‹ Inventaire de Marie-Josèphe de Saxe, dauphine de FranceChapitre 27 sur 88 · MADAME LA DAUPHINE · texte numérisé non relu

MADAME LA DAUPHINE

Les comptes de la maison du Roi1 indiquent un fort grand nombre de portraits de la Dauphine. Nous les indiquons par date :

i jdq Pastel de Latour, sans désignation, payé a4oo I.

1731 Peinture, par Merelle2, eu pied,

1. Archives nationales, comptes des Menus-Plaisirs, années 1 7 4 7- 1 767 : Mobilier national, comptes des Menus-Plaisirs de 1737 et 1 7 j g .

2. Merelle. peintre assez célèbre, ancien conseiller de l’académie de peinture et de sculpture de Saint-Luc. Il existe un catalogue d'un Mérelle, ainsi intitulé : Vente après décès de dessins et estampes, en feuilles et en volumes, pour le lundi, 27 janvier 178?, a l’hôtel Bullion, rue Plâtrière. (Voir G. Duplessis, catalogue du dix-huitième siècle. ! Nous avons retrouvé

la tête d’après Liotard* 1, toile de 7 pieds de haut sur 4 1/2

de large 3oo 1.

1764 Miniature, par Lebrun2, pour

tabatière 600 1.

1755 Peinture, par Merelle, toile de sept pieds quatre lignes de

son acte de décès : Extrait des registres mortuaires de l’église royale et paroissiale de Saint-Paul à Paris.

L’an 1773, le jeudi 20 mai est décédé, rue Pavée, Pierre-Paul Merelle, âgé de 89 ans, peintre recteur de l’académie de Saint- Luc, et a été inhumé le samedi 21 dans la cave de la nef de cette église par nous, soussigné, curé, en présence de Pierre Merelle peintre conseiller de l’académie de Saint-Luc et de Mc Claude- Théodore Merelle de Joigny, avocat au parlement, secrétaire de M. le procureur du Roy au Châtelet de Paris, ses fds qui ont signé. Collationné à l’original et délivré par nous soussigné, vicaire de ladite paroisse à Paris, le 28 mars 1776. (Signé) D. Mazurier.

1. Jean-Étienne Liotard, né à Genève en 1702. C’était vers le milieu du dix-huitième siècle le miniaturiste le plus à la mode. « Après avoir été à Rome, et dans plusieurs cours étrangères et entre autres à Constantinoples, il a conservé l'habillement turc et la barbe » (de Luynes, t. X, p. 21). Louis XV connut et apprécia son talent en voyant chez la Dauphine des portraits exécutés par cet artiste. Le musée du Louvre a acheté récemment un certain nombre de dessins de Liotard.

2. J. -R. Lebrun, prenait le titre de « peintre du Roy en miniatures » ; il fut constamment employé à la Cour. On trouve dans les papiers des Bâtiments royaux une série fort longue des mémoires qui lui furent payés pour ses peintures.

DAUPHINE DE FRANCE. i23

haut sur quatre pieds neuf

pouces de large (ioo 1.

i 730 Peinture, par Merelle, en pied, la tête d’après Liotard donné au duc de Gesvres pour son château de Saint-Ouen) . . . 3oo I.

1 74f)‘ 1 y5 1 2 pastels, par Aubry1. . .

17G0 2 peintures, par Nattier2, avec

les mains, toile de trois pieds

et demi de large à 5oo I.

1762 Peinture, par Nivelon 25o I.

1 764 Peinture, par Nivelon, en pied,

9 pieds de haut 1 5oo 1.

1 766 Peinture, par Nivelon, déformé

ovale i5o 1.

1 7G7 Peinture, parNivelon, dedpieds de haut, habillement et accessoires d’après nature. . . 3oo I.

MM. de Concourt, dans leur étude sur la Tour, signalent trois pastels de ce peintre que n’indiquent pas les comptes. Ce sont des por-

1. Peintre sur lequel nous n'avons rien trouvé, si ce n’est des mémoires dans les comptes des Menus-Plaisirs.

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