‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 144 sur 227 · L. A. S. au comte de Forbin; 15 nov. 1824, 1 p. in-4. — C · texte numérisé non relu

L. A. S. au comte de Forbin; 15 nov. 1824, 1 p. in-4. — C

Il lui demande, à l’occasion du monument du duc de Berry, qu’il vient d’achever pour Versailles, de le porter sur la liste des artistes qui seront décorés cette année, et de faire acquérir, par le ministre de la maison du Roi, sa Jeune Chasseresse.

DUBUFE (Claude-Marie), le portraitiste à la mode dans l'aristocratie bourgeoise du règne de Louis-Philippe, n. à Paris, 1790, m. à la Celle-Saint-Cloud, 21 avril 1864.

L. A. S. à une dame; Paris, 23 fév. 1843, 2 p. 1/2 in-8. — R°.

Il insiste près d’elle pour qu’elle l’autorise à exposer son portrait.

RICHARD (Louis-Joseph-Marie), fondeur, modeleur et ciseleur, un des artistes de ce temps qui ont pratiqué la fonte du bronze avec le plus de perfection, n. à Paris, 9 fév. 1791, m. dans la même ville, 8 janv. 1879.

L. A. S. à M. B. Fillon; Paris, 9 mars 1845, 2 p. in-4, adresse, cachet de cire verte à ses initiales. — RS. — {Xéservé.) « Je consens à vous céder mon Adrien, par un Italien du xv* siècle, à la condition que vous

me donnerez, en échange, son poids d'argent fin. J'ai besoin de ce métal pour faire une expérience d’un genre nouveau, qui donnera, je suppose, de bons résultats. »

GÉRICAULT (Jean-Louis-André-Théodore), peintre de grand avenir, surpris par la mort en pleine éclosion d'un des plus mâles talents de, l’époque moderne, auteur du Vaufrage de la Méduse, n. à Paris, 26 sept. 1791, m. dans la même ville, 18 janv. 1824.

L. A. S. à Horace Vernet; Londres, 6 mai (1821), 3 p. in-4, adresse. (Col. Sensier.) — F7.

Très curieuse lettre, où Géricault, né coloriste, exprime, avec beaucoup de chaleur, l’impression favorable produite sur lui par la vue des peintures de l'Ecole anglaise. L'exposition, ui vient de s’ouvrir à Londres, lui a permis d’admirer des paysages, des tableaux de genre, es animaux peints par Ward et par Landseer, âgé seulement alors de dix-huit ans, des portraits, ayant des poses si naturelles et d’un ton de couleur si vrai, « qu’il ne leur manque

que la parole. » Une toile de Wilkie, représentant la lecture du bulletin de Waterloo à lhôpital militaire de Greenvich, l’a surtout frappé.

Important document pour la biographie de Géricault, et qui marque la date précise d'une légère évolution dans sa manière.

GÉRICAULT (Jean-Louis-André-Théodore).

1° Dessin à la plume et à la mine de plomb, de format in-4, où se voit un jeune homme, ayant le bras droit passé autour du cou d’une courtisane, derrière laquelle se dissimule une furie, tandis que le gauche est saisi par d’autres personnages en délire et se roulant à terre, excités qu'ils sont par une bacchante. Dans le fond apparaît la Sagesse sous la figure de Minerve. Au-dessous, ces mots de la main de Géricault : L'homme entraîné par la Volupté et la Folie. — (Réservé.)

Présent de M. His de la Salle.

hs

2 Dessin à la plume, largement lavé d'encre de Chine, de format in-fol. = Hercule jeune terrassant un lion, un ours, un tigre et un serpent de grande taille. Composition du plus beau jet, des dernières années de l'artiste. Au-dessous, ces mots autographes : Za force victorieuse de ses ennemis. — ( Réservé.)

Plus épris de la force que de la grâce, Géricault s’est, en quelque sorte, peint lui-même dans ce croquis.

CHARLET (Nicolas-Toussaint), peintre, dessinateur et lithographe, qui s’est fait un renom en popularisant les types de grognards du premier Empire, n. à Paris, 20 oct. 1792, m. dans la même ville, 29 déc. 1845.

L. A. S. au ministre de l’intérieur; Paris, 26 avril 1834, 1 p. in-fol. — C. (Recherché.)

11 lui demande de rendre à la rue de la Paix, son ancien nom de rue Napoléon, et lui annonce qu’il va solliciter la décoration de la Légion d'honneur.

