‹ Inventaire des tableaux commandés et achetés par la direction des bâtiments du roiChapitre 104 sur 130 · JEAN-BAPTISTE VAN LOO · texte numérisé non relu

JEAN-BAPTISTE VAN LOO

avec les dimensions de 3 pieds 6 ponces sur 3 pieds de large ; en 1 783, Du Rameau le mentionnait au magasin de la Surintendance (1), et ces dimensions n'étaient plus alors que de 2 pieds 7 pouces sur 2 pieds 9 pouces et demi.

On peut reconnaître ce portrait dans le n» 5y de Trianon, attribué à Louis Michel Van Loo : H. o m. 98. — L. o m. 83; ovale.

Les têtes, faites pour les portraits par Parrocel, ont été précédemment signalées (2).

Quant aux n» 6 et 7, on peut les reconnaître dans le n« 3 du grand Trianon (H. 2 m. o5. — L. 1 m. 71) et le n« 2175 de Versailles (H. 2 m. 3o. — L. 1 m. 52).

Le jeune roi (n° 3 du grand Trianon) est représenté debout, revêtu d'une cuirasse, sur le travers de laquelle est posé le cordon de l'ordre du Saint- Esprit, la taille ceinte de Pécbarpe de soie blanche, l'épée au côté ; la main gauche est appuyée à la hanche, tandis que la droite tient le bâton de commandement, dont le bout appuie sur une console richement/)rnementéc, qui supporte également le manteau royal, un casque lauré et la main de justice (3). Le deuxième portrait (n° 2175 de Versailles) est presque identique à celui-là; toute la différence consiste en menues modifications de costume et d'accessoires, dont les principales sont l'addition d'un fauteuil à droite de la composition et la substitution à la console d'une table couverte d'un tapis rouge.

Le n* 8 est signale par l'état susdit (4) dans l'appartement du duc d'Antin à Versailles, avec les dimensions de 20 pouces sur i5 de large.

Portraits du roi et do la reine de Pologne.

8° Un portrait du roy de Pologne Stanislas en pied; de 7 pieds 2 pouces de hautsur 4 pieds 2 pouces de large: le tableau est original hors la tête 600 livres.

9° Un portrait de la reine de Pologne, de même grandeur, original hors la tête (5) 600 »

(1) Archives du Louvre.

(3) Nous donnons la description de ces divers portraits royaux pour permettre d'identifier les multiples copies, qui se trouvent dans les divers musées français sous des attributions erronées. L'esquisse réduite de ce portrait de Trianon figure également à Versailles (n° 3722).

(5) Voici, d'après les gravures, qui en furent faites [par Larmessin, la description de ces deux portraits :

Le roi Stanislas est représenté debout et en pied, sur le palier d'un esca-

10° Un tableau représentant le roy Stanislas d'après nature ; de 4 pieds et demi de haut sur 3 pieds et demi de large; avec toutes ses armures jusqu'aux genoux i ,ooo livres.

1 1° Un tableau, de pareille hauteur et largeur, représentant la reyne Stanislas avec ses habits royaux et ornemens( i ) i ,ooo livres

Jeaurat, dans son inventaire de la Surintendance (2), mentionne le n* 1 1 dans la 6* pièce de cet hôtel, et le n° 12 au magasin (3) ; le n° 1 1 est encore signalé au même endroit, en 1783 par Du Rameau, avec les dimensions de 4 pieds 3 pouces sur 3 pieds S pouces en largeur et cette mention : « en bon état (4). »

Les n«* 11 et 12 sont actuellement au musée de Versailles (n* 3717 et 3718); H. 1 m. 33 et 1 m. 41. — L. 1 m. 12.

lier, dont on voit quelques marches à gauche; il porte une cuirasse, recouverte d'un manteau fourré ; la tête est de face ; de la main droite, il tient horizontalement le bâton de commandement; la gauche est sur la hanche; derrière lui, un casque est posé sur l'appui de l'escalier.

La reine est debout, la tête de face, en grand costume royal ; la main droite tient un des plis du manteau, la gauche est appuyée sur une table, où est posée, sur un coussin, la couronne royale.

(1) L'artiste demandait 1,000 livres pour chacun des deux premiers portraits, et i,5oo pour chacun des deux autres.

(3) Ces deux portraits, ainsi que l'un de ceux du Roi, furent restaurés par la veuve Godefroid dans la seconde moitié de 1764 (A. N. O' iq33) :

• Plus à trois portraits ovales, l'un représente le portrait du Roy, le segond le portrait du roi de Pologne et le troisième le portrait de la Reine de Pologne. Les avoir nétoyés, retandoe sur des chassy neuf, fais revivre les couleur et verni 36 livres. »

(4) Archives du Louvre.

CARLE VAN LOO

Carie Van LOO

A Versailles.

i° Petits appartements du Roi.

