‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 2)Chapitre 17 sur 65 · ESA · texte numérisé non relu

ESA

3° 4 L. A.S. de Joly, aide de Rene du général Malet, à Goupilleau et au maire de Fontenay; ans XII et XII, 4 p. in-4. Intéressantes.

. MONCEY (Bon-Adrien JEANNOT de), général (1793), commandant en

chef de l’armée des Pyrénées- Orientales, maréchal de l Empire (1804), duc de Conegliano (1808), qui s ’illustra par la défense de Paris en 1814, n. à Besançon, 31 juillet 1754, m. à Paris, 20 avril 1842. On lui a élevé une statue à Paris sur la place Clichy.

L. A. S. à Berthier; Paris, 24 brumaire an VIIT (15 novembre 1799), 2 p. pl. infol. — À. S. R?. —S$.

CG. — {Il signa, après à 1808, le maréchal duc de Conegliano.) Ur t7 RE ut

Superbe lettre où il

FRE qu’il a été privé arbitrairement, il y a deux ans, du commandement de la 11° division militaire et demande à rentrer dans

ce poste.

. MOULIN (Jean-Baptiste-François), général on quise distingua

en Vendée. Né à Caen en 1754, il se brûüla la cervelle à Chollet, en février 1794, pour ne pas tomber entre les mains des Vendéens.

L. A. S. au général Huchet, à Mayenne ; Ville-d’'Evron, 10€ jour du 2° mois de la République (31 octobre 1793), 1 p.in-4. — Ref.

Il arrive avec sa troupe à Ville-d’Evron et trouve tout le monde un peu rassuré d’après la persuasion que les brigands vont évacuer Laval. Ila remarqué que presque tous les paysans

n’ont pas de cocarde et sont transis de peur. « Il seroit peut-être bon d’envoyer dans ce pays 200 hommes pour rassurer les habitans craintifs et maintenir les suspects, »

gt 4

HÉDOUVILLE (Gabriel- -Théodore-Joseph, comte d’), page de Marie- Antoinette, ous en 1793, commandant en chef de l’armée des côtes de l'Ouest (1796), qui s'empara de Stofflet et de Charette et contribua puissamment à la pacification de la Vendée, n. à Laon (Aisne), 27 juillet 1755, m. près d’Arpajon, 31 mars 1825.

L. A. S. au général Travot, commandant dans le département de la Vendée; Saintes, 19 prairial an VIIT (8 ; juin 1800), 1 p. in-4, tête impr. — A. S. R°. —S. (

Importante lettre où il lui mande qu'il marchera sur Nantes, Machecoul ou les Sables, suivant l'exigence des cas. Les Anglais ont effectué une descente à Quiberon. Le général en chef marche avec toutes ses forces vers cette localité. « J’ose prédire que les entreprises des Anglois tourneront encore à leur honte. Nos succès aux frontières doivent faire disparoitre les nuances nr et nous ne trouverons que des François lorsque nous aurons des

Anglois à combattre.

TR

LEFEBVRE (François-Joseph), sergent dans les gardes françaises (1789), général (1794), un des héros de l’armée du Rhin, maréchal de l’Empire (1804), qui s’empara de Dantzig (1807) et fut créé duc, n. à Ruffach (Haut-Rhin), 25 oct. 1755, m. à Paris, 14 sept. 1820. L.S. au chef de brigade Bisson; Paris, 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), 1 p.

in-fol., tête impr. et vig. — A. S. R$.— $. CO. — (Après 1807, il signa Le duc de

Dantzig.)

. Pièce historique où il lui ordonne de nommer une commission militaire qui procèdera

immédiatement au jugement des chefs de rebelles Frotté, Commarque, Hugou, Deverdun,

Casimieux, Pascal et Saint-Florent. « Ces individus sont d’ailleurs suffisamment convaincus

d’être les principaux chefs des hordes de rebelles qui depuis si longtemps désolent les dé-

partements de l'Ouest. » (Le comte Louis de Frotté etses compagnons furent fusillés à Ver-

neuil le 19 février 1800.)

HUMBERT (Jean-Joseph-Amable), général, commandant en chef de l’armée d'Irlande, avec laquelle il pénétra dans ce pays et fut obligé de se rendre aux Anglais (1798), disgracié par Bonaparte à cause de ses opinions républicaines et de sa liaison avec Pauline, sœur de celui-ci, réfugié aux Etats-Unis, n. à Rouvrois (Lorraine), 25 novembre 1755, m. à la Nouvelle-Orléans en février 1823.

P.S.; Castlebar (Irlande), 10 fructidor an VI (28 août 1798), 1/2 p. in-fol., tête impr. et vig. — À. S. R5. — S. Rÿ.