PERNOT (Alexandre-François), peintre de paysages et dessinateur, n. à Vassy (Haute-Marne), juin 1793, m. 1865.

P. A.; avril 1845, 1 p. in-fol. — Rt.

Note au ministre de l’intérieur pour obtenir la décoration.

FOYATIER (Denis), sculpteur, que sa statue de S'partacus à rendu célèbre, n. à Beson, près de Feurs, d’une famille de laboureurs, 1793, m. 16 nov. 1863. :

L. À. $S. à M. Félix Drouin ; Paris, 27 août 1846, 1 p. in-8. — A. S. FR‘. — S. R!.

Il tient à sa disposition le petit bronze de son Spartacus. Le retard qu’il a mis dans cette affaire a été causé par son travail de la statue de Jeanne d'Arc. « C’est un ouvrage grave qui m’aucupe sérieusement. »

ROBERT (Louis-Léopold), le mélancolique peintre des Morssonneurs de la campagne de Rome, qui a traduit, en enfant du Jura, la nature italienne, n. à la Chaux-de-Fonds (canton de Neufchâtel), 13 mai 1794, m. par le suicide à Venise, 20 mars 1835.

EL, À, SR M. Jesi, à Florence; Venise, 18 juin 1833, 4 p. in-4, adresse et cachet. — KR.

« Cher ami, me voici encore à Venise, et, qui plus est, encore occupé de mon tableau (Le Départ des pêcheurs de l'Adriatique). Cette constance vous étonnera, j'en suis sûr; elle vous fera connaître le fond de mon caractère. Quand j'ai entrepris quelque chose, je ne crains ni fatigues, ni peines pour arriver à un résultat qui me satisfasse un peu... J’éprouve presque un sentiment de honte d’être occupé, depuis si longtemps, d’un sujet. Pour moi, je trouve bien mon excuse, puisque je sais que, véritablement, je n’ai commencé mon tableau qu’au mois de novembre 1832, et que, pour l’avoir fait arriver au point où il en est, il a été nécessaire de ne pas perdre son temps. » Suivent divers détails intimes.

RS

COGNIET (Léon), peintre d'histoire, membre de l’Institut, n. à Paris,

29 août 1794.

P. S.; Paris, 28 juillet 1827, 1 p. in-fol. oblong. — C. Quittance du premier tiers de la somme de 5,000 francs à lui allouée pour son tableau de

Numa, commandé pour la salle du Conseil d'Etat au Louvre.

BARYE (Antoine-Louis), un des plus grands sculpteurs de ce siècle, le premier de tous dans la représentation des animaux, n. à Paris, 24 sept. 1795, m. dans la même ville, 25 juin 1875.

L. À. S. au président de... : 18 mars 1867, 1/2 p. in-8. — A. S. R$. — (Barye écrivait très rarement; encore se servait-il presque toujours de la main d'un secrétaire pris dans sa famille.)

Il s'excuse de ne pouvoir rien envoyer à l'exposition qui va s'ouvrir sous ses auspices ; il n’a ni Poor hies, ni aquarelles, en ce moment, à sa disposition. — A cette lettre est joint un billet de la main de son secrétaire féminin habituel.

| 1È nov REX

COROT (Jean-Baptiste-Camille), paysagiste inspiré, le poétique auteur de ces Idylles vaporeuses, « où il a moins peint la nature elle-même que l’amour qu'il avait pour elle, » n. à Paris, 29 juill. 1796, m. dans la même ville, 23 fév. 1875.

L. A. S. à M. de Chennevières, directeur des expositions ; Ville-d'Avray, 22 juin 1857, 1 p. in-8, adresse. — R7. ( Recherché.) .

Il le prie de faire pencher légèrement des tableaux exposés au salon. « On les trouve généralement trop droits. »

COROT (Jean-Baptiste-Camille).

L. A. $. à M. de Beauchesne; Paris, 5 fév. 1871, 1 p. in-8, adresse.

«Monsieur, d’après votre désir, je vous remets quelque note biographique (sic). — J'ai été au collège de Rouen jusqu’à 18 ans. De là, j'ai passé 8 ans dans lecommerce. Ne pouvant plus y tenir, je (me) suis fait peintre de paysages; élève de Michalon, d’abord. L’ayant perdu, je men dans l'atelier de Victor Bertin. Après, je me suis lancé, tout seul, sur la nature, et voilà ! »

AVISSEAU (Jean-Charles), sculpteur et modeleur en terre émaillée, dont la vie et les œuvres rappellent celles de Palissy, n. à Tours,

95 déc. 1796, m. dans la même ville, 10 fév. 1861.