Carie Van Loo Fat, en 1736, l'un des peintres, chargés de décorer la galerie des petits cabinets de Louis XV (1) ; dans la série des chasses, commandée à cet effet, il eut à faire la Chasse de l'Ours et la Chasse de V Autruche.

Le premier de ces tableaux fut fait en 1736 ; il est signalé comme suit par l'Inventaire général des tableaux qui ont été faits pour le service du Roy, qu'il faut ajouter à l'inventaire général fait en 1 709 Jusqu'en 1 7J7 (a) :

Un tableau représentant une Chasse d'Ours, assaillis par des chiens dans l'hiver, et plusieurs hommes en fourrure qui les combattent; cintré à oreilles; ayant de hauteur 5 pieds 10 pouces sur 3 pieds 1 1 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Le paiement est en date du i3 mars 1737 (Exercice 1736) :

Au sieur Vanloo, 1,200 livres pour faire, avec 1,200 à luy ordonnés le 4 janvier 1737, le parfait payement de 2,400 livres à quoy monte un tableau représentant la Chasse de l'Ours, qu'il a fait pour la petite gallerie du château de Versailles pendant l'année dernière.

Le second tableau fut payé le 17 décembre 1738 :

Au sieur Vanloo, 1,200 livres pour faire, avec les 1,000 à luy ordonnés le 5 novembre dernier, le parfait payement de 2,400 livres pour le prix d'un tableau représentant la Chasse de l'Autruche, qu'il a fait et livré pour la petite gallerie des petits appartemens du château de Versailles.

Actuellement, tous les deux, au musée d'Amiens, où ils furent envoyés par l'Etat en 1803 : H. 1 m. 74. — L. 1 m. 29 ; le premier signé : Carie Van Loo, mars 1 7 36, le second Carie Van Loo.

(1) Cf. page 48 supra (j)A.N.O* 1965.

2° Appartements de Marie-Josèphe de Saxe.

En 1747, lors de la décoration des appartements de la Dauphine (1), Carie Van Loo reçut une commande de deux dessus de porte pour la chambre de cette princesse ; mais ses multiples travaux ne purent lui permettre d'exécuter à temps ces tableaux ; la note suivante, prise d'un état général des commandes et en date de 1747, en fait foi (2) :

• Deux tableaux, dessus de porte pour la chambre de Madame la Dauphine, les sujets tirés de la fable de Psiché et F Amour.

« Ces deux tableaux ne sont point commencés, il serait inutile de les faire et allouer quelque chose à M. Vanloo pour les dessins et esquisses. A discontinuer. »

Toutefois cette commande ne dut pas être abandonnée, et Van Loo livra ces deux tableaux, bien que nous n'ayons retrouvé à ce sujet ni mémoire ni ordonnance de paiement.

En effet, Piganiol de la Force (3) les signale ainsi, dans la salle de compagnie de la Dauphine à Versailles, en dessus de porte : ■ Dans la salle de compagnie de Madame la Dauphine, il y a deux dessus de porte, dont l'un représente le moment où Psyché découvre l'Amour, et l'autre celui où l'Amour lui échappe. Ces deux tableaux ont été peints par Charles Van Loo; et ont chacun 4 pieds et demi de haut sur 5 pieds et demi de large. Us sont dans des bordures magnifiques et à oreilles. »

L'Inventaire de Du Rameau (4), en 1783, les signale au magasin de la Surintendance; leurs dimensions étaient alors de 4 pieds 3 pouces sur 5 pieds.

Actuellement au musée de Fontainebleau : H. 1 m. 28. — L. 1 m. 45. — Signés : Carie Van Loo.

A Fontainebleau.

i° Petits appartements du Roi.

En 1737, Carie Van Loo eut à faire, pour les petits appartements de ce château (5), un tableau que Y État des tableaux nouvellement faits pour te Roy pendant l'année iy3j (6) mentionne ainsi dans la salle à manger du Roi :

(1) Cf. page 2 supra.

(3) Nouvelle description de Versailles et Marly, 1. 1, p. 3a8.

(4) Archives du Lonvre.

(5) Cf. page 41 supra.

CAR LE VAN LOO

Un tableau représentant une Alte de chasse ; une serviette couchée sur l'herbe où il y a lapreaux et jambons, il y a un cavalier, qui a son chapeau ravalé pour se garantir du soleil, qui coupe des viandes; sur la gauche du tableau un muletier qui décharge les provisions de dessus un mulet ; haut de 7 pieds 7 pouces sur 7 pieds 9 pouces ; cintré par en haut.

Ce tableau parut au Salon de 1737 (1); le paiement est en date du 4 décembre de la même année :

Au sieur Vanloo, 3,ooo livres pour son payement d'un grand tableau, représentant une Alte de chasse, qu'il a fait pour les petits appartenons du château de Fontainebleau pendant la présente année.