Intéressante lettre ainsi conçue : « Voulant reconnoitre la bravoure et les talents militaires déployés par le général Sarrazin dans la bataille de Castlebar (gagnée la veille par Humbert sur les Anglais), où ila dirigé plusieurs charges, dans l’une desquelles il a enlevé le drapeau de la cavalerie ennemie, le nomme général de division et lui ordonne de remplir les fonctions de ce grade dans l’armée française en Irlande.» — (Le général Sarrazin devint plus tard tristement fameux. Il déserta en 1810 et fut condamné à mort par contumace. Il se réfugia en Angleterre, fut rétabli dans son grade par la Restauration, puis condamné à dix ans de travaux forcés, comme trigame, en 1819.)

HERVILLY (Louis-Charles, comte d’}, un des officiers français qui prirent part à la guerre de l’indépendance des Etats-Unis, colonel de la garde constitutionnelle de Louis XVI (1791), maréchal de camp (1792), émigré après le 10 août, un des chefs de l’expédition de Quiberon, n. à Paris, 1755, m. à Londres des blessures reçues à Quiberon, 14 novembre 1795.

L. S. aux administrateurs du département de la Loire-Inférieure; Nantes,

16 mars 1791, 1 p. in-4. — A. S. R. —$. FR.

Ordre de fournir des voitures et des chevaux à un détachement qui se rend à Châtillon.

CAFFARELLI DU FALGA (Louis-Marie-Joseph-Maximilien), officier du génie, général en 1798, chef du génie de l’expédition d'Egypte, n. au château du Falga (Haute-Garonne), 13 février 1756, m. devant Saint-Jean-d'Acre, d’une blessure reçue au siège de cette ville, le 27 avril 1799. Savant distingué, il fut membre de l’Institut. Il avait perdu une jambe en 1795, à l’armée du Rhin.

L. S. au citoyen Crétin, directeur des fortifications à Alexandrie ; quartier général du Caire, 8 thermidor an VI (26 juillet 1798), 3 p. 1/4 in-4. — A. S. R°, —$. KR.

Intéressante lettre sur les opérations militaires. Demande de l’envoi de six ingéuieurs géographes.

. DAMPIERRE (Auguste-Henri-Marie PICOT, marquis de), colonel de

dragons, général (1792), un des héros de Valmy et de Jemmapes,

successeur de Dumouriez, n. à Paris, 1756, tué au combat de Famars,

9 mai 1793.

L. A. S, à M. Beulin; 31 mars 1791, 2 p. in-8, cachet, — AS RS" RE (Recherché.)

Relative à ses affaires.

RENAUDIN (Jean-François), illustre marin, qui commandait le Vengeur dans l’héroïque combat du 1% juin 1794, n. à Saint-Martin-du- Gua (Charente-Inférieure), 27 mars 1757, m. au même lieu, 30 avril 1809.

P.S$., sig. aussi par son frère Cyprien Renaudin ; à bord du vaisseau le Vengeur

du peuple, T floréal an I (26 avril 1794), 1 p. pet. in-4. — A. S. R7, — $,. R'. Approbation de la fourniture d’aunes de toile et d’une table de huit couverts pour le vais-

seau le Vengeur.

LA FAYETTE (Marie-Jean-Paul-Roch-Yves-Gilbert MOTIER, marquis de), major-général de l’armée américaine, un des héros de la guerre de l'indépendance des Etats-Unis, député aux Etats-Généraux, commandant de la garde nationale parisienne, n. au château de Chavagnac (Cantal), 6 sept. 1757, m. à Paris, 19 mai 1834. (V. série de la évolution française, n°% 479 à 484.)

5 L. A. S$. 1.r. à Pougens ; an XIII, 6 p. 1/2 in-4. — C. (Reckerché.)

Intéressante correspondance sur l’état précaire de la maison de librairie de Pougens, sur les démarches à faire en cette circonstance auprès du premier consul, et sur la composition de sa bibliothèque. ;

LA FAYETTE (Marie-Jean-Paul-Roch-Yves-Gilbert MOTIER, marquis de). É L. À. S. à Jullien ; La Grange, 22 oct. 1818, 1 p. 1/2 in-4.

Intéressante lettre politique où il est satisfait de voir, dans le dernier ouvrage de Madame de Staël, la réfutation de la doctrine ultra-royaliste sur les rapports entre les citoyens et avec les étrangers. Il approuve son prospectus des biographies des contemporains. « Ne faites des compliments qu'aux morts. Bornés-vous pour les vivants à des faits simples et incontestables et, lorsque les faits exigeront des réflexions de l'auteur, tournés-les au profit des choses plutôt qu’à la louange des personnes. »

AUGEREAU (Pierre-François-Charles), maître d'armes avant la Révolution, volontaire en 1792, général (1793), qui s’illustra dans l’immortelle campagne d'Italie de 1796, maréchal de l’Empire (1804) et duc de Castiglione, un des héros d’Austerlitz, d'Iéna et d'Eylau, n. à Paris, 21 octobre 1757, m. dans sa terre de la Houssaye, 12 juin 1816. |

L. À. S. à un général; Varsovie, 12° mars 1807, 1 p. in-4. — A. S. RE — 5. C.

PSS VE N777 Map 7 F 2. A ail

dotahenm de gamiyor À pute de 0) dure. baunpuu y

Ov 7.