L. À. $. à M. B. Fillon; Tours, 9 août 1856, 2 p. 1/2 in-8. — A. $S. R'. — (Il s’est souvent servi de son fils comme secrétaire.)

11 le remercie de lui avoir envoyé en présent l’édition originale des Discours admirables de la nature des eauæ et fontaines. « Les souvenirs qui se rattachent à ces œuvres immor— telles, auxquelles j'ai acquis quelques droits par mes misères passées, me font regarder l’ouvrage comme un miroir où se réfléchissent deux époques de ma vie.»

GODARD, habile graveur sur bois, établi à Alençon, sa patrie.

L. À. S. à Curmer ; Alençon, 14 juin, 1 p. in-4, adresse. — F&.

Relative à la gravure sur bois des encadrements de lune des publications de cet éditeur. HENRIQUEL-DUPONT (Louis-Pierre), graveur célèbre, dont le burin - ferme, correct et consciencieux, s'est malheureusement refroidi parfois

au contact des œuvres de Paul Delaroche, n. à Paris, 13 juin 1797.

L. A. $S. au Directeur de la Gazette des beaux-arts; 10 déc. 1862, 2 p. in-8. — C.

Il s’empresse de mettre à sa disposition la planché du portrait de Tardieu d’après Ingres,

pour figurer dans sa revue, avec une notice biographique.

HENRIQUEL-DUPONT (Louis-Pierre).

L. A. S. à M. O. de Rochebrune; Paris, 3 janv. 1867, 3 p. 1/2 in-8. — (ARéservé.)

Détails sur un accident qui vient de lui arriver et sur des événements de famille. Il a vu sa nouvelle gravure, et l’engage à moins pousser ses effets au noir.

DELAROCHE (Hippolyte, dit Paul), peintre d'histoire d’un talent distingué, mais froid, auquel on doit l’Zémicycle du palais des Beaux- Arts, n. à Paris, 17 juill. 1797, m. dans la même ville, 4 nov. 1856.

L. À. S. à M. Cavé, chef de la division des beaux-arts au ministère de l’intérieur ; Rome, 1% fév. 1835, 3 p. in-8, adresse, traces de cachet de cire rouge. — C. (Recherché.)

Il le remercie de son amicale intervention près du ministre dans une circonstance grave, et entre dans divers détails pour lui démontrer que la prolongation de son séjour en Italie . n’a d'autre but que de faire des études qui puissent lui servir lors de l’axécution de ses peintures du Palais des Beaux-Arts. «Je viens d'écrire, dit-il ensuite, au ministre pour lui demander de donner à M. Hervé l’ordre de m'envoyer les mesures de l’hémicycle, désirant m'occuper au moins de sa composition, si je ne puis, avant mon retour, en com- :

mencer les cartons. Il me semble qu’il F4 : \ serait à propos, pour régulariser cette ET D vus An Pot affaire, de faire faire l’ordonnance de ce nouveau travail, moyennant, comme il a LE ra été convenu dans le cabinet du ministre, Antec la grosse somme de 100,000 francs. Pour une toile de 50 pieds, vous avouerez que cela est fapuleusement maigre; mais enfin j'en passeràt-par tout ce qu'on voudra, pour achever ma grande entreprise.»

1925. DELAROCHE (Hippolyte, dit Paul).

L. A. S. à M. Royer-Collard; Dourdan, 15 juin 1845, 1 p.in-8, enveloppe, adresse et cachet de cire rouge, aux initiales gothiques de l'artiste.

Relative aux travaux de peinture de l’église Saint-Vincent-de-Paul.

DELAROCHE (Hippolyte, dit Paul).

L. A. S. à la comtesse d’Appony ; 7 juillet 1856, 1 p. in-4, adresse.

Il ne peut lui montrer, dans son atelier, les tableaux de Strafford et de sainte Cécile, qui sont actuellement à la gravure.

1927. DUBAN (Félix-Jacques), architecte, le savant restaurateur du château de Blois et de la galerie d’Apollon au Louvre, n. à Paris, 14oct. 1797, m. 6 oct. 1870. | L. À. $. à un écrivain; Paris, 29 juin 1855, 1 p. in-8. — C.

Remerciements de son travail sur l’École française du musée du Louvre. :

1928. LEMAIRE (Philippe-Joseph-Henri), sculpteur, l’auteur du Fronton de la Madeleine, n. à, Valenciennes, 8 janv. 1798.

Page 1