Actuellement au musée du Louvre (n* 899) : H. 2 m. 22. — L. 2 m. 5o. — Signé : Carie Van Loo, /7J7 (2).

Mémoire de dix tableaux allégoriques, peints en camayeux, pour le cabinet du Conseil au château de Fontai-

i* La Vérité; — 20 L'Histoire ; — 3° La Guerre; — 40 La Paix; — 5° La Renommée ; — 6° La Valeur ; — 70 L'Air ; — 8° La Terre ; — 90 Le Feu ; — 1 o° L'Eau .

L'artiste fut payé le 2 juin 1755 (Exercice iy53) : Au sieur Vanloo, 600 livres pour faire, avec 2,400 à lui ordon

(1) Le livret lui donne comme dimensions 9 pieds sur 8 de large.

(3) Dans un État des peintures et sculptures en dépôt au château de Fontainebleau, en date du 17 prairial an II, la Halte de chasse est citée parmi les tableaux « qui n'avaient pas été trouvés assez beaux pour être conservés ». Une grande partie en fut vendue avec le mobilier, celui de Van Loo fut oublié et relégué avec quelques autres dans les magasins de Fontainebleau, et il y demeura jusqu'en 1846, où il entra au Louvre.

2° Cabinet du Conseil.

Estimés ensemble

3,ooo livres.

nés acompte sur l'exercice 1753 le Ier juillet 1754, le parfait paiement de 3, 000 livres à quoi montent dix tableaux allégoriques, peints en camayeux, représentant la Vérité, l'Histoire, la Guerre, la Paix, la Renommée, la Valeur, l'Air, la Terre, le Feu et l'Eau, qu'il a faits pour le cabinet du Conseil au château de Fontainebleau, pendant l'année 1753.

Aux Gobelins.

En 1744, les Bâtiments commandèrent à cet artiste une suite de sept tableaux, pour une nouvelle tenture destinée aux Gobelins. L'entreprise toutefois ne fut pas poursuivie, et Van Loo ne fit qu'un seul tableau, qui parut au Salon de 1745, et pour lequel il percevait, en sus du paiement intégral, une gratification mentionnée dans le mémoire suivant (1) :

Mémoire pour la gratification accordée au sieur Carie Vanloo, en considération d'un tableau qu'il a fait pour le service de la manufacture royale des Gobelins, sous les ordres de M. Orry, pendant l'année 1745.

Ce tableau représente Thésée qui combat le taureau de Marathon ; il a 22 pieds de largeur sur 1 1 de hauteur.

C'est le premier des sept ordonnés alors au sieur Vanloo ; les sujets sont choisis de l'histoire de ce héros. M . Orry, Directeur général, ordonna au sieur Vanloo une gratification pour ledit ouvrage de 1,600 livres.

Le paiement fut parfait le 94 mai 1746 (Exercice 1745) :

Au sieur Vanloo, 5oo livres pour faire, avec 2,5oo à lui ordonnez acompte des fonds de l'exercice 1 744, les 3o septembre et 9 décembre de ladite année, le parfait payement de 3,ooo livres à quoi monte un tableau, qu'il a fait pour être exécuté en tapisserie à la manufacture des Gobelins, pendant l'année 1744.

La gratification ne fut payée qu'en 1767; l'ordonnance en sera transcrite ci-après (2).

(2) Cf. page 485 infra.

CARLE VAN LOO 477

Ce tableau fut rejeté, en 1794, par le jury de classement des modèles des Gobclins.

Actuellement au musée de Nice, où il fut envoyé par l'État en 1872 :

— Mémoire d'un tableau fait pour le service du Roy par le sieur Carie Vanloo pendant Tannée 1757 (1).

Amimone et Neptune. Sujet tiré des « Amours des Dieux ». Ce tableau est destiné à être exécuté en tapisserie à la manufacture royale des Gobelins. II a 10 pieds en quarré. Estimé 3, 600 livres.

Ce tableau fut exposé au Salon de 1757; le paiement fut parfait le 10 décembre 1760 (Exercice 1757) :

Au sieur Vanloo, 5oo livres en contrats à 5 0/0 sur les Etats de Bretagne pour faire, avec 3, 100 à luy ordonnez acompte savoir 1,600 sur 1745 le 16 avril 1757, et i,5oo sur 17571e 24 septembre audit an, le parfait paiement de 3, 600 livres, à quoy a été estimé et arrêté un tableau représentant Amimone et Neptune, qu'il a fait pour le service du Roy et qui est destiné à être exécuté en tapisserie à la manufacture royale des Gobelins, ce tableau fait pendant Tannée 1757.

— Mémoire d'un tableau fait pour le service du Roy par le sieur Carie Vanloo, premier peintre du Roy, pendant Tannée 1758 (2).

