L. A. à Thuillier, 1 p. in-8 oblong
Il l'invite à le tenir au courant de ses marchés de chevaux.
SAINT-JUST (Louis-Antoine-Léon de).
P. A., 16 p. in-4. Les feuillets 2 et 5 manquent. Minute d’un discours sur la taxe des denrées.
SAINT-JUST (Louis-Antoine-Léon de).
Dossier de 50 pièces autographes, environ 70 p. in-8 et in-4.
Précieux dossier contenant des fragments divers des Znstitutions républicaines, écrits sur du papier de divers formats. L’un d’eux est reproduit ici en fac-simile. — A la fin se trouve un projet de décret établissant dans chaque armée de la République, jusqu’à la paix, un censeur des fonctionnaires publics, 4 p. in-4. M
(Recueillis par Briot, ancien député aux Cinq-Cents, plusieurs de ces fragments ont été publiés par lui, à Paris, en 1800. Ils ont ensuite appartenu à Gateau, qui avait été l’ami de Saint-Just.)
ROBESPIERRE (Maximilien-Marie-Isidore de), chef puissant et convaincu de la première tentative d'établissement, en France, d’une république spiritualiste démocratique, n. à Arras, 6 mai 1758, mis à mort par la réaction thermidorienne, le 28 juillet 1794. (V. les numéros 167 et 170.)
P.S. Coulombeau ; (août 1792), 1 p. in-4, tête imprimée et vig. de la Commune de Paris.
Brevet de la médaille du 10 août décernée à Robespierre. COMMUNE DE PARIS, l'an second de la République française, le 10 août 1793.
Médaille donnée par la municipalité de Paris en mémoiré de Ïa journée du 10 août 1792, au citoyen Robespierre, membre de la commune du dix août et député à la Convention nationale.
COULOMBEAU, Secrétre-greff".
(Cette pièce démontre que, contrairement à ce qu'ont affirmé certains historiens, Robespierre prit une part directe aux événements du 10 août.)
ROBESPIERRE (Maximilien-Marie-Isidore de).
L. A. S. à un des commissaires de la Convention près de l’armée du Rhin; Paris, 12 brumaire an II (2 nov. 1793), 1 p. 1/4 in-4. — À. S. R7. — $. K.
… € Mon ami, je n’ai pas oublié un instant ni l’armée du Rhin, ni nos deux commissaires ; J'ai pris toutes les mesures nécessaires, et j'ai lieu de croire qu'aucune n’a été négligée. Le Comité a adopté un plan qui me paraît très-bien conçu et dicté par le même esprit que celui qui a si bien réussi CE les de du Nord. Le plan est plus vaste et plus hardi que celui qui consiste à défendre les différents points du territoire, avec différents corps d'armée. Il est aussi plus sage et atteint seul le but. Carnot, qui nous en a présenté l’idée, vous a déjà écrit pour vous le développer. Nous vous enverrons ce collègue dans peu de jours pour mieux vous expliquer nos idées, si vous ne les avez pas entièrement saisies. Nous comptons beaucoup sur l'énergie que vous avez communiquée à l’armée et sur l’activité que vous déployez. Pour moi je ne doute pas du succès, si vous l’appliquez à l’exécution de notre plan... »
mduu, je av ce anL ref
ROBESPIERRE (Maximilien-Marie-Isidore de).
P. S., sig. aussi par Prieur, Carnot et Barère ; 29 frimaire an IT (19 déc. 1793), 1 p. 1/2 in-fol., tête impr.
Arrêté du Comité de salut public ordonnant que, sur les dix mille hommes détachés de
l'armée des Pyrénées pour se diriger sur la Vendée, ceux qui sont déjà en route iront se ranger sous les ordres du général Haxo, tandis que les autres partiront pour Toulon, dont le
siége est, en ce moment, l'objet de toute la sollicitude du Comité. Ces derniers seront conduits par un général de brigade, sous la surveillance du représentant du peuple Garrau, lequel
suivra les opérations du siêge jusqu’à la reddition de la place.
ROBESPIERRE (Maximilien-Marie-Isidore de).
Volume contenant le manuscrit. autographe du rapport de Robespierre sur l'affaire de François Chabot, diverses lettres à lui adressées et un certain nombre d’autres documents concernant la Révolution ; en tout 37 pièces, dont une imprimée, reliées en 1 volume petit in-fol. carré.
