‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 197 sur 242 · FÊTES EN L'HONNEUR DE BARRA ET VIALA · texte numérisé non relu

FÊTES EN L'HONNEUR DE BARRA ET VIALA

1° Extrait du procès-verbal de la société populaire de Sceaux-l'Unité, sig. Puissant, secrétaire; 25 floréal an IT (14 mai 1794), 1 p. in-4.

Relatif à l’impression des pièces concernant la fête célébrée, le 10, à Sceaux, en l'honneur du jeune Barra.

20 Extrait des procès-verbaux des communes de Palaiseau et de Sceaux, sig. Bouvet et Dupuis ; 16 et 17 prairial an IT (4 et 5 juin 1794), 2 p. in-fol., cachet.

Concernant la mission de plusieurs membres de la Société populaire de Sceaux, qui ont reconduit à Palaiseau la veuve Barra, après un séjour dans cette première ville, où elle était venue pour assister à la fête en l’honneur de son fils.

30 L. À. $S. de Zecrier à Palloy ; 16 prairial an IT (4 juin 1794), 1 p. 1/2 in-4.

Auteur de la pièce du jeune Barra, dont la première représentation doit avoir lieu aprèsdemain à la Comédie italienne, il désirerait vivement, ainsi que Grétry, qui a fait la musique,

ue la mère du jeune héros püût y assister. — A cette lettre est jointe la minute de la réponse ie Palloy, annonçant que la veuve Barra a été reconduite aujourd’hui à Palaiseau, lieu de sa résidence, et que sa présence est nécessaire au sein de sa famille.

4° Lettre de la municipalité de Palaiseau-la-Montagne à Palloy, sig. Gilbert, maire, Faure, Ferré, Gaudry, Robin et Jambe; 23 prairial an IT (11 juin 1794), 1 p. 1/2 in-4, cachet.

Remerciements, au nom de la veuve Barra, pour l'accueil qu’elle a reçu de Palloy, pendant son séjour à Sceaux (elle demeurait chez lui).

0 Note aut. sig de Palloy, et L. A. S. à lui adressée, par un nommé Pierre Basile, se disant mi de J. J. Rousseau, deux pièces relatives aux médaillons et portraits de Barra et Viala, faits par Palloy.

6 L. S. de Zescot-Fleuriot, maire de Paris, au secrétaire-greffier de la municipalité; 8 thermidor an II (26 juill. 1794), 1 p. in-4.

11 l'informe que, sur la demande du conseil de la Commune, le Comité de salut public vient d'autoriser les sections à s’assembler. « Tu ne perdras pas un moment pour envoyer aux sections les lettres de convocation, en indiquant l’objet précis de cette convocation (qui est l'organisation de la fête en l'honneur de Barra et Viala). »

7e L. S. de Payan, agent national de la Commune de Paris, au même ; 8 thermidor an II, 1 p.in-4.

En convoquant les sections, il les avertira eæpressément qu’elles ne doivent délibérer que sur des objets relatifs à la fête. « Tu auras avant dix heures (du matin) les rapports de David

et autres pièces nécessaires pour composer tes envois. »

go L. S. de Lescot-Fleuriot au mème ; 8 thermidor an IT, 1 p. in-4.

Il est six heures ; déjà plusieurs sections sont venues lui demander l'instruction et le rapport de David, qui ont motivé leur convocation. « Instruis-moi, sur-le-champ, si le citoyen David ou la commission d'instruction publique t'ont fait parvenir ces différents objets. Il n’y a pas un moment à perdre. »

do L. &. de Zubin, substitut de l'agent national, aux sections ; 8 thermidor an IT, 1 p. 1/4 in-4.

La Convention nationale ayant décrété que, le jour de la fête de Barra et Viala, elle serait environnée des militaires blessés à la défense de la patrie, il invite les comités de sections à choisir dans les hospices nationaux ou dans les familles les soldats blessés qui pourront assister à cette fête et y recevoir les témoignages d’estime que leur doivent tous les Français. « Le rendez-vous au Jardin national (des Tuileries) doit avoir lieu à neuf heures du matin et le départ pour le Panthéon commencera à midi. »

(La fête devait être célébrée le 10. Elle était l'œuvre de Robespierre et de ses amis qu’on accusait de vouloir profiter de cette circonstance pour tenter un coup de main contre la Convention. Aussi, voyons-nous, par les pièces n° 6 et 7, que le Comité de salut public n'avait autorisé les assemblées de section qu’à la condition expresse qu’elles ne s’occuperalent que de la fête. Par suite des graves événements du 9, la cérémonie n'eut pas lieu. Lescot-Fleuriot, Payan et Lubin, signataires des quatre dernières pièces, périrent sur l’échafaud, le 10, avec Robespierre.)

