‹ Inventaire des tableaux du RoyChapitre 3 sur 57 · INTRODUCTION III · texte numérisé non relu

INTRODUCTION III

rédigé du vivant de la plupart d'entre eux, et, bien vraisemblablement, d'après leurs indications et sous leur contrôle.

Cet inventaire Bailly sera donc — nous osons du moins l'espérer — utilement consulté par les historiens de l'art de notre pays : ils auront ainsi, avec les Comptes des Bâtiments du jRoi, dont la publication assure à M. J. GuifiFrey la reconnaissance de tous ceux qui s'intéressent à ces questions, deux sources incomparables et très sûres, qui se complètent sur bien des points.

Aussi espérons-nous que le travail considérable qu'une telle entreprise a demandé, n'aura pas été stérile; et la plus précieuse récompense de Tauteur sera d'avoir pu servir la bonne et noble cause de l'art français.

LES GARDES DES TABLEAUX ET LES DIVERS INVENTAIRES DE LA COLLECTION DE LA COURONNE

Les origines de la Collection de la Couronne remontent ^^ /2'2o/""

à François P^ Ce fut, en effet, ce roi qui, le premier, eut ridée d'avoir « un cabinet de tableaux », c'est-à-dire de réunir, dans un simple but de curiosité, des peintures indépendantes de la décoration générale des appartements, et exposées pour elles-mêmes. A cet effet, il recueillit à grands frais, principalement en Italie, des tableaux et autres objets d'art (André del Sarte et le Primatice furent même en quelque sorte ses « rabatteurs ») ; d'autre part, il fit directement aux artistes des commandes assez importantes, dont ses comptes de dépenses conservent encore quelques traces.

Cette collection embryonnaire fut établie à Fontainebleau ; elle était naturellement assez restreinte, et jusqu'à Louis XIV ne reçut que peu d'accroissement. Le docu-

ollection de la Couronne,

Page 1