‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 105 sur 227 · L. A. S.; 30 sept. 1806, 1 p. in-8. — R*. (Recherché · texte numérisé non relu

L. A. S.; 30 sept. 1806, 1 p. in-8. — R*. (Recherché

1526. ARNOULD (Madeleine-Sophie), cantatrice « dont la voix était une âme, et la plume, un stylet redouté dans ses beaux jours; » la seule actrice française de son temps, qui, au dire de Garrick, parlât aux yeux et au cœur ; si bien définie: «la sœur cadette de Ninon. » Née à Paris, le 13 février 1740, elle y est morte le 22 octobre 1802. (V. série des Z'crivains, n° 1123.)

L. A. S. Sophie au comte (de Lauraguais?); 2 mars 1769, 4 p. pl. in-4. — (Elle

signait, tantôt Sophie Arnould, ou Sophie A., ou, enfin, Sophie. Elle employait parfois pour cachet une pierre antique représentant un papillon.)

Elle lui reproche doucement de n’avoir pas répondu à la lettre qu’elle lui a écrite depuis son départ; puis elle l’informe des bruits de coulisses de l'Opéra : M'i Heinel, cette danseuse, débarquée de Stuttgard, qui l’a, un jour, supplantée dans son cœur, a pris un nouvel amant en titre, qu’on dit être le prince de Conti, sujet sur lequel elle s’étend avec une maligne complaisance, et qui lui donne occasion de se permettre, en passant, quelques-uns de «ces mariages d’inclination de mots, où elle foule aux pieds les étiquettes de la parole. »

1527. SAINT-HUBERTY (Anne-Antoinette CLAVEL, dite), cantatrice, épouse du comte d’Antraigues, n. à Strasbourg, 15 déc. 1756, assassinée, avec son mari, près de Londres, 22 juillet 1812. L. A. S. à M. Grégoire; 31 août 1787, 2 p. 1/4 in-4. Une partie du papier blanc est enlevée au-dessous de la signature. — À. S. R'. — A. F5. (Recherché.) Toute relative à l’achat d’un piano.

1528. LAYS (François LAY, dit), célèbre chanteur de l'Opéra, interprète enthousiaste de la Marseillaise, n. à La Barthe-Nestès, en Gascogne, 14 février 1758, m. à Ingrande, 10 mars 1831.

L. A. S. au cit. Letourneux, ministre de l’intérieur, 1 p. in-fol. Rognée en tête. — FR. (Recherché.)

Lettre confidentielle où il rappelle les vexations dont il est l’objet et déclare que c’est à cause de son état de maladie, mais non par mauvaise volonté, qu’il ne peut pas jouer. 1529. CONTAT (Louise), actrice du Théâtre-Français, qui jouait admirablement les rôles de soubrette, n. à Paris, 1760, m. 9 mars 1813.

L. A. S. à la duchesse (de Montebello); 4 mars, 1 p. in-4. — R?. (Recherché.) — (Après son mariage avec M. de Parny, neveu du poëte, elle signa Contat de Parny.)

Charmante épître d'envoi d’une loge.

1530. TALMA (François-Joseph), le plus grand tragédien qu'ait produit la pan n. à Paris, 15 janvier 1763, m. dans la mème ville, 9 oct.

L. $., sig. aussi par Amawry-Duval et autres, à Monseigneur …; Paris, 25 mars

1811, 1 p. 1/4 in-4.— A. S. R.— 8. C. (Recherché) (Talma signait tantôt Franc. Talma, tantôt simplement Zulma.)

Lettre signée comme membres d’une commission chargée d’un projet relatif aux théâtres. [ls soumettent leur travail au ministre.

1331. TALMA (François-Joseph).

L. À. S. au peintre Ducis; Marseille, 12 mai 1818, 2 p. 3/4 in-4. Lettre fort remarquable où il raconte son entrevue avec le comte de Forbin, qui revient de Grèce. Considérations sur l’art dramatique, « Pourquoi le théâtre ne seroit-il pas une école où la vertu füt enseignée comme dans celle de Le ed a Socrate, le plus sage des hommes, ne dédaignoit pas de mettre la main aux tragédies d'Euripide! » 1532. TALMA (François-Joseph).

j L. S. par Baptiste aîné, Armand, Lafon, Mademoiselle Mars, Michelot et De Vigny, au statuaire De Bay; Paris, 16 déc. 1826, 1 p. 1/2 in-4.

Belle lettre de remerciements du don, que De Bay a fait à la Comédie-Française, du buste de Talma.

1533. CANDEILLE (Amélie-Julie), actrice du Théâtre-Français, qui à fait représenter plusieurs comédies, n. à Paris, 31 juill. 1767, m. 3 fév. 1834. L'histoire de ses amours avec Vergniaud parait controuvée. jo L. À. S. au cit. Botot; 6 germinal an VI, 2 p.in-8. — C.

Elle sollicite une audience de Barras, à qui elle veut demander une place pour son père (le compositeur Pierre-Joseph Candeille).

