‹ Inventaire des titres recueillisChapitre 5 sur 45 · NOSTRAE AEDES LUGDUNI · texte numérisé non relu

NOSTRAE AEDES LUGDUNI

« Sitacsunt nostraeaedes ad Arariset Rhodanicoilionein, in radicibus ejus collis, inqiiam L. M. Plancus, Ciceronis discipulus , eoloniam deduxit Romanorum ; ad quarum fores exil viciniac jucundus et utilis aquac purissimac fons, qui de su* periore colle exprimitur. Est que domi piiteus aquac bruma tepentis etmessibus, supra quam sit credibilc algentis, cui nulla unquam siccitate copiosa déficit aqua , quae de meris rupibus manat limpida semper. Quodque non est incommodum , pars magna connu qui c rure reduces ad civitatis fora confluunt, traiiMlum babel ad ipsarum aedium limcn : undc in quatuor viis est nobis prospectus, cl quod est adprimegratum, pars aedium inlerior solcm orientem spectans perpetuo fruitur silentio, quo clamoris osor meus aniinus plurimum fovetur. Sub ipsis quoqtie nostris aedibus dimidii jugeri deliciae mcac sunt nostri horti verni semper, non quadrati ndmodum , sed concisi , nec tamen ob hoc minus commodi aut venusti. Concisio enim hujusmodi efficit sinus, ad quos ut ad sccrctiorcs porticus saxi duri est amoenissimum. Ibi disposita sedilia quibus juvantur dcambulationc fessi. In bis etiam arborum genus omne coalescit féliciter. Nequc desunt veter-

AVANT-PROPOS

chercher le repos que l’agitation des affaires lui avait si longtemps refusé. Ses concitoyens l'honoré-

rime et docte inscripti aliquol lapides, qiiikus litterati antiquitatis araatores . si qui ad nos veniunt , detineri soient. Denique ea ipsa tola doinus commodissima videtur. »

En 1664, les chanoines réguliers de Saint-Augustin, de l'ordre de la Sainte-Trinité, s’établirent sur remplacement de la maison des Bellièvre. Cette maison , où les de Langes et les Sève leur avaient succédé , n’existe plus : on a ouvert des rues et construit des maisons sur le lieu qu’elle occupait et sur le jardin que Bellièvre a décrit avec tant de complaisance. Il ne reste plus de souvenir des Bellièvre, dans ce quartier, si ce n’est une rue à laquelle on a donné leur nom.

Les armes des Bellièvre étaient d'azur à la fascc d'argent, accompagner, de trois trèfles d'or , deux en* chef et un en pointe.

En allant à St-Irénée par la rue des Fargcs, sur une petite place où s’élève une fontaine en forme de laurobole , on voit une maison , — c’est aujourd'hui l’auberge du Bœuf couronné, — qui, malgré quelques constructions modernes, a conservé sa physionomie du seizième "siècle : c’était encore un manoir des Bellièvre. En entrant dnns la cour, on aperçoit, à droite, une pierre engagée dans un mur, sur laquelle est sculpté leur blason , supporté par deux génies dessinés et traités à la manière antique , d’une très belle exécution. Cette pierre , avec son champ bizarrement profilé , semble avoir fait partie de l'ornementa lion «l’une frise. Au fond de la cour , au-dessus de la porte gothique de la tour où est l’escalier, le même écu se retrouve encore, mais mutilé : cependant la fasce et deux des trois trèfles des Bellièvre sont restés intacts, et, malgré le marteau niveleur, on reconnaît la trace des anges aux ailes à demi éployées qui lui servaient de supports et de cimier.

AVANT PROPOS

rent comme une de leurs gloires, comme le père de la patrie, et il mourut entouré de la vénération publique et regretté de tous, laissant deux fils dignes de lui, Jean, qui fut président au parlement [de Grenoble, et Pomponne qu’on appela le grand Pomponne, ambassadeur auprès des Cantons suisses, et chancelier de France sous Henri IV. Cette illustre famille, dont les divers membres occupèrent avec éclat pendant près de deux siècles les charges municipales et de magistrature de la ville natale, pour s’élever ensuite aux plus hautes dignités de l'Eglise et de l’Etat , s’éteiguit en la personne de Pomponne 11, premier président au parlement de Paris, mort en 1657 sans enfants de Marie de Bullion sa femme.

Papire Masson, Menestrier et Pcrnetti nous ont conservé l’épitaphe de Bellièvre ; nous la reproduisons ici d’après une ancienne copie manuscrite relevée sur la pierre même. Elle diffère un peu , par l’arrangement des lignes et par quelques variantes, de celle qui se trouve dans les t'iogia varia, dans les Divers caractères, etc., et dans les /.yonnois dignes de mémoire.

HIC SÏTVS EST CLAVDIVS BDLLEVRIVS

V- C- DHPH- SENATVS PRAISES PRIOR CVIVS INNOCENTIA HO.MI.NVM 1NVID1AM PROVOCAVIT ET SVPERAVIT VlXir ANN- LXX. M- Vil- D- VII.

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