien rappeler que la bibliothèque de li20 et les acquisitions faites ensuite par la maison ducale ne se sont pas conservées telles jusqu'aujourd'hui. Des manuscrits ont été détruits et, d'autre part, il y a eu cette dispersion, cette désorganisation des richesses bibliographiques de la famille de Bourgogne, qui s'eBt. produite de bonne heure et qui ?peut-ôtre a déjà commencé dès le règne de Charles le Téméraire. En tout cas, après 5a mort, l'éparpillement s'opère : nous laisserons au lecteur le soin d'aller en chercher l'histoire dans les préfaces des catalogues de Baubois et de Marghal (^). 11 verra pourquoi certains de nos manuscrits du xV siècle ont passé dans les dépôts de Paris, de Vienne, de Berne, de Londres, de Madrid et quelques villes d'Europe, comment d'autres sont restés à Bruxelles. C'est ici, comme on le suppose bien, que l'on possède le plus grand nombre des volumes qui ont survécu depuis l'époque des ducs de Bourgogne. Naturellement, dans mes recherches, j'ai surtout porté mon attention de ce cuté, et, quand même je li'aurais pas eu cette raison de le faire, j'en avais une autre qui est que le fonds demeuré en cette ville m'était le plus facilement accessible.

(*) Barrqjs, pp. XX, XXV ; Marghal, t. I, pp. xcvii, xcix, cciv-xvi.

Au sujet des volumes qui auraient fHé saisis à Dijon en 1477 par ordre du roi de France, voir Peionot, pp. 9S-1Û1.. QACR^KD,A1y:h^ve^ d€l>ijoit, pp. 103-4, P. DuRRiEU, Le manuxcrit^ II, pp. 145-f^, et ci-dessous les n«»77, 79, 22let222.

Il n'est pas absolument certain que tons les iiyres de l'Inventaire dressé à Dijon en 1477 soient alors sortisidelabibliothèque de Bourgogne. C'est ce qui fait que j'ai néanmoins ciléî*et Inventaire pour tel des manuscrits «de 1420 qui reparaît encore après 1477 : voir les n«« 63, 80, 98, 108, 109, 437, UO et 242.

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