90 L. A. &. à Justin Gensoul; (11 nov. 1824), 1 p. in-8.

Relative à son roman de La Pauvre fille.

1824. ELLEVIOU (Pierre-Jean-Baptiste-François), chanteur et compositeur d'opéras comiques, n. à Rennes, 9 nov. 1769,m. à Paris, 5 mai 1842.

L. À. &., sig. aussi par À. Richardy, au cit. Camerani ; 3 oct. 1792, 1 p. in-4. — R'. (Recherché.)

Très-belle lettre, où ils réclament une augmentation de traitement.

15235. DUCHESNOIS (Catherine-Joséphine RAFIN), tragédienne du Théâtre- Français, n. à Saint-Saulves-de-Valenciennes, 5 juin 1777, m.

8 fév. 1835.

L. À. S. à un ami; 2 mai, 1 p. in-8. Rognée en tète et peut-être incomplète. —

R'. (Recherché.)

Lettre de reproches sur une mauvaise plaisanterie faite à l'une de ses amies.

1326. MARS (Anne-Françoise-Hippolÿte BOUTET, dite Mi), célèbre actrice du Théâtre-Français, restée sans rivale dans les rôles d’ingé-

nue, de jeune première et de grande coquette, n. à Paris, 9 fév. 1779, m. dans la mème ville, 20 mars 1847.

L. À. S. à Mme Marguerite; samedi, 3 p. in-8, adresse.— R. (Recherché.)

Relative à la vente d’une maison à M. Pawels. Elle désire que l'affaire soit terminée avant le 21 ou 25 du mois, époque à laquelle elle doit partir. Ce qui le décidera sans doute, c’est qu’il ne peut avoir une maison, qu’il bâtirait, avant l'année prochaine; tandis que, dans la sienne, il pourrait, dès cet hiver, donner concerts et bals.

1537. ODRY (Charles-Jacques), acteur comique, qu'a spécialement rendu célèbre le rôle de Zilboquet dans les Saltimbanques, n. à Versailles, 17 mai 1781, m. à Courbevoie, 28 avril 1853.

1° L. À. S. à Thénard; Bordeaux, 30 août 1841, 1/2 p. in-4. — 2° Copie autographe de cinq couplets extraits du Pâtissier anglais, 2 p. in-4. Pièce certifiée par

Siraudin, — C

1538. SAMSON (Joseph-Isidore), auteur dramatique, et l’un des meilleurs acteurs du Théâtre-Français, maître de Rachel, n. à Saint-Denis, 2 juillet 1793, m. à Paris-Auteuil, 30 mars 1871.

L. À. S. à un confrère; Auteuil, 3 mars 1859, 1 p. in-8. — C. Demande de billets pour assister à une représentation du Maître d'école.

1539. PROVOST (Jean-Baptiste-François), un des artistes qui ont conservé avec le plus de soin les grandes traditions de la scène française, n. 29 janv. 1798, m. à Paris, 24 déc. 1865.

1° P.S., sig. aussi par Picard ; Paris, 15 déc. 1819, 1 p. in-fol. — A. S. C.

Engagement de Provost au second Théâtre-Français, « pour y jouer les premiers, seconds et troisièmes rôles dans les deux genres, et, au besoin, les confidents, » moyennant un traitement fixe de 4,000 francs.

20 L. À. S. à Romieu,; (Paris), 30 mars 1852, 3 p. in-8, enveloppe avec adresse.

Relative à la demande qu'avait faite le docteur Archambault de pouvoir ouvrir une maison de santé, bien qu’attaché au service de Charenton.

1540. LEMAITRE (Frédérick), l'étonnant interprète du drame romantique, n. au Havre, juillet 1798, m. à Paris, 25 janv. 1876.

L. A. S. à M. Corbière, rédacteur en chef du Journal du Havre; Grand hôtel de Rouen, 23 oct. (1832), 2 p. in-4, adresse. — R'. ( Recherché.) — (Le plus souvent il ne signait que }’rédérick.)

I] lui sait gré de penser à lui, et désire donner quelques représentations avec Me Dorval. « Je tâcherai de justifier les éloges que vous m'avez accordés, et, avec cette femme, je retrou-

verai mon âme et mon énergie... Dorval m'a écrit et m'appelle à grands cris. Elle comprend aussi l’art celle-là. »

DS LTD pue.

EX MP le

1841. LEMAITRE (Frédérick).

L. A.S. au maire du IL arrondissement de Paris; Paris, 22 mai 1839, 1 p. in-4.

Malade, ayant cessé de faire partie du personnel du Théâtre de la Renaissance, et sur le oint de s’absenter de Paris, il demande à être rayé du contrôle de la garde nationale du I° arrondissement.

. DEJAZET (Virginie), éminente comédienne, non moins remarquable

par son jeu fin et spirituel que par les qualités de son cœur, n. à Paris, 30 août 1798, m. dans la même ville, 1° déc. 1875.

L. A. S. (à M. Lefebvre); mercredi, 1 p. 3/4 in-8. — C. (Recherché.) — (Dejazet eut trois signatures différentes : Virginie Dejazet, V. Dejazet, et enfin, Dejazet, avec ou sans parafe.)

