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exemplaire à Beaumez, avant qu’il apprenne qu’elle paroit à Arras. Tous ceux qui l'ont vue la trouvent très-intéressante. Le portrait que tu as tracé de Beaumez est d’un grand maitre.
« Je commencerai par en envoyer un exemplaire à 4 l’avocat général, avec prière de mettre autant de zèle S IZ É : à le publier qu’il en a mis à te diffamer. Il ne man- . Les quera pas d’en instruire Beaumez sur-le-champ. Tu le préviendras.
- «Tu as répondu à Paturaux ,; je m’informerai des LS OR autres. »
249 Minute autographe d’un arrêté du représentant Chabot, empèchant l'entrée des troupes du général Durre dans Amiens, 1/2 p. in-4.
25° Lettre du cit. Zrécourt à Robespierre ; Montbard, 20 floréal an IT (9 mai 1794), a P. 1 12 in-4.
Il lui dénonce les malversations d’un administrateur du district de Saumur.
26° L. S. de Gérard, député de l'Aude, à Robespierre ; Commune affranchie, 30 pluviôse an IT (18 fév. 1794), 3 p. pl. in-4.
Demande d’un congé d’un mois pour aller rétablir sa santé à Narbonne, sa ville natale. —
Au bas de la lettre se trouve une apostille de la main de Laporte, signée aussi de Méaulle et Fouché.
27° L. A.S. de Viveau à Robespierre ; Amsterdam, 11 frimaire an IL (1° déc. 1793), 4 p. 1/2 in-4. |
I lui fait part de l'impression produite à Amsterdam par le contre-coup des événements accomplis en France, et lui indique certains moyens à employer pour arriver à l'égalité. Il signale, entre autres, les repas en commun dans les sections (auxquels Robespierre était Le Fonte du reste). — Le post-scriptum contient ce passage étrange : « Je vous dirai un singulier bruit qui a circulé ici, même dans quelques papiers publics. Philippe le Raccourci
(Philippe-Egalité, qui avait été guillotiné), avant de monter sur le trône (sur l’échafaud) vous avait, disait-on, chargé ouvertement dans ses dépositions, au point que le Parisien, dans sa fureur, demandait votre tête à hauts cris. Vous pensez bien qüe nous n’avons fait que rire de cette nouvelle... »
28 Lettre anonyme, timbrée de Nantes, à Robespierre, sans date, cachet armorié.
L'auteur de cette lettre, écrite à l’occasion du bruit qui courait qu’on allait établir un impôt sur les riches, prétend qu’il pa a plus de riches à Nantes, la plupart des négociants étant ruinés par l’anéantissement du commerce et par la dévastation de leurs propriétés aux colonies et en Vendée. Il demande pour eux l'autorisation d’envoyer leurs marchandises à l'étranger.
290 Note concernant Lewis Goldsmith, négociant à Londres, dont il s'agissait de retrouver l'adresse, et celle d’un commerçant de Londres auquel on pouvait envoyer des bronzes, bustes, marbres et autres objets d'art, dont on tirait ainsi meilleur parti qu'en France. — Cette note, ayant été saisie, avait été remise à Robespierre. Elle pourrait être de la main de Barère.
30° L. A. S. de Couthon ; Paris, 11 sept. 1792, 1/2 p. in-4.
Lettre de recommandation en faveur de M. Despréaux, « jeune homme très-actif, intelligent et plein de patriotisme. »
31° L. A. S. de Carnot à Legot, représentant du peuple ; 17 frimaire an II (7 décembre 1793), 1/2 p. in-4, adresse et cachet.
Il le prie de se rendre le lendemain, à neuf heures et demie du soir, au Comité de salut public, pour conférer avec lui et avec le ministre de la marine.
320 L. À. $S. de Fouquier-Tinville aux membres du comité de la section des Marchés ; Paris, 13 prairial an IT (1** juin 1794), 1 p. in-4.
Il les invite à procéder à la levée des scellés apposés chez le c. Gauché, marchand orfévre, mis en liberté par arrêté du Comité de salut public.
330 L. À. S. de Darthé à Herman, président du tribunal révolutionnaire de Paris ; Arras, 29 germinal an Il (18 avril. 1794), 2 p. 1/4 in-fol.
Renseignements sur ce qui s’est passé à Arras pendant la mission de Le Bon, et sur le personnel du tribunal révolutionnaire de cette ville. Etant allé à Boulogne, un pêcheur est sorti du port la nuit (pour aller chercher des huîtres, malgré l’ordre donné de ne pas s’en éloigner à cette heure), et il a été aussitôt arrêté : il demande son élargissement.
(Darthé fut, plus tard, l’un des coaccusés de Babeuf.)
340 L. A. S. de Theroïigne de Marcourt, dite de Méricourt, à Saint-Just (?); 8 thermidor an II (26 juillet 1794), 2 p. in-4.
Voici la copie textuelle de cette curieuse pièce. Courtois en a donné une analyse tronquée et inexacte dans son rapport.
« Je suis toujours en arrestation. J’ai perdu un temps précieux. Je vous ai écris pour vous prier de m'envoyer deux cents livres et de venir me voir, je n’ai reçus nul réponse. Je ne sais pas beaucoup de grés aux patriotes de me laisser ici, dénuée de tout. Il me paroît qu'il ne deveroit pas leur être indifférant que je sois sans rien faire.
« Je vous ai envoyer une lettre où je dis que c’est moi qui ai dis que j'ai eu des amis jusque dans le palais de l'Empereur, que j'ai été injuste à l'égard du citoyen Bosque; mais que j'en suis fâchée. On m'a dit que j'avais oublier de signer cette lettre, c’est deffaut d’attention.
« Je serois bien charmée de vous voir un instant. Si vous ne pouvez venir où je suis; si votre tems ne vous le permet point, ne pourrai-je point me faire accompagner jusque chez vous ? j'ai mille choses à vous dire. Il faut établire l'union; il faut que je puisse développer tous mes projets, continuer d'écrire ce que j'écrivois. J’ai des grandes choses à dire. Je puis vous assurer que j'ai fait des progrès. Je n’ai ni papier, ni Jumière, ni rien ; mais, quand même, il faut que je sois libre pour pouvoir écrire, il m’est impossible de rien faire ici. Mon séjour m’y a ainstruit, mais si j'y restois plus longtemps, si je restois plus longtemps sans rien faire, sans rien publier, j'avilirois les patriotes et la couronne sivique. Vous savez qu'il a été également question de vous et de moi, et que les signes d'union demandent des effets. Il faut beaucoup de bons écrits qui donnent une bonne impulsion. Vous connoissez mes principes. Je suis fâchée de n'avoir jamais pü vous parler quelques jours avant mon arrestation. Je me suis présentée chez vous. On me dit que vous étiez déménagés. Il faut espérer que les patriotes ne me laisseront pas victimes de l'intrigue. Je puis encore tout réparer si vous me secondés ; mais il faut que je sois où je serai respectée ; car on néglige aucun moyen de m'avilir. Je vous ai déjà parlé de mon projet, en attendant que cela soit arrangés, que j'aie trouvés une maison où je serai à l’abri de l’in-
trigue, où je serai dignement entouré de la vertu, ! 8 » je demande qu’on me remette chez moi. CALE... « Je vous serais mille fois obligée de me prêter ae deux cents livres. » |
Au bas est écrit : « Remis au Comité de süreté générale, le 14 thermidor an II, par les citoyens Larivière et Peron, membres du comité de surveillance de la section Le Peletier, en vertu des pouvoirs ad hoc qui leur ont été conférés par leur comité.