ZA NE
cela nous parviendrons peut-être à
revoir un jour notre chère patrie. »
BRUIX (Eustache), contre-amiral, un des meilleurs marins de la Révolution et de l'Empire, ministre de la marine, n. à Saint-Domingue, 17 juillet 1759, m. à Paris, 18 mars 1805.
e 5. à Nielly ; Brest, 8 germinal an VII (28 mars 1799), 3 p. in-4.— A.S$S. Rà.
11 le prévient confidentiellement que cinq vaisseaux espagnols viennent du Férol à Rochefort et 1l l’engage à se tenir prêt à leur porter des avis et des pilotes.
BRUIX (Eustache).
L. À. S. à Talleyrand, Boulogne, 13 fructidor an XII (30 novembre 1804), 3 p. pl. in-4.
Lettre confidentielle des plus curieuses où il raconte à Talleyrand les peines, les fatigues et les chagrins qu’il a éprouvés pendant le séjour de l'Empereur à Boulogne. « Sa Majesté ne me paroit pas contente de mes travaux; je ne suis pas même bien fixé sur l’opinion qu’elle peut avoir de mon zèle et de mon dévouement. » Cela vient de ce que sur les mille et une choses qui étaient à faire, on ne lui a fait remarquer que le petit nombre de celles qui restent à exécuter. Il est profondément dégoûté et demande à rentrer dans l’obscurité. Il est ruiné et sa santé est délabrée. « Peut-être est-il dans ma destinée de n’être justement apprécié par l'Empereur que lorsque je ne serai plus. Je désire sincèrement, néanmoins, que les habiles gens qui me font aujourd’hui si petit, si misérable dans sa pensée, ne lui fassent pas, en me remplaçant, trop regretter ma perte... »
ROSSIGNOL (Jean-Antoine), ouvrier orfèvre avant la Révolution, lieutenant-colonel de gendarmerie (1793), général en chef de l’armée des Côtes de la Rochelle, impliqué dans l'affaire de la machine infernale et déporté aux îles Seychelles, n. à Paris, 1759, m. dans l'ile d’Anjouan. (côte de Madagascar), avril 1802. .
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L. S. aux représentants du peuple ; Saumur, 31 juillet 1793, 2 p. 1/4 in-fol. — A. S. R'. — S. R*.
Importante lettre écrite peu de jours après sa nomination au commandement en chef de l’armée des côtes de la Rochelle. Il s’en rapportera au général Ronsin pour l'administration, qui a toujours été hors de sa portée. Plusieurs généraux ne sont pas dans les bons prin— eipes et l’armée est désorganisée. Il lui faut un renfort de 15000 hommes de troupes organisées et disciplinées. « Je voudrais pouvoir sauver ma patrie, qui m'est plus chère que tous les grades que la République m’a jusqu’à présent conférèés. Mon peu de capacité pourrait, tout en voulant faire le bien, occasionner le mal, sans le vouloir, mais je saurai mourir dans le combat et non sur l’échafaud. » Puisque les sans-culottes remplacent enfin les intrigants et les traîtres, il demande des brevets de général divisionnaire pour Ronsin et pour Santerre.
ROSSIGNOL (Jean-Antoine).
L. S. à Bouchotte ; Rennes, 1e' jour de la 2° décade du 3° mois de l’an IL (2 décembre 1793), 3 p. 1/4 in-fol., tête impr.
Il se plaint que le général Westermann, destitué avec les généraux Vergnes et Nouvion, n'ait pas, comme ces derniers, quitté l’armée, mais soit resté dans ses fonctions, en vertu d’un arrêté des représentants Fayot et Bellegarde. Il fait le plus triste tableau du cäractère mielleux et dissimulé de Westermann et du peu de solidité de ses principes républicains. Il croit que ce général a été pour beaucoup dans les dernières déroutes; il l’accuse d’avoir tué un brave officier de gendarmerie, qui cherchait à rallier les troupes. Il fait ensuite l'éloge du général Robert, chef de l’état-majer de l’armée de l'Ouest, dont les principes républicains lui sont bien connus. — (Westermann fut destitué le 2 janvier suivant, arrêté le 2 avril, condamné à mort avec Danton et décapité avec lui le 5 avril 1794.)
DUPETIT-THOUARS (Aristide AUBERT), illustre marin, qui commandait le T'onnant à la bataille navale d’Aboukir, et montra le plus grand héroïsme, n. au château de Boumois, près de Saumur, 31 août 1760, tué à Aboukir Le 2 août 1798.