COUTHON (Georges), député du Puy-de-Dôme à la Législative et à la Convention, le second auxiliaire de Robespierre, n. à Orcet, 1756, décapité à Paris le 28 juillet 1794.

L. A. 8. à Gauthier de Biauzat, député aux Etats généraux ; (Clermont), 21 juillet 1789, 2 p. in-8, adresse, cachet aux armes de Couthon. — A. S. RP. —$S. R°.

(Recherché.)

« Je vous écris à la hâte deux mots, pour vous informer que les heureuses nouvelles d'hier (la prise de la Bastille et les événements qui en ont été la conséquence) nous ont tous SI bien transportés, que tout le monde, indistinctement, a arboré la cocarde de notre milice bour— geoise, composée de 1,200 hommes. Les prêtres, les nobles, les grands, les petits, personne

ne s’en est exempté, et, dans le moment où je vous écris, la joie est si complète qu'un philosophe nommerait folie tout ce qui se fait. »

COUTHON (Georges).

L. A. à ses concitoyens du Puy-de-Dôme ; 22 juin 1793, 3 p. in-fol.

Minute d’une lettre où il rend compte des démarches qu’il fait pour procurer des grains à ses compatriotes. Curieux détails sur les résultats du 31 mai.

+ 171 — COUTHON (Georges).

L. A. S. à ses compatriotes ; Paris, 1% messidor an IT (19 juin 1794), 2 p. in-4.

Après leur avoir annoncé la prise d’Ypres, celle probable de Charleroi et la capture d’une frégate sarde, il ajoute : « Maintenant que nos affaires vont bien, je vais me disposer pour mon grand voyage, je dois dire aussi mon délicieux voyage, puisqu'il m’amènera pour quel-

ues jours au milieu de mes bons amis du Puy-de-Dôme. — Adieu, tout à vous; Dieu et la liberté vous gardent ! »

(Un mois après avoir écrit cette lettre, il périssait, emporté par la tempête de thermidor.)

SAINT-JUST (Louis-Antoine-Léon de), député de l'Aisne à la Convention, membre du Comité de salut public, l’auxiliaire principal de Robespierre dans sa tentative d'établissement d’une république démocratique, n. à Décize (Nivernais), 25 août 1767, décapité à Paris le 28 juillet 1794. |

WE Diogène, comédie en vers en un acte, pièce autographe, 28 p. in-4. — À. S. R5. — À. R. — $S. R'. (Recherché.)

SAINT-JUST (Louis-Antoine-Léon de).

La Raison à la Morne, pièce aut., 3 p. in-4.

SAINT-JUST (Louis-Antoine-Léon de).

Dialoque entre M. D... et l'auteur du poème d'Organt, pièce aut., 3 p. in-4.

SAINT-JUST (Louis-Antoine-Léon de).

E'pigramme sur le comédien Dubois qui a joué dans Pierre le Cruel, pièce autographe, 1 p. in-16.

SAINT-JUST (Louis-Antoine-Léon de).

Minute de L. À. à Thuillier; (1790), 1 p. in-8.

Il invite son ami à provoquer une adresse à l'administration (de l'Aisne), pour demander que la prochaine assemblée des électeurs ait lieu à Blérancourt et non à Chauny. Il lui envoie un projet du texte de cette adresse.

SAINT-JUST (Louis-Antoine-Léon de).

L. A. S. à Thuillier (à Blerancourt); (fin janvier 1793), 1 p. in-4.

Réponse à la lettre que celui-ci lui avait écrite au sujet des bruits calomnieux qu’on faisait courir sur ses prétendues relations adultères avec Mme Thorin. (V. Æiséoire de Saint-Just, par E. Hamel; édit. de Bruxelles, t. I, p. 65.)

« J'avais reçu, hier, ta lettre. Je ne fais que l'ouvrir, ayant été occupé sans cesse. Où diable as-tu rêvé ce que tu me mandes de la citoyenne Thorin. Je te prie d’assurer tous ceux qui t'en parleront que je ne suis pour rien dans tout cela. Je n’ai pas le temps de t’écrire fort au long. Voici l'essentiel : Tu as écrit à Gateau que le département t’avait demandé l'original de ta commission. J’en ai parlé à Pache. Te plait-il d’être administrateur des achats et subsistances des armées ? Ecris-moi là-dessus. On a reconnu en toi les qualités, la probité et l’intelligence nécessaires.

« Adieu; si l’histoire que tu m'as faite t’est reproduitte (sic), tu voudras bien rendre témoignage à la vérité.

« Je vais, je crois, aller ces jours-ci aux armées.»

(Thuillier, auquel cette lettre a été écrite, devint plus tard le secrétaire de Saint-Just. Il l’accompagna dans ses missions, fut arrêté au 9 thermidor et partagea le sort de son ami.)

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