L. À. S.; Mâcon, 13 juillet 1847, 2 p. in
Lettre adressée à un témoin de la Révolution, qui lui avait fourni des renseignements pour son Histoire des Girondins. « J'y réponds au milieu du désordre et des préparatifs d’un banquet de trois mille personnes, en l'honneur des principes immortels ravivés dans ce périssable livre. »
1220. SCRIBE (Augustin-Eugène), auteur dramatique d’une étonnante fécondité, n. à Paris, 24 déc. 1791, m. dans la même ville, 20 février 1861.
P.A.S., 8 p. in-4. — C. — (Réservé.)
Canevas du livret de l'opéra des Huguenots, écrit pour Meyerbeer et communiqué à ce dernier avant de l’achever.
1221. COUSIN (Victor), philosophe éclectique, remarquable écrivain, traducteur de Platon et amant rétrospectif de M"° de Longueville, n. à Paris, 28 oct. 1792, m. à Cannes, 14 janv. 1867.
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Lettre de sa jeunesse. Il se chargera volontiers de rendre compte, gratuitement, de tous La ouvrages de philologie un peu philosophique, à la condition quon lui fournisse les ivres.
90 L. A. S. au libraire Merlin ; 9 fév. 1823, 3/4 de p. in-8.
Recommandation en faveur d’un élève de la défunte École normale, pour la collection des romanciers grecs.
1222. DELAVIGNE (Jean-François-Casimir), poëte lyrique et dramatique, à qui l’on doit les Messéniennes, n. au Havre, 4 avril 1793, m. à Lyon, 11 déc. 1843.
L. A. S. (à Georges Ozaneaux), 4 p. pl. in-8. — C. — (Aéseroé.)
Charmante épitre qui commence ainsi :
« Ah! je n’ai rien vu, Suisse orgueilleux! jai vu des forêts de pommiers couverts de fruits vermeils ; j'ai vu des fermes immenses environnées de quatre rangs de chênes et des ombrages où l’on trouve la nuit en plein midi; j'ai vu des montagnes couronnées de verdure, d’où l’œil découvre une rivière de deux lieues de largeur serpentant à travers de beaux pâturages; j'ai vu cette rivière, qu’une haute marée chassait devant elle, se précipiter en furieuse contre ses bords, se gonfler, couvrir les prairies de sable et d’écume, et poursuivre à grands flots les génisses et les taureaux effrayés... » 5
1223. JAL (Auguste), littérateur, qui, sous le titre de Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, nous a laissé un vaste répertoire de ren seignements de toutes sortes, précieux quant aux dates, mais trop souvent accompagnés d'appréciations malveillantes ou erronées, n. à Lyon, 12 avril 1793, m. à Vernon (Eure), 5 avril 1873.
L. A. S. à M. Faustin Poëy d'Avant, à Maillezais (Vendée) ; 1 fév. 1863, 3 p. in-8. — C. — (Réservé.)
Demande de renseignements inédits sur Agrippa d’Aubigné, sa famille et ses descendants, et sur ceux de Du Plessis-Mornay; particulièrement sur Philippe de Courcillon-Dangeau. Il s’informe du sort qu'ont éprouvé les anciennes archives de Surimeau, près de Niort, de la Forêt-sur-Sèvre et de Sainte-Hermine.
1224. FLOURENS (Marie-Jean-Pierre), secrétaire perpétuel et historiographe
de l’Académie des Sciences, n. à Maureilhan (Hérauit), 13 avril 1794, m. à Montgeron, 6 déc. 1867.
1° L. A. S. à Jullien de Paris ; 27 septembre, 1 p. in-8. — C.
Il s'excuse de ne pouvoir lui livrer un article qu’il a déchiré pour la troisième fois et qu’il renonce à recommencer.
2° L. À. S. à Landresse; Paris, 29 janv. 1845, 1 p. in-4, vig. et tête impr. de l'Institut.
MARCELLUS (Marie-Louis-Jean-André-Charles DEMARTIN DU TIRAC, comte de), diplomate et écrivain, qui a assuré à la France la possession de la Vénus de Milo, n. au château de Marcellus, 19 janv. 1795, m. 28 avril 1861.
L. A. S. au prince Nicolas Morousi ; Milo, 23 mai 1820, 1 p. 1/2 in-4. — C.
Pièce fort curieuse. C’est le duplicata, de la main même du comte de Marcellus, de la lettre où il raconte la découverte de la Vénus de Milo, un des ornements du musée du Louvre.
THIERRY (Jacques-Nicolas-Augustin), un des rénovateurs de l’histoire en France, qui joignit à une érudition profonde un merveilleux talent d'écrivain, n. à Blois, 10 mai 1795, m. à Paris, 22 mai 1856.
P.S. ; 1850, 1 p. in-4. — A. S. R*, — S. R. — (Augustin Thierry étant devenu aveugle très-jeune, ses autographes sont extrêmement rares.)
BUCHEZ (Philippe-Joseph-Benjamin), continuateur de Saint-Simon dans la science de l’histoire et l’application sociale du christianisme, un des écrivains qui ont le plus contribué à élucider la Révolution française, n. à Matagne (Ardennes), 31 mars 1796, m. à Rodez, 22 juin 1866.
L. À. S. à M. Dugast-Matifeux, son ancien élève ; (Paris, mars 1848), 1 p. in-8,
en-tête imprimé de la mairie de Paris. — C.
Il lui recommande le citoyen Audiat, nommé commissaire extraordinaire dans les départements de l'Ouest.
MIGNET (François-Auguste-Marie), historien, qui a maintenu dans ses écrits les grandes traditions littéraires, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, n. à Aix, d’un père vendéen, 8 mai 1796. | L. A. S. à un ami; Paris, 21 juill. 1863, 4 p. pl. in-8. — C.
Très-belle lettre où il parle de Prevost Paradol et de Thiers, qui est de retour de son voyage d'Allemagne et qui va s'installer à Dieppe.
RÉMUSAT (Charles-François-Marie, comte de), le plus brillant adepte de la philosophie éclectique. (V. son article à la série des Æ/ommes d'Etat, n° 433.)