L. A. S. au comte de Forbin; Paris, 23 août 1819, 2 p. in
Il ne pourra envoyer l’Assomption de la Vierge au Salon que vers le quinze septembre, voulant y mettre la dernière main, avant que cette œuvre sorte de l'atelier. M'e Mayer envoie, le jour même, son tableau. Il y joint deux portraits, comme spécimens de son talent, en attendant la pièce principale.
LEFÈVRE (Robert), premier peintre de Louis XVIII, n. à Bayeux, 18 avril 1758, m. à Paris, 11 janv. 1831.
10 L. A. S. à M. le comte {de Forbin); Paris, 19 février 1819, 1 p. in-4. — R!.
Il se charge d'exécuter une copie de son portrait de Lescure, chef vendéen, pour le prix de 2,000 fr., fixé par M. le directeur général.
20 P. À. S.; 19 fév. 1825, 1 p. in-fol.
Reçu de la somme de 250 fr., pour vingt-cinq épreuves du portrait lithographié de Me Ja Dauphine, d’après celui qu’il a peint.
LEFÈVRE (Robert).
L. A. $S. (au préfet de la Vendée); Paris, 2 mars 1825, 3 p. in-4. — (Réservé.)
Le Roi lui ayant demandé de peindre une grande allégorie en l’honneur des armées royales de la Vendée et de la Bretagne, il désire avoir des costumes de paysans de diverses régions de ces deux provinces, afin de les utiliser dans son tableau. Si des décorations, marques de commandement et autres signes distinctifs, ayant servi aux officiers de ces armées, ont été conservés, il en demande le prêt; ce qui lui permettra de mettre plus de vérité historique dans son œuvre. « Certaines familles doivent avoir des portraits d'officiers, qui ont figuré d’une manière marquante. Ce serait un honneur pour elles de les voir jouer leur rôle dans une page aussi glorieuse pour les Vendéens et les Bretons. »
VERNET (Antoine-Charles-Horace, dit CARLE), fils de Claude-Joseph, peintre d'histoire, caricaturiste, dessinateur et lithographe, n. à Bordeaux, 14 août 1758, m. à Paris, 27 nov. 1836.
L. A. S. au maréchal Berthier; 15 mars 1806, 1 p. in-fol. Le filigrane du papier représente la France assise ; au-dessous, ces mots : Pro patria. — A. S. FR? (Recherché.) Pret h
Il le prie de lui confier le tableau de la Bataille de LA 1728 Marengo, qu'il a déjà peint pour lui; pren Hein d'en 1 % | reproduire les pre- Au :
mx plans Tue (24) la répétition du même sujet que l’Empereur « lui a fait | ordonner d’exposer au prochain Salon.»
En tête se trouve
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datée de Munich, le i à
22 mars 1806.
REDOUTÉ (Pierre-Joseph), célèbre peintre de fleurs, n. à Saint-Hubert, principauté de Liège, 10 juill. 1759, m. à Paris, 19 juin 1840.
| \ Li D.
— 248 — ; L. A. S. à sa fille; Fleury, 6 octobre, 2 p. 1/2in-4.— A. S. R7. —$S. R?. — (Redouté écrivait fort peu et usait fréquemment de secrétaires.) Affectueuse lettre où il laisse percer la peine que lui cause l'éloignement momentané de sa fille. Détails intimes.
GARNIER (Étienne-Barthélemy), peintre d'histoire, membre de l’Institut, n. à Paris, 24 août 1759, m. dans la même ville, 45 nov. 1849. | P. A. S., 5 p. 1/4 in-fol. — R'.
C'est l’article Aaron pour le Dictionnaire des Beaux-Arts.
LE THIÈRE (Guillaume GUILLON, dit), peintre, directeur de l’Académie de France à Rome, n. à Sainte-Anne (Guadeloupe),16 janvier 1760, m.. à Paris, 22 avril 1832.
P.S$S., sig. également de Darw, et des autres eg#mmissaires français et italiens, chargés de faire le triage des principaux objets d'art des musées de Rome, qui doiêtre transportés à Paris; nov. 1810 — 30 avril 1812, 7 pièces in-fol. — A. S. Re.