L. A. $. à Talleyrand,; Brest, 11 fructidor an V (28 août 1797), 3 p. in-fol. — Rf.
Très intéressante lettre écrite au moment où il revenait des Etats-Unis (où il s'était réfugié après avoir été fait prisonnier par les Portugais sur les côtes du Brésil). Il rappelle quels avaient été ses projets. « C'était l'emplacement d’une colonie, basée à peu près sur les principes que vous avés si bien développés, que je voulais chercher... »
STENGEL (Henri de), général de cavalerie d’origine allemande au
LO
ETAT 2 service de la France, lieutenant de Dumouriez en 1792, tué à la bataille de Mondovi, le 17 avril 1796.
L. À. S. au représentant Goupilleau de Montaigu; Nice, 10 brumaire an IV (1er nov. 1795), 2 p. 1/4 in-fol., tête impr. et vig. — R. Belle lettre relative à la cavalerie de l’armée d'Italie.
TUNCQ (A.-T.), gendarme de la connétablie de l’île de France, général en 1793, commandant en Vendée, où il battit plusieurs fois les rebelles, m. d’une chute de cheval en 1799.
L. A. 5. au représentant Goupilleau; Trie, près de Gisors, 1°" nivôse an VIT (21 déc. 1798), 1 p. in-fol., vig et tête impr. — Rf.
Il le remercie de ses bons offices. S'il n'avait pas une si grande famille, il serait moins inquiet. Il le prie de le recommander au général Brune avec lequel il irait au bout du monde.
PICHEGRU (Charles), chef de bataillon des volontaires du Gard (1792), général (1793), commandant en chef des armées du Rhin et du Nord, conquérant de la Hollande, qui ternit sa gloire en conspirant avec les royalistes, arrêté après l'affaire de Georges Cadoudal, n. à Arbois (Jura), 16 fév. 1761, m: étranglé à la prison du Temple, à Paris, le o avril 1804.
L. A. S. aux représentants Richard et Choudieu; Hoogléede, 25 prairial an IL (13 juin 1794), 10 heures du soir, 1 p. 1/4 in-4, vig. et tête impr. de l’armée du Nord avec cette devise : Za victoire ou la mort. — A.S. PR. — S. R1, (Recherché.)
Pièce historique où il mande que le matin même l’ennemi a attaqué la droite de l’armée, qui a d’abord fait bonne contenance, puis s’est mise dans un désordre incroyable. On a été généralement mécontent de la conduite des généraux Despeaux et Malbranck et il va les remplacer dans leur commandement. « Nous avons perdu deux pièces de canon et nous en avons pris deux ou trois. L’affaire a été des plus chaudes. L’ennemi a beaucoup plus perdu que nous. »
PERRÉE (Jean-Baptiste-Emmanuel), contre-amiral, qui détruisit les établissements anglais de la côte d'Afrique (1794), fit partie de l'expédition d'Egypte et fut chargé d'aller ravitailler Malte, n. à Saint-Valery-sur-Somme, 10 novembre 1761, m. glorieusement dans un combat avec les Anglais, près de Malte, le 18 février 1800.
L. A. S.à son père Louis Perrée, à Saint-Valery-sur-Somme ; grand Caire, 11 thermidor an VI (28 septembre 1798), 1 p. 1/4 in-fol. — R7.
Il lui mande son arrivée au Caire après beaucoup de fatigues et plusieurs combats où 1l a été blessé légèrement au bras. « Vous aprendré avecque plaisire que j'ait été fait contre amirale sur le cham de bataille avecque le plus beaux sertificat de ma conduite qu'on puisse avoire.. Je vien de recevoire l’ordre du générale de commandant en chefe la marine de l'Égipte. »
2779. JOURDAN (Jean-Baptiste), soldat (1778-1784), mercier à Limoges avant la Révolution, commandant d’un bataillon de volontaires (1792), général (1793), commandant en chef des armées du Nord, des Ardennes et de Sambre-et-Meuse, le vainqueur de Fleurus, maréchal de l’Empire (1804), n. à Limoges, 29 avril 1762, m. à Paris, gouverneur des Invalides, le 23 novembre 1833. | L. A.S. à Lefebvre; Paris, 16 fructidor an VII {2 septembre 1799), 1 p. 1/2 in-4,
cachet brisé. — A. S. R°?, — $S. C. (Recherché.) |
I1 s'excuse de ne pas être allé le voir, mais, comme quelques hommes, qui n'aiment pas ; les républicains énergiques, lui ont fait une réputation de jacobin et de terroriste, il a eu } a] oi ? 4 peur de le compromettre par une visite.
tue” nn dé Lée.
2780. CHAMPIONNET (Jean-Etienne), soldat en Espagne avant la Révolution, commandant d'un bataillon des volontaires de la Drôme (1792), général (1793), un des héros de l’armée de Sambre-et-Meuse, conquérant de Naples (1798), n. à Valence (Drôme), 1762, m. à Antibes, 10 janvier 1800.
L. À. S. au Comité du salut public ; Fooz, 9 fructidor an IT (26 août 1794), 3/4 de