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de petits propriétaires terriens du pays de ‘Talmond, qui se sont enrichis, de père en fils, dans les fermes des biens ecclésiastiques ; ce qui a été, pour nombre des plus titrés de ce temps, la source première de la fortune de leurs ancêtres, sans qu’ils en conviennent. »
REAUMUR (René-Ant. FERCHAULT de). \ L. A. S. à un savant de Troyes ; Paris, 24 mars 1750, 4 p. pl. in-4.
Dissertation sur les raisons qui empêchent les poules d’une basse-cour de montrer beaucoup d'envie de couver. Reaumur déclare qu’une bonne maison rustique serait un ouvrage très— important. Détails intéressants à ce sujet.
SWEDENBORG (Emmanuel), savant et philosophe illuminé, fondateur d’une secte spiritualiste qui à encore de nombreux parti-
sans, n. à Stockholm, 1688, m. 1772.
ne - fn? L. S.; 14 janv. 1741, 2 p. in-fol., trace de — sceau. — À. S, PR. — $. FF.
VOLTAIRE (François-Marie AROUET de), poëte, historien, polémiste et philosophe, qui a eu l'influence la plus directe sur les tendances indi-
vidualistes des sociétés présentes, n. à Chatenay, près Sceaux, 20 fév. 1694, m. à Paris, 30 mai 1778. |
L. A. $S. à son éditeur; Potsdam, 18 nov. 1750, 3 p. in-4. — A. $. R'. — À. FR. — $. entière, R'. — S. d'un V. C. (Rech). — (Les lettres de Voltaire sont trèscommunes, mais toujours recherchées ; la plupart sont écrites par les secrétaires du philosophe, parmi lesquels les plus connus ont été Colini et Wagnière. Ce dernier mettait souvent lui-même le V, qui était la signature ordinaire de Voltaire.)
Il lui donne des instructions pour une nouvelle édition de ses œuvres, et continue ainsi : « Jay vu dans votre catalogue des titres infames. Un honnête homme ne doit pas débiter de telles marchandises. La voltairomanie et les autres sottises de la canaille doivent être brülées. Ce n’est pas à vous à vous souiller de ces horreurs. »
VOLTAIRE (François-Marie AROUET de).
L. S. V., avec deux lignes autographes, à Thiriot; 1 avril (1766), 2 p. 1/4 in-4.
Récit humoristique de la mort du marquis de Maugiron. Après avoir reproduit les vers que celui-ci composa une heure avant sa mort, il ajoute : « Vous remarquerez qu’il logeait chez l’évêque de Valence, son parent. Tout le clergé s’empressait à lui venir donner son passeport avec La plus grande cérémonie. Pendant qu’on faisait les préparatifs, il se tourna vers son médecin, il lui dit : « Je vais bien les attraper ; ils croyent me tenir et je m'en vais. » Il était mort, en effet, quand ils arrivèrent avec leur goupillon. Vous pourrés, mon ancien ami, régaler de cette anecdote certain génie à qui vous écrivés quelque fois des nouvelles. Cela sera d’autant mieux placé qu’il serait homme, en pareil cas, à imiter Mons de Maugiron, et même à faire de meilleurs vers que lui. »
FRANKLIN (Benjamin), homme d’État, économiste et physicien, un des fondateurs de la république des Etats-Unis, inventeur du paratonnerre, n. à Boston, 17 janv. 1706, m. 17 avril 1790.
L. A. $. au D' de Monchy ; Passy, 29 août 1781, 1 p. in-4. — A. S. R*. — $. Re.
(Recherché.) '
Recommandation en faveur d’un jeune médecin de Pensylvanie, qui est chargé de remettre au docteur de Monchy plusieurs ouvrages de Franklin imprimés en Angleterre.