INVENTEURS
. AURISPA (Giovanni), un des initiateurs de la renaissance des lettres
en Italie, secrétaire des papes Eugène IV et Nicolas V, n. à Nolo, en
Sicile, 1369, m. 1439.
L. A. $., en latin, à Côme de Médicis, 1/2 p. in-4 oblong, trace de cachet. Légères déchirures dans les angles n'atteignant pas le texte. — KR.
Il lui recommande, au nom du marquis, son seigneur, Luc de Tuscanella.
. GUARINO (Giovanni), restaurateur de l’enseignement de la langue
grecque en Italie, n. à Vérone, 1370, m. à Ferrare, 1560.
L. A. S., en latin, à Jean Aretin ; Ferrare, 24 avril, 1 p.in-4 oblong, trace de cachet. Fortement tachée d'eau. — R?
Lettre en latin et en grec, signée en tête, selon la coutume antique.
STROZZI (Palla), érudit et diplomate, qui a puissamment contribué à propager les études classiques, n. à Florence, 1372, m. en exil à Padoue, 1462. S L. A. S. (aux magistrats de la république de Florence) ; Sestri, 4 juin (1426), 1 p.
in-4. Rognée en bas. — R?.
Lettre signée Palla Degli Strozi. Dépêche diplomatique donnant d’intéressantes nouvelles de la flotte et des détails sur un combat.
. SAVONAROLA (Girolamo), moine dominicain, apôtre et martyr de la
liberté, une des plus grandes et des plus puissantes figures de la Renaissance, n. à Ferrare, 1452, m. sur un bûcher à Florence, le 23 mai 1498, pour avoir voulu réformer les mœurs et affranchir l'Italie.
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L. A. S$. à son frère Albert, médecin, à Ferrare ; Florence, 28 oct. 1495, 3/4 de p. ia-4 oblong, trace de cachet. Légères taches de rousseur. — R*.
Il lui recommande, au nom de la charité chrétienne, leur frère Ognibene qui est chargé de famille. Pour lui, il ne peut rien, étant comme s’il était
re ” P2£ mort. « Io sono in tal grado che vi bisogna pensare in tuto LTo ny Fe per tuto che io sia morto.» — Cette précieuse lettre a été 4 publiée dans les Archicj istorici italiani,t. VIIT, p. 117.
Savonarole avait une signature différente de celle-ci, quand il écrivait officiellement. Voici cette seconde signature, prise sur une lettre RUE ve signée adressée, le 5 mars 1497 au duc de Ferrare, laquelle appartient également à M. B. Fillon
). LUTHER (Martin), le grand réformateur allemand, n. à Eisleben, 10 nov. 1483, mis au ban de l'empire en avril 1521, m. dans sa ville natale, 18 fév. 1546.
L. A. S. à la corporation des orfévres de Nuremberg ; Wittemberg, 1528, 1 p. pet. in-fol., adresse et cachet. Pièce jaunie et doublée. — F7.
Il leur recommande un ouvrier de leur métier. Cette lettre, signée Martinus Luther, ecclestastes in Wittemberg,est munie de l’empreinte du signet employé par le réformateur pendant les premières années de son mariage et représentant une rose épanouie, accostée des deux initiales M. L. Elle a été longtemps conservée, comme une relique, dans les archives de la corporation des orfévres de Nuremberg. Son texte est des plus intéressants.
RABELAIS (François), le plus profond penseur et le plus grand écrivain du XvI° siècle, n. à Chinon, 1494, m. à Paris, 1553. P.S., avec 4 mots autographes ; Rome, 18 juin 1548, 1 p. in-4 oblong. Fortement
tachée d'humidité : quelques mots emportés dans la marge. — A. S. R*. — $. R°. — V. à la série des écrivains, une note sur la rareté des autographes de Rabelais.
Reçu de trente-deux écus d’or, comme médecin du cardinal Du Bellay. Cette précieuse quittance fixe la date du dernier voyage que Rabelais fit à Rome. Le fac-simile est ci-contre.
PALISSY (Bernard), sculpteur en terre émaillée, chimiste, physicien, géologue et économiste, un des hommes les plus éminents du XVI° siè-
cle, n. 1510, m. à la Bastille, 1590.
Pièce autographe, 8 p. 1/2 in-fol. — R*.
LAS A3 se A C’est le manuscrit original du devis de la grotte des Tuileries, publié par M. B. Fillon
dans les Lettres écrites de la Vendée à M. À.
(ep
de Montaiglon (Paris, Tross, 1861, p. 48). On sait que le four où ont été cuites les poteries émaillées dont cette grotte était décorée, a été découvert en 1863, lorsqu'on a creusé, sur la place du Carrousel, les fondations de la nouvelle salle des Etats. — Au dos du feuillet qui sert de couverture on lit la note suivante