Relative à des représentations qu’elle devait donner à Lyon.

MONNIER (Henri-Bonaventure), artiste et littérateur, qui a joué luimême, sur la scène, plusieurs des rôles de ses pièces ; le créateur du type de Joseph Prudhomme, emprunté à sa propre nature, n. à Paris, 6 juin 1799, m. dans la même ville, 3.janv. 1877.

.L. A. S. à un ami; mardi, 1 p. in-8. — C.— (Il existe des lettres d'Henri Monnier signées Prudhomme, avec la régularité et toutes les fioritures que Monnier prêtait à la signature de son héros, qui, d’ailleurs, est reproduite ci-dessous.)

« Plains-moi, bon et excellent homme; je suis, depuis tantôt deux mois, tellement pris de PE névralgiques à l’épigastre, que je ne puis prendre part à aucune réunion mangeante ou riante... »

BOUFFÉ (Marie), l'interprète le plus pathétique du drame-vaudeville, n. à Paris, 4 sept. 1800.

1° L. A. S. aux administrateurs du théâtre du Gymnase; Paris, 19 avril 1839, 1 p. iu-4, adresse. — C.

Demande d’un congé de quatre mois pour rétablir sa santé.

20 L. À. S. (à Carmouche), 3 p. in-8.

Relative à un rôle que lui destinait Carmouche et qui ne saurait lui convenir. « Je n’ai rien de comique par ma nature dans un homme entre deux âges. J'en ai acquis la preuve plusieurs fois dans ma carrière dramatique. »

DAMOREAU-CINTI (Laure-Cinthie MONTALANT, femme), une des meilleures cantatrices de son temps, émule de la Malibran, n. à Paris, 6 février 1801, m. 25 fév. 1863.

L. A. S. à une dame; 31 juillet, 2 p. 3/4 in-8. — C. — (Elle signa, dans sa jeunesse, Laure Cinti, puis, après son mariage, Z. D. Cinti.) Jolie lettre, où elle lui annonce sa prochaine arrivée à Nantes, et parle de Ponchard.

DORVAL (Marie-Amélie THOMAS-DELAUNAY, M® ALLAN, dite), l’actrice qui a le mieux joué le drame moderne, n. à Lorient, 1801, m. à Paris, 1849.

L. A. S. (à Frédérick-Lemaitre), 3 p. in-8. — C. ( Recherché.)

Charmante épître, pleine d’amitié pour lui. Elle trace l'itinéraire de son voyage et exprime l’espoir de le rencontrer à Rouen et à Bordeaux et de jouer avec lui. « Enfin, rejouer avec vous serait ma turlutaine. Si vous avez quelque chose à me dire, écrivez-moi hôtel du Brésil. Vos lettres seront toujours reçues par moi comme vous-même et comme vous savez. »

NOURRIT (Adolphe), admirable artiste, le premier chanteur de son temps, qui avait une si haute idée de l’action civilisatrice de la musique, alliée à la poésie, qu’il en était venu à préférer le développement moral des masses, par son art, aux applaudissements d’un auditoire privilégié, même le plus sympathique. Né à Montpellier, le 3 mars 1802, il est: mort à Naples, Le 8 mars 1839.

L. A. S. à Cherubini, directeur du Conservatoire de musique; Naples, 29 avril 1838, 4 p. in-4. —R". ( Recherché.)

Belle et noble lettre, l’une des plus remarquables qu’on possède de Nourrit, où il fait con— naître à Cherubini les motifs qui l’ont amené à prendre un engagement au théâtre Saint- Charles, de Naples. Parti pour l'Italie, avec l’intention de faire un voyage d'agrément, il a été invité, à Miléo: par Rossini, à chanter en français le duo de Guillaume Tell. Le succès me y a obtenu lui a fait adresser plusieurs demandes d'engagements; mais il a voulu, avant

e prendre une décision, visiter les grands théâtres de la Péninsule. Plus il avançait, plus la vue de ce beau pays, plus sa langue si mélodieuse, plus cette organisation si heureuse du public, qui n’apporte au théâtre que le besoin d’être ému, l’ont séduit. Il s’est pris de passion

our l'Italie et a désiré ne plus la quitter. Il s’est donc décidé, après une longue lutte avec

ui-même, à entrer au Théâtre de Saint-Charles. Bien que l’art du chanteur ne soit plus ce qu’il fut autrefois en Italie, il y trouve l’occasion d’un progrès acheté au prix d’un travail long et difficile, et c’est ce qui le séduit. Il a le cœur navré de quitter la France, d’abandonner sa ce au Conservatoire de Paris, de n’être plus en contact immédiat avec Cherubini, auquel il a voué le plus profond respect et la plus grande estime. Il le prie, en terminant, de remettre sa démission de professeur au ministre.

LOCKROY (Joseph-Philippe SIMON, dit), acteur de l’Odéon et de la Porte-Saint-Martin, auteur dramatique, n. à Paris, 1802.

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