Inventaires sommaires des divers Musées, comprenant les bronzes, marbres, peintures, médailles, gravures, livres et manuscrits.
CERACCHI (Giuseppe), sculpteur, émule de Canova, n. en Corse, vers 1760, m. à Paris, sur l’échafaud, le 30 janv. 1802, victime d’une odieuse machination ourdie par la police de Bonaparte.
L. À. S., en français, au Directoire exécutif de la République; Paris, 18 messidor an VII, 2 p. in fol. — R*. (Recherché.)
Rome est menacée d’une invasion des Napolitains ; ce qui forcerait le peuple de prendre les armes contre l’armée française. Afin d'éviter ce malheur, il faut émanciper les Romains et réviser, dans un sens plus libéral, le dernier article de leur Constitution, attribuant à l’autorité militaire l'initiative des lois; ce qui paralyse entièrement l'esprit républicain et empêche le Tribunat de pourvoir au salut national. Qu'on rappelle, ensuite, l'ambassadeur Bertolio, depuis longtemps détesté, et qu’on envoie, de Paris, certains patriotes italiens, réfugiés en France, avec pleins pouvoirs de changer le personnel des administrations, de concert avec le nouvel ambassadeur et le général en chef. Les Français ne peuvent opérer ces
changements d’une manière profitable, à cause des justes méfiances que s2 sont attirées quelques-uns “6 d’entre eux. Il répond, du reste,
du dévouement des magistrats de Êr CL —— la République romaine. — Il attend LZ
depuis quatre mois, sans pouvoir re. ©, : L
remplir sa mission, qui doit rester E CCC
secrète. CEE
BOILLY (Louis-Léopold), peintre de genre et portraitiste, n. à La Bassée (Nord), 5 juill. 1761, m. à Paris, 5 janv. 1846.
L. A. S. au comte de Forbin, directeur des musées; Paris, 1er juillet 1822, 2 p. in-4, adresse et cachet. — Rÿ. |
« Depuis plus de quarante ans que je professe l’art de la peinture, et depuis trente ans que j'expose constamment au Salon, le Gouvernement ne m’a jamais fait l’honneur de m’acheter un seul de mes tableaux. Il est vrai que je n’ai jamais sollicité cette faveur auprès de lui, Je serais pourtant flatté, Monsieur, de voir un de mes ouvrages placé dans quelque galerie royale, et particulièrement dans celle du Luxembourg... »
GALLE (André), dit l'Ainé, graveur en médailles, n. à Saint-Étienne, 15 mai 1761, m. à Paris, 22 déc. 1844.
du
P. A. S.; Lyon, 20 nov. 1792, 1 p. in-4. — Rf. — (Réservé.)
Reçu de Ja somme de 175 livres, comme à-compte du prix du modèle de la médaille « qu’il a modelée pour être présentée en hommage à la Convention ».
(Cette médaille, offerte à la Convention par les artistes réunis de Lyon, fut, dit-on, le premier essai de Galle. La tête de la Liberté, qu’elle porte, est copiée sur celle de la médaille de Dupré, frappée à l’occasion de l'intervention française en faveur des Etats-Unis d’Amérique.)
GUERIN (Jean-Urbain), habile peintre en miniature, qui a fait les portraits de la plupart des généraux de la Révolution française, n. à Strasbourg, 1% août 1761, m. 1835.
L. A. S. de son prénom à son neveu, le peintre Gabriel-Christophe Guerin; Paris, 8 août 1827, 2 p. in-8. — R7. — {Aéservé.)
Jolie lettre. Détails intimes.
FONTAINE (Pierre-François-Léonard), premier architecte de Napoléon I”, qui à fourni les plans de l’arc de triomphe du Carrousel et restauré, plus tard, le palais de Versailles, n. à Pontoise, 20 sept. 1762, m. à Paris, 10 oct. 1853.
L. À. S. à l’intendant de la princesse Borghèse, Pauline Bonaparte; Paris,
31 oct. 1815, 1 p. in-fol. — C.
Il réclame des honoraires qui lui sont dus depuis plusieurs années.
