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1° L. A. S. à Monseigneur {Colbert de Seignelay, évèque de Rodez}: Rod 8 oct. 1788, 3 p. 1/2 in-. Se EMEA Et odez); Rodez,
. Curieuse épitre, dans laquelle il proteste contre la dénonciation dont il a été l’objet à l’occasion de son panégyrique de saint Jérôme, prononcé aux Pénitents Bleus le 30 septembre. On lui reproche d’avoir fait allusion, dans sa péroraison, aux quatre conseillers exilés qui venaient d'arriver dans la ville et avaient été reçus avec le plus grand enthousiasme par tout le peuple. 11 explique que le sentiment publie ne lui a pas permis de faire autrement et il envoie sa péroraison au prélat, afin qu’il puisse juger de ce qu'il à dit. « Ce n’est pas ma faute si certains esprits bornés ou prévenus ont appliqué aux ci-devant Jésuites des sorties qui n’ont rapport qu'aux incrédules. Quelque outré que je puisse être des excès que Pascal relève dans leur morale et des persécutions qu'ils ont suscitées aux gens de bien, qui ne pensaient pas comme ces Pêres sur les matières de la grâce, je ne pourrai jamais prendre sur moi d'achever un corps qui est assés puni d’être l’anathème de toute l’Europe. Ce ne serait pas d’ailleurs à Rodès que j'affecterais un jan-
sénisme intolérant, si je
voulais, comme on m'en °
accuse injustement, cap- : LE : Re
ter la bienveillance d’un 5 720 arti et prostituer ainsi
a chaire d’un Dieu hu- d
milié pour repaître ma vanité. La nécessité qui, comme dit le sage, nous force à des indignités, ne m'a jamais réduit à cette extrémité. »
20 Fxtrait d'un panégyrique de saint Jérôme, prêché le 50 septembre 1788, pièce autographe, 3 p. in-4.
Cette pièce contient toute la péroraison du panégyrique. Voici le passage incriminé:: « Vous trouverez dans la vie de plusieurs saints patriarches le modèle de l’héroïsme que vous admirez dans ces illustres magistrats que la Providence vient de rendre aux lois, à la patrie, et dont le retour excite aujourd’hui tant d'enthousiasme parmi vous. Vous trouverez dans ces saints livres que la véritable fidélité que l’on doit à ses rois consiste à refuser comme ces Pères du peuple, de rien faire de ce qu’on croit pouvoir ternir la gloire de leur règne. Vous y apprendrez le respect que l’on doit à la religion des serments, et vous ne serez plus étonnés que ces religieux dépositaires des lois aient eu le courage d’être fidèles. Vous y apprendrez à sacrifier, comme ces généreux sénateurs, vos biens, vos libertés, je dirai même vos propres vies, plutôt que de manquer aux devoirs qui vous seront imposés par la conscience, la justice ou la religion. »
3° L. A. S. (à l’évèque de Roddez); Rodez, 7 fév. 1789, 2 p. 1/2 in-4.
Il le remercie de lui avoir interdit de prêcher dans le diocèse. « Mes prières sont exaucées et je me mets encore à vos genoux pour vous supplier de l’étendre à tous les diocèses. » Il continue sa lettre sur ce ton ironique. Il refuse de sortir de Rodez. « Je dois vous déclarer de nouveau que je ne suis pas d’avis de donner la mort à une mère à qui je dois tout, après Dieu, et qu’il n’y aura que la force qui puisse m’arracher d’une patrie où j’ai tant de droits de rester. » Il travaille donc à un mémoire justificatif de sa conduite.
LORIQUET (Jean-Nicolas), Jésuite, directeur de la maison d'éducation de Saint-Acheul, resté fameux par une Æisioire de France où les faits
sont étrangement dénaturés, n. à Epernay, 5 août 1760, m. à Paris, 9 avril 1845.
L. A. S. à un ami; Saint-Acheul, 26 août (1817), 1 p. 1/4 in-8.— R1.
Il le remercie de ce qu’il lui a écrit d’édifiant et d’encourageant dans les circonstances pré-
sentes. « Puissions-nous les mettre à profit pour notre sanctification, puisque c’est en partie pour cela que la divine Providence les a amenées! »