J. S. B. CHARDIN
sur 3 pieds de haut : ils sont destinés pour le salon de la Musique au château de Bellevue.
Le premier représente un grouppe des instrumens de la Musique Civile.
Le second des instrumens de la Musique Militaire,
Estimés 2,000 livres.
Le prix de ces deux tableaux avait d'abord été fixé à i,6oo livres, mais en raison du travail qu'ils exigèrent, il fut porté à 2,000.
L'un et l'autre ont été signalés dans la collection de M. Eudoxe Marcillc, qui les avait achetés en i853 à la vente Rouillard (1) : H. 1 m. 43 — L. 1 m. 10; forme ovale. — Signés : Chardin, 1767.
Chardin obtint le parfait paiement de ces deux commandes de Choisy et de Bellevue le 1" juillet 1771 (Exercice 1767):
Au sieur Chardin, peintre, 3,8oo livres, dont 3,340 en contrats à 4 0/0 sur les aides et gabelles et 460 livres comptant, pour faire, avec 1,200 livres à lui ordonnés acompte sur l'exercice 1765 le t8 septembre 1766, le parfait payement de 5, 000 livres (2) à quoi montent cinq tableaux qu'il a faits en 1765 et 1767 pour le service du Roy, représentant, savoir le premier les attributs des Arts, le second ceux des Sciences, le troisième ceux de la Musique destinés pour les appartemens du château de Choisy ; le quatrième est un groupe des instruments de la Musique Civile, et le cinquième ceux de la Musique Militaire au château de BellevUe.
(t) Oc Goncourt, L'art au xvm* siècle, t. I, p. i83. — Voici leur description : Les attributs de la musique civile. Sur une table de pierre, un violon posé debout dans le renfoncement d'un mur, l'archet passé sous ses cordes, un livre, une musette couleur cerise, galonnée d'argent, un pupitre sur lequel est perche un perroquet. — Les attributs de la musique militaire. Sur une table de pierre, recouverte de velours rouge frangé d'or, une grosse caisse enrubannée rose et vert, un violon, une flûte, un tambour de basque, un livre posé sur un papier de musique, un cor de chasse.
(a) On remarquera que l'artiste perçut 600 livres de plus que le prix, auquel avaient été réglés ses mémoires. D'autre part, il est incontestable que ces tableaux de Choisy et de Bellevue furent payés par la Direction des Bâtiments et non par l'administration des Menus, comme l'a avance M. de Fourcaud (cf. Revue de l'Art ancien et moderne, novembre 1899, page 4 «7-:
TABLEAl'X commandés pour le roi
Jacques CHARLIER
On trouve, à l'actif de ce miniaturiste, la mention d'une commande de quatre portraits en miniature en date de 1734 ; voici son mémoire (1) :
Mémoire de quatre portraits peints en miniature par ordre de M. le marquis de Marygny par le sieur Charlier pendant l'année 1754.
Le portrait d'une dame assise sur un ga\on; elle tient une brochure (sujet pour une tabatière) 3oolivres.
Le même portrait, pour une tabatière 3oo »
Autre portrait d'une dame sous la figure d'un Noyade, copié d'après un bracelet où cette dame est représentée cordelière 3oo »
Autre portrait d'une dame coiffée en noir, vêtue d'une robe de velours et orné d'un manchon, d'après un pastel du sieur de Latour 3oo »
Charles CHATELAIN 21
Vues de Trianon.
Cet artiste, en 1713 et 1714, continuait la série de vues du château de Versailles et de ses dépendances auxquelles, avaient travaille Allegrain, Cotelle et les Martin ; il eut ainsi à représenter la Salle des Maronniers et
(2) Ce prénom se trouve mentionné dans l'ordonnance de paiement suivante (exercice 1722). « A Charles Chastelain, peintre, 443 livres pour son payement des tableaux qu'il a faits pour estre exécutez en tapisserie à la manufacture des Gobclins pendant les six premiers mois de la présente année. »