LA BARRE (Éloi), architecte de la Colonne de Boulogne et de la Bourse de Paris, n. à Ourscamps (Oise), 17 août 1764, m. à Vitry-sur-Seine, 20 mai 1833.
L. A. S. à MM. Mambry et Wilson, fondeurs à Charenton; Paris, 21 mars 1827,
1 p. in-4, adresse. — R°. | Relatives à des fournitures faites pour les travaux de construction de la Bourse.
. PERCIER (Charles), architecte, le fidèle collaborateur de Fontaine,
n. à Paris, 22 août 1764, m. dans la même ville, 5 sept. 1838. L. A. S. au comte..…...; 24 mars 1826, 1 p. in-4. — F.
Il le remercie d’avoir fait nommer son neveu, l'architecte Alexandre Villain, inspecteur du monument du duc de Berri.
BALTARD (Louis-Pierre), architecte, peintre et graveur, n. à Paris, 9 juill. 1765, m. dans la mème ville, 22 janv. 1846.
L. S. au comte de Dienne, secrétaire de la Chancellerie de la Légion d'honneur;
Paris, 16 fév. 1815, 1 p. in-fol. — K.
Il demande qu’on le prévienne du décès des dignitaires de la Légion d'honneur, qui doivent être inhumés à Sainte-Geneviève, dont il est l’architecte.
FABRE (François-Xavier-Pascal), peintre et amateur d'objets d'art, dont il avait formé, avec la collaboration de la comtesse d’Albany, une collection remarquable, léguée par lui à la ville de Montpellier, sa patrie, n. dans cette ville, 1* avril 1766, m. au même lieu, 1% avril 1837.
L. A. S. à son ami Castillon; Florence, 30 juin 1821, 2 p. in-4. — R?.
Lettre artistique et littéraire. Ramey travaille à Rome à son groupe de Thésée tuant le Minotaure, qui est d’un beau mouvement.
GIRODET DE ROUCY (Anne-Louis), dit GIRODEI-TRIOSON, peintre d'histoire et littérateur, un des meilleurs élèves de David, n. à Montargis, 5 janv. 1767, m. à Paris, 9 déc. 1824.
L. A. S. A.-L. Güirodet à Chaptal, ministre de l’intérieur; Paris, 15 ‘prairial an IX, 1 p. in-fol. — R. Recharge re (Girodet signa de trois manières : Avant
1789, Girodet de Roucy ; pendant la Révolution ; A.-Z. Girodet, et, après son adop-
tion par son bienfaiteur, le médecin Trioson, Girodet-Trioson.)
Demande de l'appartement que vient de quitter le citoyen Meynier, peintre, et de deux ateliers, pris dans les locaux des Archives, où il puisse exécuter les travaux importants dont il a reçu la commande.
GIRODET DE ROUCY (Anne -Louis).
. Pièce de vers autographe signée : A.-Z. Gürodet de R. (de Roucy); 2 vendémiaire an XIII, 2 p. in-fol.
Ces vers furent remis à Gros, à l’occasion du prix décennal décerné à son tableau des Pestiférés de Jaffa.
GIRODET DE ROUCY (Anne-Louis).
L. A. S. Güirodet-Trioson à ses nièces, à Clamecy; Bourgoin, près Montargis, 30 fév. 1818, 1 p. in-4, adresse.
Illes remercie de leurs vœux de bonne année, et s’occupera prochainement de restaurer lui-même le portrait de leur père, qui a été endommagé.
AF AfEhuusat :
GIRODET DE ROUCY (Anne-Louis).
L. A. S. Girodet-Trioson à l'abbé de Neufville; Paris, 30 déc. 1822, 2 p. in-8, adresse.
Il le remercie de l’envoi de la Théologie des peintres, et lui dit qu’il recherchera l’ouvrage intitulé : Pictor christianus. « Les artistes ne sauraient avoir trop de documents positifs sur les sujets qu’ils peuvent traiter, surtout lorsque ces sujets sont ceux de la re ion, qui ne doivent jamais l’être qu'avec la décence et la majesté, qui en sont inséparahbles. »
BOSIO (François-Joseph, baron), sculpteur, membre de l’Institut, n. à
Monaco, 19 mars 1767, m. à Paris, 28 juillet 1845.