La plupart des pièces qui composent Ce précieux volume ont été primitivement recueillies par Portiez (de l'Oise), qui les tenait lui-même de Courtois. Quelques autres ont fait partie de la collection de M. Fossé d’Arcosse, conseiller à la cour des comptes. — L’amateur, qui en a formé un recueil agencé sans ordre, y a ajouté des notes inscrites sur divers feuillets. — En tête, se trouvent plusieurs portraits gravés de Robespierre, un fac-simile de son écriture, et le portrait gravé de Chabot. Après le ms. de Robespierre, les autographes les plus rares ou les plus intéressants sont ceux de Le Bas (ff. 36 et 47), de Saint-Just (F. 47 v°), de Collot-d’'Herbois (f. 40), de Camille Desmoulins (f. 48), de Theroigne (f. 65), et la belle lettre de Claude Fauchet (f. 66).
1° Rapport autographe de Robespierre sur l'affaire de Chabot, 19 feuillets in-4, la plupart écrits des deux côtés. C’est un des manuscrits autographes les plus étendus qu’on ait de Robespierre.
Ce rapport, sous forme de discours, dont on ne possède qu’une partie, ne fut pas lu à la Convention. Retrouvé dans les papiers de Robespierre après le 9 thermidor, il a été imprimé, en exécution d’un décret du 3 vendémiaire an II.
90 L. À. S. de Ferneæ, ex-juge au tribunal révolutionnaire de Lyon, alors juge à celui d'Orange, massacré après le 9 thermidor; Orange, 1er /ervidor de l'ère républicaine, 4 p. in-4.
On a prétendu que cette lettre, trouvée parmi les papiers de Robespierre, lui avait été adressée par Fernex, il suffit de la lire pour se convaincre du contraire.
3, 40, 50 Trois lettres de Gravier, juré de jugement au tribunal révolutionnaire de Paris, à Robespierre ; 13 pluviôse et 20 ventôse an IL (4er février et 10 mars 1794), la dernière sans date, 7 p. pl. in-fol. et in-4.
Ge L. A. S. de Juste Concedieu, administrateur du département de Paris, à Robespierre ; Paris, 2 germinal an IL (22 mars 1794), 3 p. in-4, adresse.
Renseignements sur les adhérents d'Hébert au sein de l'administration.
1° L. S. de Dieche, général commandant la division de Strasbourg, à Robespierre Strasbourg, 28 nivôse an II (17 janv. 1794), 2 p. in-fol., tête imprimée.
Tableau peu rassurant de l’état des esprits en Lorraine.
8 [.. À. S. de Loisel, administrateur du département de la Somme, à Robespierre ; Amiens, 8 prairial an Il (27 mai 1794), 2 p. in-4, adresse et cachet.
Pour avoir fait connaître au Comité de salut public la conduite du représentant André Dumont, il est en butte à des persécutions incessantes. Il prie Robespierre de se faire communiquer les déclarations qu’il a faites au Comité de sûretè générale, et qui sont l'expression de la vérité.
TT
99 L. A. S. de Philippe Le Bas à Robespierre; quartier général de Cousolre (département du Nord), 28 floréal an II (17 mai 1794), 1 p. in-4.
Saint-Just et lui sont réunis au quartier général, avec les représentants Richard et Levasseur, et les généraux CR Desjardins, Charbonnier et autres, pour s'entendre sur un bon plan d'opérations. Les choses vont assez bien; mais elles pourraient aller mieux. Ils s'occupent de détruire les abus qui mettent encore obstacle à leur marche régulière. Darthé leur écrit de Cambrai que Le Bon doit être à Paris. « M. Guffroy » fait tout son possible pour le dénigrer. Qu'on se hâte de renvoyer Le Bon, « qui a fait, qui continue de faire beaucoup de bien, et qui vaut une garnison dans Cambray. » £
10° L. A. S. de De/orques, ex-ministre des affaires étrangères, à Robespierre ; 14 germinal an I (3 avril 1794), 3 p. in-4, adresse.