Ce tableau, destiné pour un panneau de tapisserie, représente des enfants et des attributs relatifs et faisant suitte au sujet à'Amymone, fait par le môme auteur pour cette manufacture.

Sa hauteur est de 10 pieds, sa largeur d'environ 5 pieds.

Estimé 1 ,800 livres .

Le paiement de ce second tableau eut lieu sur l'exercice 1758, l'ordonnance en sera transcrite ci-après (3).

En 1794, ces deux tableaux furent rejetés par le jury de classement des modèles des Gobelins.

(3) Cf. page 487 infra.

A la Bibliothèque du Roi.

En 1745, lors du transfert à Paris du cabinet des médailles. Carie Van Loo fut du nombre des artistes, qui eurent à décorer la Bibliothèque du Roi (1). Les trois tableaux, qu'il fit à ce propos, parurent au salon de i745 :

Trois tableaux, dessus de porte, en hauteur de 8 pieds sur 4, pour la Bibliothèque du Roy.

Le premier, la Poésie amoureuse.

Le second, Y Inventrice de la flûte.

Le troisième, les trois Protecteurs de* Muses.

L'artiste fut payé le 17 décembre 1746 :

Au sieur Vanloo, 3,5oo livres pour faire, avec 1,000 à luy ordonnez acompte sur l'exercice 1745 le 24 mars 1745, le parfait payement de 4,500 livres à quoi monte le prix de trois tableaux représentant le premier Psyché, le second l'Inventrice de la flûte, personnifiée par Sjrrinx et le troisième Apollon, Mercure et Hercule, qu'il a faits pour le service du Roy à la Bibliothèque royale à Paris, pendant Tannée 1745.

Actuellement tous les trois à la Bibliothèque nationale, dans la salle des manuscrits.

Concours de 1747.

Carie Van Loo participa à ce concours (a); son tableau, de 5 pieds de haut sur 6 de large, représentant Silène, rat exposé en 1747 dans la galerie d'Apollon.

Le *g septembre 1747, l'artiste percevait ta gratification promise :

Au sieur Vanloo, i,5oo livres à lui accordées par le Roy pour récompense d'un tableau représentant Silène, qu'il a fait en la présente année pour le concours ordonné par Sa Majesté.

Actuellement au musée de Nancy, où il fut envoyé par l'État en 1801 :

(1) Cf. page i5 supra.

(a) Cf. page 48 supra.

CARLE VAN LOO

Portrait de Marie Leezinaka.

A ce même salon de 1747, Van Loo exposait le portrait en pied de Marie Leczinska. Pour éviter à la Reine la peine de poser, la tête de ce portrait fut copiée d'après le pastel de la Tour (1). Le paiement est en date du 3 1 octobre 1747, et, ce même jour, l'artiste percevait une gratification extraordinaire de a.ooo livres :

Au sieur Van Loo, la somme de 4,000 livres pour le prix d'un tableau, portrait en pied de la Reine, qu'il a fait par les ordres du Roy en la présente année.

— 2,000 livres par gratification en considération des frais de voyage qu'il a faits, peines et soins qu'il s'est donné pour l'exécution d'un tableau, portrait en pied de la Reyne, qu'il a fait par les ordres du Roy en la présente année.

Actuellement au musée do Louvre (n»goo) : H. 2 m. 75. — L. 1 m. 94. Signé : Carie Van Loo (a).

Portraits de Louis XV.

Carie Van Loo n'exécuta pas moins de trois portraits différents de Louis XV.

Le premier date de 1739; il fut fait à l'occasion de la paix proclamée à Paris au mois de juin de cette année, et commandé au peintre par le prévôt des marchands et échevins de Paris. Bien que cette commande n'ait aucun caractère officiel, les ornements royaux furent cependant délivrés à l'artiste (3).

(1) A. N. O' 1934 a, et la Lettre sur P exposition des ouvrages de peinture et de sculpture (1747) par l'abbé Leblanc.

(a) Dans un État général des ouvrages commandés pour 1748 (A. N. O' 1933) on relève à l'actif de Carie Van Loo « une copie du portrait en grand de la Reine, que Sa Majesté a demandée pour l'Espagne », et en note : « L'ordre est donné, il fait imprimer sa toile. » Nous n'avons retrouvé aucune ordonnance de paiement à ce sujet.