; UE ar

Belle lettre où il le remercie de l'intérêt qu’il a pris à sa blessure (reçue le 8 février à la bataille d'Eylau, où sa belle conduite avait décidé la victoire). Il en est quitte pour la peur, s’il en a eu. Il part le lendemain pour Paris, à cause du mauvais état de sa santé.

MASSENA (André), chef de bataillon des volontaires du Var (1792), général (22 août 1793), un des plus illustres capitaines de la République, maréchal de l’Empire (1804), duc de Rivoli (1807), et prince d'Essling (1809), n. à Nice, 6 mai 1758, m. à Paris, 4 avril 1817.

P. S.; Nice, 6 pluviôse an VIII (26 janvier 1800), 1 p. 1/2 in-fol. — AS RM, S. C. (Recherché.) — (Il signa, après 1809, Ze maréchal prince d'Essling.)

Proclamation aux commandants, officiers, sousofficiers et soldats de la deuxième demi-brigade de bataille. 11 déclare qu'il les a choisis, parmi toutes les demi-brigades de l’armée du Danube, pour passer sous son commandement à l’armée d'Italie, et se plaint qu’ils aient violé les lois de la discipline. Il les rappelle à leurs devoirs. « Si j'entends encore parler de mouvements insurrectionnels, je casserai la demi-brigade en entier, je licentierai le corps des officiers et je traduirai devant des commissions extraordinaires les coupables. »

MASSÉNA (André). | L. S. à Gouvion-Saint-Cyr; Paris, 28 mars 1815, 1 p. 1/2 in-fol.

Superbe lettre où il s'excuse, sur l’état de sa santé, de ne pouvoir faire partie du conseil de guerre qui doit juger le maréchal Ney. « Quand l’état de ma santé ne serait pas à cet égard un obstacle absolu, j’en trouverais un relatif à M. le maréchal Ney dans la conduite qu'il a tenue, en 1810-et 1811, à l’armée de Portugal, pendant que j'en étais le commandant en chef. Il est connu de toute l’arnée et de toute la France que sa désobéissance me força à lui retirer le commandement du 6° corps et à lui intimer l’ordre de s’éloigner de l’armée. J'en rendis compte dans le temps au gouvernement etje demandai même sa punition.» Sa conscience lui ferait donc un devoir, aux yeux du maréchal Ney et pour l'opinion publique, de refuser toute nomination de juge.

MEURIS (Amable-Joseph), ferblantier, commandant du 3° bataillon des volontaires de la Loire-Inférieure, qui s’illustra à la défense de Nantes contre les Vendéens (27 juin 1793), n. 1758, tué en duel à Nantes en juillet 1793. |

L.S., sig. aussi par 24 officiers de son bataillon, aux administrateurs du département de la Loire-[nférieure ; 14 avril 1793, 1 p. in-fol, — R&. :

RSRRAES

Curieuse épître où ils réclament le supplément d’appointements qui leur est dû. — En marge se trouve une note des administrateurs émettant l'avis qu’il n’y a pas lieu de faire droit à la pétition, vu les grands sacrifices accomplis par la municipalité pour la levée et

l'équipement des gardes nationaux et la double p paye accordée aux officiers. Une apostille aut. RS VE rTR sig. du maire de Nantes Baco, signée aussi par sem CT 24 les administrateurs Letourneuæ, Beaufranchet PB et Bougon, approuve cette décision.

RAMPON (Antoine-Guillaume, comte), général républicain, qui s’illustra par la défense de la redoute de Montelegino (11 avril 1796), n. à Saint-Fortunat (Ardèche), 16 mars 1759, m. à Paris, 2 mars

L. A. S. au citoyen Marion (son beau-frère), négociant, à Tain; quartier-général du grand Caire, 9 thermidor an VI

(27 juillet 1798), 2 p. in-fol., tête impr., vig. et cachet. — A. S. R'. — DR:

I1 lui donne des nouvelles de ses neveux qui se sont distingués à la bataille des Pyramides. Sa santé est bonne, quoique la chaleur lui ôte la moitié de ses forces. «Enfin il nous

. faut de la patience, du courage, et avec

PANALE

Page 1