Très-importante pièce où Deforgues, arrêté comme dantoniste, se justifie des accusations portées contre lui. Elle commence ainsi : «Je suis en état d’arrestation ; on m'a conduit, cette nuit, au Luxembourg. Vous le savez, Robespierre, puisque vous avez signé le mandat d’arrêt.... » — Il le connaît pourtant de longue date; il sait quel est son désintéressement personnel, son dévouement à la République ; s’il a continué à entretenir des relations avec Danton, c'était dans le but, louable à ses yeux, de détruire, entre Robespierre et lui, des préventions qu’il considérait comme contraires à l’intérêt du pays. Chez lui a eu lieu leur
. dernière entrevue. Un rapprochement était désirable. « Je peux, ajoute-t-il, citer l'exemple de Barère, qui vous jugeait avec beaucoup de sévérité, que vous ne jugiez pas avec plus d’indulgence. Je vous ai peint l’un à l’autre tels que vous étiez ; vous avez fini par vous voir, vous apprécier, et vous combattez aujourd’hui avec succès sous les mêmes drapeaux. Barère peut vous dire lui-même quels ont toujours été mes efforts pour réunir des patriotes qui se dre saient, et dont la réunion était pourtant nécessaire au succès de notre cause. »
110 L. A. S. de Renault, quartier-maitre du 2° bataillon de Paris, frère de Cécile Renault, à Robespierre ; 16 messidor an II (4 juill. 1794), 1 p. 1/2 in-fol.
Il se défend, en termes d’une rare platitude, d’être le complice de sa sœur, condamnée à mort pour avoir voulu, dit-on, attenter aux jours de Robespierre.
120 L. A. S. de Collot-d Herbois à Robespierre; Commune affranchie, 11 frimaire an IT (1er déc. 1793), 1 p. in-4.
Il lui adresse un délégué de la commune de Marseille, qui demande l’envoi, dans cette ville, de bataillons de l’armée révolutionnaire, ce que lui n’a pu faire, ceux arrivés à Commune- Affranchie depuis six jours y étant nécessaires pour remplir les vues de la Convention. « Reçoïs, dit-1l en terminant, ainsi que la famille républicaine qui t’environne, l’assurance de ma sincère amitié et de mon fraternel attachement. »
13° L. À. S. de Drouhin, éditeur de gravures, à Robespierre ; Paris, 16 prairial an IT (4 juin 1794), 1 p. in-4.
11 le prie de lui permettre de graver son portrait. S'il y consent, il se servira du portrait peint par la citoyenne Guyard.
140 L. A. $. de Robert Pellevé, 15, rue Vivienne, à Robespierre, 2 p. in-4.
I1 lui envoie des extraits de journaux étrangers. où il est parlé de la haine du cabinet anglais pour la Révolution française.
15° L. A. de la citoyenne veuve Jakin, de Nantes, à Robespierre, 1 p. 1/4 in-4. (V. Æist. de Robespierre, par E. Hamel, t. III, p. 524, note.)
Pièce des plus curieuses, où elle lui offre sa main. * 160 L. A. S. de Mme de Chalabre à Robespierre ; 11 janvier 1792, 3 p. in-4.
Relative à son discours sur la déclaration de guerre à l'étranger.
170 Billet autographe de A7 de Chalabre, 1 p. in-4.
Billet trouvé dans les papiers de Robespierre; il est ainsi conçu :
« Mon sang bouillonne : je viens de lire, avec encore plus d’indignation que de surprise, un projet de décret qui, sans M. Reubell, eût passé dès aujourd’hui ; l'établissement d’un tribunal prévôtal, un tribunal de sang contre les patriotes, abhorré même sous le despotisme. J'espère que, demain, les patriotes Buzot, Pethion, Robespierre, Grégoire, se rallieront avec force contre ce décret. Mais, hélas !.. je suis dans une inquiétude inexprimable. »
180 L. A. S. de Ze Bas et de Saint-Just à Robespierre; Strasbourg, 24 frimaire an II (14 déc. 1793), 1 p. 1/2 in-4.
« Nous sommes arrivés hier ici. Nous avons surpris plus d’une personne; nous y avons trouvé du mal à réparer, et nous sommes plus que jamais convaincus que l'exercice du pouvoir a besoin de beaucoup de sagesse. Quant à l’armée, nous avons vu Pichegru. Les affaires, sans être fort avancées, sont en assez bon état. Landau n’est pas rendu, comme on lavait annoncé, et nous espérons qu’il sera bientôt délivré. Nous avons attaqué souvent. Ce système a dérouté l'ennemi. Ce serait mal connaître le caractère de l’armée, ce serait livrer la République, que d'adopter un système défensif. On l'a dit souvent : on ne doit jamais l'oublier.