(3) A. N. K 142, n* 5 : • Ds par lb Roy, Cher et bien amé, les Prévost des Marchands et Eschevins de notre bonne ville de Paris ayant chargé le sieur Vanloo, peintre de notre Académie de peinture, de faire un tableau pour la composition duquel il a besoin des omemens royaux et de la couronne qui ont servy à notre sacre, et que vous conservés dans le trésor

Le tableau de Carie Van Loo parut au Salon de 1740 et la description suivante s'en trouve au livret de cette exposition :

Le Roy est représenté dans ce tableau, assis sur son thrônc et revêtu dVses ornemens royaux. Minerve, qui caractérise la Sagesse, est à sa droite; cette déesse présente au Roy un rameau d'olivier, qui désigne la Paix. La Justice est à côté de Minerve ; elle pèse dans sa balance les sentiments qui déterminent le cœur du Roy pour les douceurs de la Paix, qui seule peut faire le bonheur des mortels, unique objet des soins de ce grand Monarque. A la gauche du thrône, la Paix et l'Abondance qui en procède sont caractérisées sous la même figure : la Paix, assise sur des trophées d'armes, regarde le Roy avec tendresse ; elle tient d'une main une branche d'olivier, et de l'autre un cordon, qui sert de lesse à un lion couché à ses pieds, dans le sein duquel repose tranquillement un agneau, image naturelle de la sagesse et de l'humanité d'un grand prince, qui veut réunir tous les hommes, et qui prétend que l'innocence doit être en sûreté sous ses Lois et reposer sans crainte dans le sein môme de ses plus grands ennemis. Du haut du thrône sort la Renommée qui annonce à l'Univers les vertus du Roy et les biens qui en résultent pour toutes les nations.

Le reste du tableau est occupé par Messieurs les Prévôt des Marchands et Échevins de la ville de Paris, qui viennent rendre de très humbles actions de grâces au Roy des biens, que sa bonté et sa sagesse procurent à ses sujets, et que ses vertus voudroient rendre universelles. Une magnifique architecture et la ville de Paris en perspective forment le fonds du tableau qui a 1 3 pieds de large sur 1 1 de haut.

Ce portrait, au siècle dernier, se trouvait dans la salle des Gouverneurs de l'Hôtel de Ville.

de votre église, Nous vous mandons et ordonnons de remettre audit sieur Vanloo lesdits ornemens et couronne royal le pour les pouvoir garder le temps qui luy sera nécessaire pour la composition dudit tableau, en prenant les précautions et sûretés nécessaires et accoutumées pour que le tout vous soit exactement raporté. Si ny faites faute, car tel est notre plaisir. Donné à Fontainebleau, le i3 octobre 1739. Louis. »

CARLE VAN LOO

Le second portrait date de 1748.

En 1746, la commande en avait été faite à Parrocel, et, le 8 août de cette année, la lettre suivante était adressée au prieur de l'abbaye de Saint-Denis aux fins de délivrer à l'artiste les habits du sacre (1) :

« De par le Roy, Cher et bien amé, ayant ordonné au sieur Parossel, peintre de notre Académie, de faire notre portrait en grand, habillé de nos ornemens royaux, Nous vous faisons cette lettre pour vous dire que notre intention est que vous remettiés audit sieur Parrossel le manteau royal, la couronne, le sceptre, la main de justice et autres ornemens royaux qui sont dans le trésor de votre abbaye, pour lui servir de modèle, lesquels il aura soin de vous remettre aussitôt que cet ouvrage sera fini, en prenant au surplus par vous les seuretés en pareille occasion. Si ny faites faute, car tel est notre plaisir. Donné à Choisy, le huitième jour d'août 1746. Louis. »

Parrocel se mit à l'œuvre ; ainsi, l'on trouve, dans un relevé de comptes des divers ouvrages faits par lui pour le roi (2), la double mention suivante : « Le portrait du Roy en pied, simple ébauche sans études, de huit pieds et demi sur 6 pieds : 220 livres. — Le portrait du Roy dessiné à la craye sur toile : 44 livres. «•

Mais l'inspiration ne vint pas; Parrocel, peintre de batailles, était mal à l'aise dans ce genre tout contraire, et nullement au fait des procédés requis pour y réussir; il s'aperçut vite qu'il faisait fausse route, et eut l'esprit de demander à être relevé de sa promesse. En effet, on lit, dans un état général des commandes, fait sous la direction d'Orry (3), la note suivante :

« Parocel. Le portrait du Roy en pied, d'après M. de La Tour. — Note. Il étoit commencé et M. de Tournehem a décidé, à sa réquisition, qu'il ne l'achèvcroit pas et qu'il seroit donnée à M. Vanloo. »

Et dans un autre état des commandes faites sous la direction de Tournehem (4) on trouve ainsi la confirmation de cette note :

« A M. Vanloo. Le portrait en grand du Roy, commencé par M. Parocel. Note. Cela n'est que projecté. Il faut que M. de Tournehem lui en donne l'ordre, et il seroit à propos d'attendre la dernière téte de M. de La Tour. »

Le portrait du roi par La Tour fut exposé au Salon de 1748; l'ordre fut confirmé à Van Loo, et, par une contradiction inexpliquée, on commanda à cet artiste, au lieu du portrait en habit de sacre, dont Parrocel avait décliné l'offre, un portrait militaire, où ce dernier eût à coup sûr réussi, à en juger par celui qu'il avait exécuté en 1725, en collaboration avec Jean-Baptiste Van Loo. Ce tableau fut exécuté à la fin de 1748, et on le trouve ainsi mentionné, à l'exercice de cette année et au nom de Van Loo, dans un État des ouvrages commencer et livrez (5) :

(2) Cf. page 386 supra.

