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DU AE

nant l'accolade fraternelle au président de celle du Finistère. » — A la suite : « Vu et adhéré, à la section du Finistère, à l'unanimité. » Signé C'hencoal, président; Fournerol, secrétaire,

(La section du Finistère (Gobelins) était modérée, et elle n'avait adhéré au mouvement que dans la journée du 31 mai, sans doute sous la pression de celle des Sans-Culottes (Jardin des plantes), très-révolutionnaire et dont Hanriot était le commandant, avant sa nomination, le 31 mai, comme général en chef de la force armée de Paris.)

16° (3 juin). L. A. S. de Dufourny (ingénieur, ardent révolutionnaire, membre de l’administration du département de Paris), sig. aussi de Dufresne, aux administrateurs du département, leurs collègues, 3 p. in-4.

Chargés par le département d'assister aux séances de la Commune, ils rendent compte de tout ce qui se passe dans le conseil, de même que dans le Comité révolutionnaire.— Le décret d’arrestation contre les vingt-deux Girondins, la commission des Douze et les ministres Lebrun et Clavière, ne sont que des mesures dilatoires qui amortiront le mouvement révolutionnaire ; mais la Commune est toujours énergique, et le peuple voudra soutenir la fierté de son attitude. Il vient des sections les assurances les plus agréables du bon esprit qui les anime. — Le Conseil s'occupe de la formation de l’armée révolutionnaire, de l'armement des citoyens et de la taxe des riches. — Le Comité révolutionnaire s’entend avec le Comité de Salut public pour l’arrestation (des Girondins), et relativement aux mesures financières à prendre pour subvenir aux frais de la révolution, etc.

170 3 juin. Arrêté de la Commune, sig. Cowlombeau (griffe), 1 p. in-fol.

« Sur le rapport du Comité central révolutionnaire, » les barrières seront ouvertes demain à trois heures du matin.

18° 3 juin. Arrêté de la section des Lombards, sig. Aaucuy, secrétaire, 1 p. in-fol.

Nomination de commissaires pour retirer les registres de la section déposés à la commission des Douze.

19° 4 juin. Délibération de la section armée du Panthéon, sig. Desar et MongeWa, 2 p. in-fol.

La section refuse, à l'unanimité, le salaire de quarante sous par jour accordé aux braves sans-culottes qui ont pris les armes dans les journées des 31 mai, + et 2 juin. Un citoyen a dit, au milieu des applaudissements : « La pureté de notre civisme serait dégradée, si nous acceptions aucune espèce de salaire pour nous être rendus au poste où tout Français républicain doit vaincre ou mourir.» La section ne se prononce pas sur la proposition faite par le Comité révolutionnaire « d'ouvrir une liste des citoyens qui désireraient servir dans l’armée révolutionnaire, qui sera levée pour le service de la capitale. »

20° 4 juin. Délibération de la Commune, sig. Coulombeau, 2 p. in-fol.

Une députation annonce que la section des Droits de l'Homme refuse l'indemnité de quarante sols, accordée, par décret (du 31 mai), auæ citoyens qui ont pris les armes pour résister à l'oppression. Le vice-président du Conseil (Destournelles) leur répond : «Le sentiment que vous venez d'exprimer est sublime; mais il n'en est pas moins vrai que le patriote, à qui le manque de fortune interdit les sacrifices pécuniaires, peut, avec honneur, accepter l'indemnité promise. Celui qui donne des secours à la patrie a droit, sans doute, d’en recevoir, quandils sont nécessaires à son existence, et c’est bien le moins que, pour prix de son sang, il obtienne l'aliment de première nécessité, qu’il ait du pain. »

210 13 juin. Délibération de la municipalité, sig. Coulombeau, 2 p. in-fol.

Ordre aux officiers municipaux Boucher-René et Baudraïs de se transporter, ce soir, à la section de Beaurepaire, pour l’engager au calme et à la paiæ.

(Cette pièce indique que l'agitation causée par le 31 mai n’était pas encore calmée à Paris.)

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