« Nous envoyons au Comité de salut public l’accusateur près le tribunal révolutionnaire de Strasbourg (Euloge Schneider). C’est un cy-devant prêtre, un sujet de l'Empereur. Il sera, avant son départ, exposé sur l’échafaud de la guillotine. Cette punition, qu’il s’est attirée par sa conduite insolente, a été aussi commandée par la nécessité de réprimer
les étrangers. Ne croyons pas les charlatans cosmopolites, et ; ne nous fions qu’à nous-mêmes. À C4
« Je vous embrasse de tout mon cœur. »
« On fait trop de lois, trop peu d'exemples. Vous ne punissez que les crimes saillants, les crimes hypocrites sont impunis. Faites punir un abus léger, dans chaque partie, c’est le moyen d'effrayer les méchants et de leur faire voir que le gouvernement a l'œil à tout. A peine tourne-t-on le dos, l'aristocratie se monte sur le ton du jour, et fait le mal sous les couleurs de la liberté.
Engage le Comité à donner beaucoup d’éclat à cette punition de toutes les fautes du gouvernement, Vous n'aurez pas agi ainsi un Mois, que vous aurez éclairé ce dédale dans lequel la contre-révolution et la révolution marchent pêle-mêle. Appelle, mon ami, l'attention de la Société sur des maximes fortes de bien public ; qu'elle s’occupe des grands moyens de gouverner un état libre.
«Je Vinvite à prendre des mesures pour savoir si toutes les Sanufactures et fabriques de France sont en activité et à les favoriser; car nos troupes‘ : dans un an, se trouveraient sans habits. Les fabricants ne sont pas patriotes; ils ne veulent point travailler ; il faut les y contraindre, et ne laisser tomber aucun établissement utile.
« Nous ferons ici de notre mieux. Je t'embrasse et nos amis communs. »
190 L. A. S. de Camille Desmoulins à Robespierre, 1 p. in-4.
« J'observerai à notre cher Robespierre qu’il n’y a pas d’empêchement de la loi à ce que j'aille dans mon département. Choudieu et Richard, qui sont dans le leur, Barras et tant d’autres, prouvent que le décret dont a parlé, hier, Billaud-Varenne, ou n'existe pas, ou n’est pas exécuté. Ainsi je lui recommande toujours, pour adjoint à Lejeune, l'historien Lucceius, lui rappelant l'usage du Sénat de Rome, qui ne manquait jamais, quand un de ses membres voulait aller passer huit jours en Grèce ou en Cicile, de lui délivrer, honoris causa, des lettres de créance et le titre de commis-
saire ou de Ryaiue ce ani ne Lens L , | e 4 : ?
êchait pas, chemin faisant, de , AR tu! rue $ bien mériter de la République et de 22# 444487 aies ai #1, gagner le vasarium.
90 L. A. $. de Faure à Robespierre; 24 brumaire an II (14 nov. 1793), 1 p. in-4.
910 L. A. S. de W. $.J. Patterson, anglais, à Robespierre; 4 pluviôse an II (23 janvier 1794), 3 p. in-4.
Sur les imperfections de la constitution anglaise.
990 L. À. S. du général Doraison à Robespierre ; Bondy, 22 mars 1793, 1 p. in-4.
Il lui envoie les pièces à l’appui d’une demande d'avancement pour son aide de camp.
930 L. A. S. de Robespierre jeune à son frère ; Arras, 6 juin 1790, 1 p. in-4.
« Je suis fâché, cher frère, que tu sois si faible lorsqu'il s'agit de tes intérêts. Pourquoi balancer à publier la réponse à Beaumez ? Pourquoi consulter encore, lorsqu'un Charles Lameth a signé et approuvé cette réponse ? C’est une injure que tu fais à ton plus grand ami. Je t’avertis donc que je publierai demain cette réponse. Ainsi tu auras le temps d'envoyer un
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