L. A. S. à M. Delaunay, directeur de l'Aréiste; Paris, 29 sept. (1842), 1 p. in-4, adresse, cachet de cire noire à ses initiales. — Rt,
Sa statue étant trés avancée, il l'invite à venir la voir à l'atelier, et d'amener quelques amis avec lui. « Les artistes sont, comme les coquettes, insatiables de suffrages. » ISABEY (Jean-Baptiste), le célèbre peintre en miniature, n. à Nancy,
11 avril 1767, m. à Paris, 18 avril 1855.
L. A. S. au comte de Nieuwerkerke; 17 fév. 1852, 1 p. in-8. — R.
En sa qualité de vétéran des pauvres peintres en miniature, il a répondu à ceux qui l'ont consulté que l'arrêté du directeur du Musée, qui ne permet que trois tableaux à l'artiste exposant, ne concerne pas le peintre en miniature. Celui-ci pourra réunir dans son cadre toutes les miniatures reçues par le jury.
AUDOUIN (Pierre), graveur de mérite, qui a exécuté plusieurs bonnes planches d’après des tableaux du Louvre, n. à Paris, 1768, m. dans la même ville, 1822.
P. S., avec les mots aut. approuvé l'écriture ci-desus, signée aussi de l'éditeur
P. Laurent; Paris, 17 mai 1792, 1 p. in-4. — A. S. R*, — $. R!.
Marché passé entre Pierre Audouin et Pierre Laurent, pour la gravure du tableau de Terburg, représentant les Offres d'amour de l'homme de guerre, moyennant la somme de 2,200 livres.
BRUNEL (Marc-Isambart), célèbre ingénieur et architecte, qui a construit le tunnel de Londres, passant sous la Tamise, n. à Haqueville (Normandie), 25 avril 1769, m. à Londres, 12 déc. 1849.
L. A. S. à M. d’Avennes, président de l’Académie d'Évreux; Londres, 30 juin 1835, 3 p. in-4, adresse. — Rf.
Autobiographie, pleine de détails, sur les motifs qui l’ont porté à s’expatrier de France, sur son séjour en Amérique et sur les causes qui le retiennent en Angleterre, où il a fixé définitivement sa résidence. « Comme Franklin, il a dit : Où la Liberté règne, là est ma patrie! » ,
TOPINO-LEBRUN (François-Jean-Baptiste), peintre de talent, auteur de la Mort de Caius Gracchus, tableau couronné par le jury au Salon de 1797 et donné par le Directoire à Marseille, n. dans cette ville, 1769, décapité à Paris, 30 janv. 1802, victime d’une odieuse machination de la police, qui y impliqua aussi le sculpteur corse Ceracchi et deux autres innocents, Arena et Demerville.
L. A. S. à un de ses amis; 23 thermidor an VII, 1 p. 1/2 in-8. — K*.
Invitation à venir faire chez lui la connaissance du citoyen Bonneville, commandant de bataillon à la 14 demi-brigade, homme instruit, d’une éducation soignée, de beaucoup d'esprit et d’un patriotisme à toute épreuve, qualités qui sont autant de titres à son estime eb à son amitié. « On parle de paix, de constitution ; il ya dela misère, mais un bon esprit dans les troupes réunies. Les bourgeois font le dimanche et un tantinet la décade; les prêtres chantent, les soldats jurent, les coquines jouissent, les intrigants volent, et moi je ne peins pas, non faute de modèles, mais faute de pouvoir les aligner, par défaut de l'harmonie métallique qui manqua toujours aux peintres. »
Clyiers ve
LhubeopenT Len Je dech onu
us Per AD en ae arret et er du 7 op 4 at je É'euhetiee Le ent 7 d FER
A cette lettre est joint un projet de souscription, proposé par Topino, en 1800, aux amis des arts, pour l'aider à exécuter le tableau du Siège de Lacédémone par Pyrrhus, dont il avait
fait l'esquisse. L'œuvre achevée, le public serait admis à la voir, moyennant rétribution, comme les Sabines de David, alors exposées; ce qui permettrait de rembourser les avances des souscripteurs. L’arrestation de Topino-Lebrun, le 10 octobre 1800, empêcha de donner suite à ce projet.