Le portrait du Roy : Sa Majesté est représentée debout et prête à monter un cheval, que tient un de ses gardes.... 4,000 livres.

Le parfait paiement est en date du 3i janvier 1749 (Exercice 1748) :

Au sieur Van Loo, peintre, 2,000 livres pour faire, avec pareille somme à lui ordonnée acompte sur l'exercice de Tannée dernière, le 26 août de ladite année, le parfait payement de 4,000 livres, à quoi monte un tableau, portrait en pied du Roy, qu'il a fait pour le service de Sa Majesté pendant Tannée dernière.

Le tableau fut d'abord présenté à M— de Pompadour au mois de janvier de cette année; le roi ne le vit que le 22 février à son lever (1).

Ce portrait se trouve actuellement au musée de Versailles (n* 4389), faussement attribué à Parrocel (2): H. 2 m. 77. — L. 1 m. 83.

Le succès de ce portrait décida Louis XV à en commander, l'année suivante, un autre au même artiste pour qui cette faveur fut précédée de l'anoblissement et de l'octroi du cordon de l'ordre de Saint-Michel (3). Ce second portrait fut achevé en 1750, voici le mémoire de l'artiste (4) :

Mémoire du portrait du Roy peint, sous les ordres de M. de Tournehem, par Charles Vanloo, pendant Tannée 1750.

(1) Le 9 janvier, de Tournehem écrivait au premier peintre Coypcl (A. N. O' 1907) : • Je n'ai pas encore pris l'ordre du Roy pour le tableau de M. Wanlo ; vous se avez que je vous ai dit que j'avais proposé à M"' de Pompadour de le venir voir auparavant. Elle n'arriva qu'hier de la (illisible), aujourd'huy c'c»t opéra, ainsy elle ne pourra le venir voir au plus tôt que demain. Je marqueray à M. Wanlo le jour que j'auray pris l'ordre. Je vous prie de le prévenir sur ce que j'ai l'honneur de vous marquer ».

Le 22 février, le tableau était présenté au Roi, comme l'atteste cet avis du mùmc au même ; « Le Roi m'ayant paru désirer voir le tableau de M.Vanloo, je lui écris de se rendre ici demain matin pour le lever de Sa Majesté, afin de se trouver présent lors que ce tableau lui sera présenté ».

(2) De Nolhac et Pératc, Le musée national de Versailles, p. 177.

(3) De Tournehem écrivait à ce sujet à Coypel, le 27 janvier 1750 (A. N. O* 1907) : « Je sors du travail du Roi, et je ne passerais pas bien la nuit si je ne vous mandais pas que le Roy a accordé ce que vous demandiez pour M. Wanlo. Il est juste que ce soit vous qui luy en annonciez la nouvelle. Il faudra commencer par des lettres en confirmation de noblesse et, l'année prochaine, il aura l'ordre Je Saint-Michel ».

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Ce tableau, peint en 1750, haut de 8 pieds sur 6 de large, représente le Roy dans sa tente. Sa Majesté, magnifiquement armée, est debout auprès d'une table, sur laquelle est posé son casque. Le peintre a tâché de faire en sorte que la grande richesse des tapis, des rideaux et des meubles, qui ornent ce tableau, n'empêchât point les yeux de se fixer sur l'Auguste objet qu'ils y cherchent uniquement 4,000 livres.

Plus, pour gratification à lui accordée par Sa Majesté à cause des peines et soins qu'il s'est donné pour porter ce tableau à sa perfection et pour toutes les causes de frais et sujettion énoncés au précédent article 3, 000 »

Le portrait fut exposé au salon de 1751, avec un appareil extraordinaire et sous un dais destiné à en rehausser l'éclat et l'importance (1). Le paiement fut parfait le 32 mai 1752 (Exercice 1750) :

Au sieur Van Loo, 1 ,600 livres pour faire, avec 5,400 à lui ordonnés acompte sur l'exercice 1750 les 2 mars et 20 juillet 1751, le parfait payement de 7,000 livres dont 4,000 pour un tableau portrait représentant le Roy armé, qu'il a fait pour le service de Sa Majesté, et 3, 000 pour gratification que le Roy lui a accordée en considération des frais de voyages qu'il a faits, peines et soins qu'il s'est donnés pour porter ce tableau à sa perfection, pendant Tannée 1750.

Une répétition de ce portrait se trouve actuellement au musée de Versailles {a* 375i) : H. 2 m. 71. — L. 1 m. o3.

