‹ Inventaire des papiers manuscrits du cabinet de Robert de Cotte, premier architecte du roi (1656-1735) et de Jules-Robert de Cotte (1683-1767) conservés a la Bibliothèque nationaleChapitre 2 sur 116 · On y trouve aussi de très rares estampes · texte numérisé non relu

On y trouve aussi de très rares estampes

INTRODUCTION

à quelques recueils tels que le Dôme des Invalides , les Églises d'Italie, le Buen Retiro de Bonn, etc., dont l’intérêt cependant eût dû les mettre en garde contre les fautes qu’ils allaient commettre, ils classèrent la plupart des pièces dans la collection Topographie, où il est souvent difficile, parfois impossible, de les retrouver.

Voici comment se répartissent actuellement les papiers du fonds de Cotte à la Bibliothèque nationale. Le Cabinet des Estampes possède six cartons de manuscrits, petit infolio, reliés en rouge, portés au catalogue sous le titre : Devis, mémoires , etc., relatifs aux travaux de R. de Cotte, et cotés : Hd 135 à Hd 135e; les recueils de plans et de dessins suivants : Architecture (Ha 18, in-folio), Architecture du palais de Bonn (Ha 19, in-folio), Buen Retiro (Ha 20, cart. max.), Dôme des Invalides (Hc 14 et Hc 14a, 2 vol. cart. max.), Eglises dTtalie (Vf 7 in-folio), Etudes et dessins d’ architecture (Hd 11, in-folio); enfin des centaines de plans et de croquis répartis dans la Topographie1 2 . Au département des Manuscrits, on trouve d’abord deux recueils reliés, in-folio, (fr. 7801 et 9447), exclusivement composés de papiers divers provenant du fonds de Cotte, puis deux petits carnets in-8 (fr. 14663-14664), consacrés au voyage d’Italie accompli par l’architecte \ Enfin, nous avons retrouvé tout récemment aux archives de l’Administration de la Bibliothèque, deux petits in-folio consacrés à l’hôtel de Nevers et à la Bibliothèque royale, conservés jusqu’en 1862 au Cabinet des Estampes, et qui n étaient plus portés sur aucun inventaire.

1. Quelques pièces manuscrites ont été classées également dans la Topographie, parce qu’elles commentaient très exactement un plan, ou parce qu’elles étaient écrites sur la feuille même d’un plan.

2. La lettre de R. de Cotte, conservée aux Manuscrits dans le recueil du fonds français n° 3291, n’est pas entrée à la Bibliothèque avec les papiers de R. de Cotte.

INTRODUCTION

Les papiers remis aux Imprimés en 1815 sont les moins importants de la collection : ils font presque toujours double emploi avec des pièces conservées dans d’autres séries de la Bibliothèque.

Tous les plans, croquis et groupes de papiers manuscrits ou imprimés du cabinet de Cotte ont été inventoriés — avant leur entrée à la Bibliothèque, sans doute, — dans un registre petit in-folio, relié en vélin blanc : Inventaire manuscrit des papiers et dessins de R. de Cotte , que l’on peut consulter au Cabinet des Estampes (Ye 36). C’est ce répertoire, si sommaire soit-il pour les manuscrits, qui a permis à quelques chercheurs de mettre le fonds à contribution, au xixe siècle. Chaque pièce — ou groupe de pièces, — y est accompagnée de deux numéros, l’un à l’encre noire, l’autre à l’encre rouge. Le premier n’a plus aucune valeur : il se référait à un classement des papiers en trente-six portefeuilles, antérieur à 1811 ; le second, au contraire, est très important. Reporté sur les plans, sur les croquis sur la première feuille, au moins, de toutes les liasses de documents manuscrits ou imprimés, il signe toutes les pièces de la Bibliothèque Nationale provenant du cabinet de R. de Cotte. C’est grâce à lui que les plans dispersés dans la Topographie peuvent être souvent encore identifiés.

Les érudits du xixe siècle n’ont tiré en réalité qu’un assez médiocre profit des papiers de Robert de Cotte. Duplessis cependant signalait déjà l’intérêt de la collection dans un article sur le Cabinet des Estampes % et Destailleur, quelques années plus tard, l’analysait dans ses Notices sur quelques artistes français1 2. Destailleur a donné un premier

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