SUCRE
SICARD (l'abbé Roch-Ambroise CUCURRON), instituteur des sourdsmuets, successeur de l'abbé de l'Epée, n. à Fousseret (Haute-Garonne), 20 sept. 1742, m. à Paris, 10 mai 1822. (Voir le numéro précédent.)
L. A. S., sig. aussi par ÆZaüy, instituteur des aveugles-nés, à Brousse des Faucherets ; 3 nov. 1791, 4 p. pl. in-4. — C.
Très-curieuse lettre où ils se plaignent de l'enlèvement des objets du culte de l’église des Célestins, et le prient d'intervenir pour empêcher ce qu'ils considèrent comme une spoliation.
SICARD (l'abbé Roch-Ambroise).
L. A. S. aux membres du Comité de sûreté générale ; comité de surveillance du département de Paris, 15 oct. an 11(1792), 1 p. in-fol.
Détenu par leur ordre dans une chambre du comité de surveillance du département, il demande à être entendu. « Vous êtes trop juste pour me laisser languir dans une prison, loin de mes devoirs, sans vous assurer si je suis coupable ou non. L'incertitude où je suis est affreuse. En vain ma conscience est-elle tranquille et à l'abri de tout reproche, il me faut votre estime. La perte d’un bien aussi précieux me jetteroit dans le désespoir. » La grâce
w’il sollicite est d’être interrogé et jugé le plus tôt ossible, et d’être rendu à ses pauvres ennie sourds-muefs, « qui sont désolés d’être loin de leur père et de leur ami. »
(C'est sans doute comme prètre réfractaire qu’il était arrêté cette fois. Il fut aussi compris dans la proscription du 18 fructidor, comme rédacteur des Annales catholiques.)