(1) M. de Fontanieu écrivait à ce propos, le 11 août 1751, au directeur des Bâtiments (A. N. O1 19.34 B) : • Le dais, que vous souhaittez pour mettre au dessus du portrait du Roy par M. Vanloo, sera prest, et les garçons du garde-meuble iront le mettre en place aussitôt qu'ils seront avertis de votre part; mais, puisque les avis sont partagés et que vous me faites l'honneur de me demander le mien, je vous avoue naturellement que je pense que ce n'est pas le cas de mettre sous un dais le portrait du Roy parce qu'il n'y sera pas comme un cérémonial représentant Sa Majesté et que ce n'est que comme un chef-d'œuvre de l'art qu'il sera exposé aux yeux du public; depuis le rétablissement du salon, il y a eu plusieurs portraits du Roy exposés, aucun ne l'a été de cette manière, et, s'il y a des exemples antérieurs, ce dont je ne doute pas, ils n'empêcheront peut-être pas que le dais ne paroisse une nouveauté. Je n'insiste pas cependant dans ce sentiment si vous pensez autrement, et le dais sera toujours prest ».

L'année suivante, Vanloo exécutait deux copies réduites de ce portrait, ainsi mentionnées dans le mémoire suivant (1):

Mémoire de trois tableaux faits pour le Roy, sous les ordres de Monsieur de Tournehem et de Monsieur de Vandières, par le sieur Carie Vanloo, pendant l'année 1750.

Un portrait du Roi, avec deux mains, toile de 5o (2), différent du grand portrait. Pour ce i,5oo livres.

Un buste de Sa Majesté pour exécuter en mosaïque (3), toile de i5. Pour ce 600 »

Une Vestale, toile de 25. Pour ce 600 »»

Ensemble 2,700 livres.

Le paiement de ces trois tableaux est en date du 19 septembre 1752 (Exercice 1751) :

Au sieur Vanloo, 2,700 livres pour son paiement de trois tableaux, dont deux représentant le Roy et l'autre une Vestale, qu'il a faits pour le service du Roy pendant l'année 1 75 1 .

A Choisy.

i° Chapelle du Grand Commun.

En 1753, Carie Van Loo fut chargé de faire un tableau pour ta chapelle du Grand Commun de ce château; il fut exposé au Salon de 1753, et le livret le signale ainsi :

(3) Les dimensions de la toile de 5o sols étaient de 3 pieds 7 pouces; celles de la toile de i5 de 1 pieds sur un pied 8 pouces ; celles de la toile de 35 de 3 pieds 6 pouces sur 3 pieds 4 pouces.

(3) Il y a là probablement une faute de transcription, et c'est « miniature • qu'il faut lire au lieu de « mosaïque ». Le 33 décembre 1751, en effet, le directeur des Bâtiments, Vandières, futur marquis de Marigny, écrivait à Cochin (A. N. O' 1907) : < Ma sœur, M— de Pompadour, ayant résolu de faire faire plusieurs portraits du Roy en miniature et en émail, elle souhaite que M. Vanloo fasse le buste du Roy, d'après le grand tableau qu'il avai fait, afin que les peintres en miniature puissent travailler d'après ce buste. Je vous prie en conséquence de prévenir M. Vanloo ».

CARLE VAN LOO

Sainte Clotilde, reine de France , faisant sa prière auprès du tombeau de saint Martin ; tableau cintré, de 8 pieds et demi de haut sur 5 de large, fait pour le Roy et placé dans la chapelle du Grand Commun, à Choisy.

Ce tableau fut payé à l'artiste le 35 mai 1753 (Exercice 1752} :

Au sieur Vanloo, 2,5oo livres pour son payement d'un tableau, représentant sainte Clotilde, qu'il a fait pour la chapelle du Grand Commun au château de Choisy, pendant l'année dernière.

2» Paroisse.

Mémoire de deux tableaux faits pour l'église de Choisy sous les ordres de M. le marquis de Marigny, par le sieur Carie Vanloo, pendant l'année 1760 (1).

L'un représente saint Louis, l'autre saint Nicolas.

Ces tableaux, chacun de 9 pieds 5 pouces de haut sur 7 pieds de large, sont des ébauches assez faites pour faire leur effet en place .

Estimés dans l'état où ils sont 2,000 livres.

Le parfait paiement est en date du 39 novembre 1767 (Exercice 1763):

Aux héritiers du sieur Carie Vanloo, premier peintre du Roy, 600 livres pour faire, avec 3, 000 à eux ordonnés sur l'exercice 1762 le 12 octobre dernier, le parfait payement tant de la gratification de 1,600 livres accordée au sieur Vanloo en considération d'un tableau par lui fait pour la manufucture des Gobelins en 1745, représentant Thésée combattant le taureau de Marathon, que de deux autres tableaux aussi faits par luy pour l'église de Choisy en 1 760, représentant l'un saint Louis et l'autre saint Nicolas.

3° Galerie.

