ET
manuscrits trouvés chez le duc de Saint-Simon, et actuellement déposés chez le notaire de La Leu. — Derrière se trouve une déclaration signée de Le Dran, du 22 décembre 1760, constatant qu’on lui a remis cinq grandes caisses contenant les manuscrits du duc de Saint- Simon.
20 P. A.S. de Boudol ; Paris, 22 déc. 1760, 1 p. 1/4 in-4.
Il reconnait que c’est de l'agrément de la comtesse de Valentinois que M. de La Leu a remis à M. Le Dran les cinq grandes caisses, contenant les manuscrits du duc de Saint- Simon.
LAGRANGE-CHANCEL (François-Joseph DE CHANCEL, dit), poëte satirique, auteur des Philippiques, n. au château d’Antoniat en Périgord, 1% janv. 1677, m. au même lieu, 6 déc. 1758.
L. A. S, (au cardinal de Fleury) ; Périgueux, 7 fév. 1736, 3 p. in-4. — Fÿ,
Il lui envoie les vers qu'il vient de composer sur le retour de la paix, et le prie d’abréger la durée de son exil « dans une campagne marécageuse, » et de forcer l’Intendant de sa province à lui restituer le mss. du commencement de son Histoireïdu Périgord, qu’il lui a confié et qu'il s’obstine à ne pas lui rendre. « Il ne lui convient plus de garder ce qui part d'une plume, dont il ne goûteroit pas mieux la prose qu’il a paru goûter les vers. »
TITON DU TILLET (Everard), littérateur et biographe, amphytrion des gens de lettres, auteur du Parnasse français, n. à Paris, 16 janv. 1677, m. dans la même ville, 26 déc. 1762.
L. A. S. à l'avocat Cocquard, à Dijon; Paris, 6 mai 1739, 3 p. 1/2 in-4, cachet brisé. — F£. :
Très-belle lettre de félicitations sur sa correspondance, qui est d’un beau style et entremêlée de vers.
DESFORGES-MAILLARD (Paul), poëte médiocre, qui serait oublié, s’il n'eût eu la bonne fortune de fournir à Piron le sujet de la Héfromanie, où il est berné comme Sancho Pança; Voltaire l'avait surnommé l'Apollon de Bretagne. Né au Croisic (Bretagne), en 1679, il mourut à Paris en 1772.
L. À. S. à Titon du Tillet ; Fontenay-le-Comte, 22 déc. 1741, 3 p. in-4 d'une écriture très-serrée, adresse et cachet de cire rouge. — F*. — ( Réservé.)
Il vient de quitter Poitiers pour prendre possession du poste de Fontenay, dont dépend l'élection des Sables, où les chemins sont très-mauvais, et où l’esprit des habitants, de la noblesse surtout, l’est encore davantage. « I1 ne feroit pas bon approcher des chateaux de trop près pour les examiner; on feroit un mauvais parti à quelqu'un qui vexeroit les gens. Je me pions donc d’être tombé dans un pays impraticable pour les chemins, et où le monde ressemble aux chemins, dès qu’il est question de satisfaire aux impôts. Ce qui a redoublé ma mauvaise humeur, c’est le discours que me fit un homme de cette province, avec qui je Soupai hier, tête à tête, dans cette auberge. Il me peignit de si vilaines choses, que je crus, ensuite, en rêvant dans mon lit, que tous les diables de saint Antoine étoient autour de moi. Peut-être que, dans quelque temps, je vous écrirai que ma vie n’est point aussi désagréable que je le croyois. »
(Desforges était alors employé dans la perception des dixièmes).
DESFORGES-MAILLARD (Paul).
. L. A. $. au président Bouhier, à Dijon; les Sables-d'Olonne, 23 déc. 1742, 3 p. in-4, adresse, cachet.
Epitre en prose et vers, où il adresse à son correspondant une imitation de l’ode d’Horace : Donarem pateras.
« Je vous donnerois, cher Boubhier, De belle porcelaine fine,