‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 200 sur 242 · LARIVIÈRE, PERON · texte numérisé non relu

LARIVIÈRE, PERON

350 L. A. S. de Claude Fauchet, député et évêque constitutionnel du Calvados, à la Convention ; Abbaye, 17 juill. 1793, 3 p. pl. in-fol. Précieuse lettre où il se défend d’être le complice de Charlotte Corday.

« Entre un assassin et moi se trouve toute la distance qui sépare les deux extrémites de la nature humaine. 11 est affreux que des crieurs publies rapprochent ces extrêmes, et puissent sur ce point inspirer même un doute à une portion de citoyens. Un soupçon réel, pour ceux qui me connaissent, pour vous, citoyens représentants, pour l'immense majorité de la France, est impossible. Quel monstre a pu pousser l’effronterie de l’imposture jusqu’à dire au Comité de sûreté générale que j'avais conduit la femme qui a assassiné Marat aux tribunes de la Convention, et que je lui avais offert de la mener chez le ministre de l’intérieur! Non-seulement je n'ai ni vu cette femme, ni n'avais entendu parler d’elle; mais je n’ai, de ma vie, accompagné une femme aux tribunes...» Il parle ensuite des troubles du Calvados, qu'il n’a ni approuvés, ni encouragés, seulement il croit qu’il y a eu torts réciproques; aussi est-il resté. à l'écart. « Observez, citovens représentants, que, dans les conjonctures où nous sommes, ceci n’est pas un effet de timidité, qui n’est point dans mon caractère ; mais un acte de courage, qui ne me permet de subordonner à aucune considération personnelle les nuances de mes opinions. Je crois, c’est ma pensée, que les mesures ont été mal prises de toute part, et que le plus grand des maux serait le conflit sanglant des patriotes les uns contre les autres. J'appelle patriotes ceux qui aiment la liberté, sans aucun mélange de despotisme, et qui

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veulent la République indivisible. Non-seulement le fédéralisme m'est odieux et me parait absurde ; mais, dans mes illusions, dont je ne puis me déprendre, le vœu de la AVAST universelle est dans mon cœur. J’ai pu errer dans les idées profondément amères que m'’inspiraient les malheurs de l’anarchie ; je désire m'être trompé dans quelques applications. J'ai usé de la liberté de la presse qui existait alors. Loin d'appeler contre ceux qui me paraissaient répréhensibles le glaive de l'insurrection (j'aurais LR de parler À celui de l’assassinat), j'aurais voulu qu'à commencer par eux, et pour toujours, la loi n’eût plus de glaive, et que toutes les punitions fussent dans une direction morale de l’opinion, qui empêcherait

lus efficacement les citoyens de nuire à la patrie, et qui n’ensanglanterait jamais la terre de a liberté.

« Citoyens représentants, écoutés votre justice. J’ai vécu pour la République, je lui ai dévoué mon existence, je subis la prison avec calme. Je recevrais la mort avec Sérénité : ma renommée est hors d'atteinte ; la vie ne m'est rien. Les méchants ont réussi à me la rendre cruelle. Je ne désirais vivre que pour contempler le bonheur des Français.

& CLAUDE FAUGHET. »

360 Pièces trouvées dans les papiers de Robespierre el complices, imprimées en exécution du décret du 5 vendémiaire. À faire Chabot ; faction Proly; Paris, imprimerie

nationale, brumaire an HI, in-8 de 99 pages.

Le rapport contre Chabot se trouve reproduit au n° 18 de ces pièces, pp. 59-71.

37° Lettre du directeur des postes de Commune-Affranchie au c. Gravier, juré du tribunal révolutionnaire ; Commune-Affranchie, 16 messidor an IX (4 juill. 1794),3 p.in-4.

Lettre d'introduction pour le c. Tesseire, de Grenoble, chargé d’une mission près du Comité de salut public.

38° Arrêté du comité de Salut public signé de Barère, Carnot, R. Lindet et Prieur ; 19 frimaire an IT (9 déc. 1793), 1 p. in-fol., tête impr.

Arrêté exemptant des frais de poste la correspondance de la commission des subsis— tances.

39° Lettre du Comité de salut public, signée de Merlin (de Douai), Treilhard, Thuriot et Carnot, au représentant Milhaud, à Aurillac, en réponse à sa demande de congé de vingt jours, 1 p. 1/2 in-4, tête impr.

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