TOPINO-LEBRUN (François-Jean-Baptiste).
L. À. S. au cit. Biauzat, commissaire du gouvernement près le tribunal criminel de la Seine ; Paris (prison de la Conciergerie), 12 nivôse an IX, 1 p. in-8, adresse.
Il le prie d’autoriser la levée des scellés apposés sur ses effets, à son domicile, «rue du Pot de Fer, faubourg Germain », afin qu'il puisse se servir de son linge et de ses vête— ments d’hiver, et « qu’il use paraître d’une manière décente devant le tribunal. » Sa fortune ne lui permet pas de suppléer à l’absence de ces objets. — Avec cette lettre se trouvent deux billets autographes, adressés également à Biauzat, l’un d’Arena jeune , l’autre de Dominique Demerville, coaccusés de Topino-Lebrun.
TOPINO-LEBRUN (François-Jean-Baptiste). z Pièce de 2 lignes aut. sig., 1/4 de p. in-8 oblong. « Je prie le concierge de la maison du Plessis de faire voir mon tableau au porteur et à sa société. »
RENAUD (Alexandre), sculpteur, auteur des sculptures de la colonne du Châtelet ou d'Austerlitz.
P.S. Alexandre Renaud, statuaire ; Paris, 5 avril 1808, 1 p. pet. in-fol. — FR.
Il s'engage à exécuter, moyennant 3,500 livres, les sculptures de la colonne d’Austerlitz, offre acceptée par Gondoin et Lepère, architectes du monument, et par Denon.
GAULLE (Edme), sculpteur, n. à Langres, 1770, m. à Paris, fév. 1841. Il fut un des commissaires chargés de conduire en France les objets d'art enlevés à l'Italie par nos armées victorieuses. | L. À. S.; Marseille, 7 vendémiaire an VI, 4 p. in-4. — F?.
Récit des péripéties de son voyage sur la Méditerranée, en compagnie de l’Apollon du Belvédère, du Laocoon, de la Transfiguration de Raphaël et autres chefs-d'œuvre. Parti
de Livourne sur le navire qui le transportait à Marseille, il est arrivé sans accident dans ce
Le
ort, échappant ainsi à l’active surveillance des Anglais, qui s'étaient promis d'enlever à la
rance sa précieuse conquête. Mais, rendu là, ila fallu, faute de fonds, faire emmagasiner les caisses, comme s’il se fût agi de simples marchandises. Bonaparte, prévenu, venait de pro— mettre l'argent nécessaire au transport jusqu’à Paris, lorsque le Directoire a pourvu à tous les frais, et l’on va se mettre de nouveau en route, d'ici quinze jours, par la voie du Rhône. Deux mois et demi après, le tout sera à Paris. En arrivant à Marseille, Gaulle est allé voir les tableaux et statues que possède la ville. Bien que son séjour en Italie l’ait habitué à la contemplation des chefs-d’œuvre de l’art, il n’a pu s'empêcher d'admirer {a Peste de Saint-Roch, de David, et un bas-relief du Puget qui est dans le même lieu (La Peste de Marseille).
La minute d’une autre lettre sur le même sujet y a été jointe.
GÉRARD (François-Pascal-Simon), peintre d'histoire et portraitiste, un des élèves les plus célèbres de David, auteur de la Zataille d'Austerlitz, de l'Z'ntrée de Henri IV à Paris et de Corinne au cap Misène, n. à Rome, de parents français, 11 mars 1770, m. à Paris, 11 janv.
L. A.S. à une dame; 7 mars, 2 p. 1/2 in-4. — A. S. PR. — S. C. — (Dans la
seconde moitié de sa vie, Gérard faisait souvent écrire ses lettres par mademoiselle Godefroid, son élève. )
« J'ai été vivement flatté que vous m’ayez cru digne de votre souvenir, dans les pages que vous consacrez aux arts; mais j'avouerai que j'ai été encore plus touché que vous ayez rendu justice (j'ose le dire) à mes sentiments. Je me crois meilleur homme que bon peintre, et je préférerai toujours un ami sincère au plus excellent tableau, fût-il de moi. »
GÉRARD (François-Pascal-Simon).