LÉ ARE
Importante lettre relative aux préparatifs du siège de Roses. Les travaux sont poussés avec activité, quoique « nos républicains ne mettent point dans les travaux la même ardeur que dans les combats. » L’escadre ennemie reste au large parce qu'on leur a fait sauter deux chaloupes canonières. (La place de Roses, considérée comme imprenable, fut enlevée
par Pérignon le 3 février 1795.) |
2745. MALET (Claude-François de), mousquetaire avant la Révolution, capitaine en 1792, général en 1799, arrêté en 1807 pour avoir voulu propager ses opinions républicaines, enfermé à la Force, célèbre par son héroïque tentative de renversement du gouvernement impérial, n. à Dole, 28 juin 1754, fusillé à Paris le 29 octobre 1812. Il était cousin de Rouget de Lisle.
P.A.5.; Dôle, 21 oct. 1784, 1/2 p. in-8 oblong. — A. S. R'., —$. R1, (Reckerché.) (Les pièces décrites ci-dessous montrent Malet à toutes les étapes de sa carrière militaire et présentent un grand intérêt pour la biographie de cet héroïque général républicain.)
Pièce signée Malet, ancien mousquetaire, et où il reconnaît avoir reçu de M. Levasseur la somme de 500 livres restant de 2000 livres que celui-ci lui devait pour une vente de fonds.
2746. MALET (Claude-François de).
L. À. S. (à De Grave), Strasbourg, 11 avril 1792, 1 p. in-fol.
Lettre écrite comme aide de camp du général Victor de Broglie. Il le prévient qu'il accepte le grade de capitaine au 50° régiment d’infanterie et qu’il ira rejoindre ce régiment aussitôt après que le maréchal Luckner et le général de Broglie lui permettront de quitter le poste d’adjoint à l’état-major de l’armée du Rhin, qu’il occupe en ce moment. — (Cette lettre, datée de Strasbourg, nous apprend que Malet faisait partie de la garnison de cette ville lorsque Rouget de Lisle, son cousin, y composa /4« Marseillaise.)
2747. MALET (Claude-François de).
L. À. à sa femme; quartier-général à Wissembourg, 24 août 1793, 1 p. 1/2 in-fol., tête impr. de l’armée du Rhin.
Intéressante lettre où il mande que les deux armées sont en présence et que les ennemis ont en vain essayé de les chasser des postes qu'ils occupent le long de la montagne. « La démission du général Beauharnoïis a été acceptée hier et d’une manière qu’il était bien éloigné de mériter, Il a reçu l’ordre de se retirer de l’armée sous six heures, ce qu’il a exécuté hier soir au grand regret de ceux qui le connoissaient et qui aiment vraiment le salut de la république. Tu imagines bien que cela m'a fait beaucoup de peine en mon particulier. Le général Landremont, qui le remplace, a écrit aux représentants du peuple pour qu’ils le laissent à l’armée comme général de division, mais je ne crois pas qu’ils le lui accordent. » — (Alexandre Beauharnaïs se retira à la Ferté-Imbault: il fut arrêté l’année suivante, traduit au tribunal révolutionnaire, sous l’inculpation d’avoir causé, par son inaction, la perte de Mayence, condamné à mort et exécuté le 23 juin 1794.)
2748. MALET (Claude-François de).
L. A, S., comme adjudant-général employé près le représentant Neveu, au général
en
Ambert; Trèves, 1°" ventôse an IIT (5 mars 1795), 1 p. 1/2 in-4, tête impr. et vig. avec cette devise s'appliquant à une figure de
la république conduisant un paysan : {le in-
dique le chemin de la victoire. ni Relative à une singulière décision rendue par :
un soi-disant jury créé dans le 2° bataillon du
30° régiment d'infanterie.
MALET (Claude-François de).
L. À. S. à Bernadotte; Paris, 8 thermidor an VII (26 juillet 1799), 2 p. 1/2 in-4, vig. et tête impr. Légère déchirure par la rupture du cachet.
Lettre écrite comme chef de l'état-major de la 7e division militaire et relative à l’approvisionnement de l’arsenal de Grenoble.
MALET (Claude-François de).
L. À. S. à Berthier; les Sables, 25 messidor an XII (14 juillet 1804), 1 p. in-fol., vig. et tête impr.
Il lui mande qu'il est arrivé de la veille au nouveau poste qui lui a été assigné d’après les ordres de sa Majesté impériale (Malet avait été nommé, le 6 messidor, commandant militaire du département de la Vendée, et il avait établi sa résidence aux Sables, afin de
surveiller la côte menacée d’une descente par les Anglais. Il resta dans ce poste jusqu’au 4 mars 1805.)
MALET (Claude-François de).
L. AÀ.S. à Berthier; les Sables, 16 thermidor an XII (4 août 1804), 5 p. in-fol., tête impr. et vig.
Pièce historique où il lui rend compte de l'inspection de la côte. Ila visité l’île de Bouin. «Il m'a paru que l'esprit des habitans étoit très bon et les portoit à se défendre eux-mêmes. » À Noirmoutier il y a deux compagnies sédentaires qui manquent d'armes et une garde nationale d’environ 500 hommes, « laquelle fait son service habituel avec un zèle qui est stimulé par la haine bien prononcée que les habitans portent au gouvernement anglais. » Les digues sont en très mauvais état et il est urgent de les réparer.
MALET (Claude-François de).
L. À. S. à Berthier; les Sables, 21 thermidor an XII (9 août 1804), 2 p. in-tol., tête impr. et vig.
Rapport sur ce qui s’est passé sur la côte du département de la Vendée du 16 au 21 thermidor. Il signale la présence d’une escadre anglaise dans le sud-ouest et la capture de deux chasse-marées bretons par une péniche anglaise.
MALET (Claude-François de).
1° L. A. S. à Brisson, maire de Fontenay; Fontenay, 22 brumaire an XIII (13 nov. 1804), 1 p. in-fol., tête impr. et vig.
Belle lettre où il s'intitule : Malet, général de brigade, commandant de la Légion d'honneur, commandant le département de la Vendée. I le prévient qu’il a nommé son aide de camp Joly aux fonctions de commandant de place de Fontenay.
2° L. À. S. au même; Fontenay, 22 nivôse an XIII {12 janvier 1805), 1 p. in-fol., tête impr. et vig.
Il lui mande qu’il sera chanté le 23 nivôse, à trois heures moins un quart, dans l’église de Notre-Dame de Fontenay, un Te Deum en actions de grâces du couronnement de l’empe-
reur. Mesures à prendre pour donner à cette cérémonie religieuse l’éclat dont elle est susceptible.