Van Loo fut l'un des artistes, commandés, en 1764, pour décorer la galerie de Choisy (1) ; il fit à ce propos un tableau qu'il exposa au Salon de 1765, et dont voici le mémoire (a) :

Mémoire d'un tableau pour le service du Roi, sous les ordres de M. le marquis de Marigny, fait par le sieur Carie Vanloo, premier peintre du Roy, pendant Tannée 1 765.

Ce tableau, de 9 pieds 8 pouces de haut sur 8 pieds 4 pouces de large, est destiné pour les appartemens de Choisy.

Le sujet représente Auguste qui fait fermer les portes du temple de Janus.

Estimé 4,000 livres.

Le paiement est en date du i« avril 1771 (Exercice 1765) :

Aux héritiers du feu sieur Vanloo, 4,000 livres en contracts à 4 0/0 sur les aides et gabelles pour son paiement d'un tableau, représentant Auguste qui fait fermer les portes du temple de

Mémoire de six tableaux placés dans la salle de compagnie, au château de Bellevue :

i° La Tragédie.

20 La Comédie .

3° La Peinture.

40 La Sculpture

1,200 livres.

5° L'Architecture

6° La Musique Ensemble. . . .

5,6oo livres.

( 1 ) Cf. page 324 supra.

CARLE VAN LOO

Les quatre derniers tableaux de cette série furent exposés au Salon de 1753; cette commande devait être personnelle à Madame de Pompadour, car nous n'avons retrouvé aux Comptes des Bâtiments aucune indication de paiement à ce sujet.

En 1758, l'artiste refaisait pour le Roi deux des tableaux de cette série;

Mémoire de deux tableaux faits pour le Roy, sous les ordres de M. le marquis de Marigny, par le sieur Vanloo pendant l'année 1758.

Ces deux tableaux ovales représentaient l'un la Peinture; l'autre la Sculpture ; Estimés chacun 5 00 livres, cy 1,000 livres.

L'ordonnance de paiement, relative à cette commande, est transcrite ci-dessous.

Mémoire d'un tableau pour la chapelle du château de Saint-Hubert, fait pour le Roy, sous les ordres de M. le marquis de Marigny, par le sieur Vanloo, pendant l'année 1758 (2).

Ce tableau représente saint Hubert à genoux et surpria à l'apparition d'une croix que porte un cerf dans son bois; cette composition est ornée d'un paysage.

La hauteur est de 8 pieds 1/2 sur 5 pieds 1/2 de largeur.

Ledit tableau estimé 2,000 livres.

Le paiement fut parfait le 10 décembre 1760 (Exercice lybS):

Au sieur Vanloo, 800 livres en contrats sur les états de Bretagne à 5 0/0, pour faire, avec 4,000 à luy ordonnés acompte sur l'exercice 1758 le 1 1 septembre 1759, en contrats sur les aides et gabelles à 4 0/0, le parfait payement de 4,800 livres à quoi montent quatre tableaux représentant le premier des enfans et

voici son mémoire (1]

A Saint-Hubert.

attributs relatifs et faisant suitte au sujet d'Amimone, estimés i ,800 livres et destinés pour un panneau de tapisserie; le second la Peinture, le troisième la Sculpture, estimés chacun 5oo livres ; et le quatrième saint Hubert à genoux et surpris à l'apparition d'une croix qu'un cerf porte dans son bois, estimé 2,000 livres ; lesdits tableaux faits pendant Tannée 1758.

Louis-Michel VAN LOO

Portrait de Madame Infante.

Mémoire d'un portrait fait pour le service du Roi, sous les ordres de M. le marquis de Marigny, par le sieur Louis Michel Vanloo, pendant Tannée 1759 (1).

Le portrait de Madame Infante, duchesse de Parme, grandeur de buste, donné à Madame Adélaïde de France.

Mais la mort de cette princesse, survenue cette même année, dut faire oublier le portrait, si Ton s'en réfère à ce bon du Roi, en date du 37 juin 1768 (2) :

0 Le sieur Michel Vanloo a fait, il y a longtemps, un portrait de Madame Infante, que Madame désire avoir. Votre Majesté veut-elle bien m'autorise r à le faire remettre à cette Princesse ? Boa. •

Le paiement est en date du r* avril 1771 (Exercice 1770) : l'ordonnance en sera transcrite ci-après (3).

Portrait de Louis XV.

Cette année 1759, Louis-Michel Van Loo commença le portrait de Louis XV; les ornements royaux furent délivrés par la lettre de cachet suivante (4) :

(3) Cf. page 49a in/ra. — L'Inventaire de Du Rameau signale, en 1783, au magasin de la Surintendance un portrait de « la feue Dauphine d'Espagne » de Michel Van Loo et comme dimensions lui donne 7 pieds 3 pouces de haut sur 4 pieds 10 pouces.

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