ORFÈVRERIE É MAILLÉE, ORFÈVRERIE D'ÉTAIN
Jusqu'à l'invention de la peinture en émail à la fin du xv^ siècle, l'emploi de la pâte d'émail soit par incrustation, soit par glacis translucide sur relief ciselé, était d'un emploi général pour l'ornement des instruments du cuite ou de la vaisselle des grands seigneurs. Il faut croire cependant que, malgré leur voisinage de Limoges le grand centre de l'émaillerie, nos aïeux foréziens ne furent jamais épris de ce genre de décoration, car malgré les guerres et autres causes de destruction, on en retrouverait encore des spécimens, et l'Exposition n'a pu recueillir qu'une pyxide prêtée par l'église de Coriiillon. La boîte cylindrique et son couvercle conique surmonté d'une croix, sont ornés do rinceaux réservés sur champ d'émail bleu. C'est une pièce champlevée de Limoges.
Nous avons été plus heureux avec l'orfèvrerie d'étain qui, dès le xv^ siècle, produisait déjà des ouvrages d'art pour les dressoirs et arrivait à sa perfection .sous le règne de Henry IL Le catalogue a enregistré plusieurs bénitiers de l'époque de Louis XIII, et un plat de la Renaissance, style de Briot, orné de six médaillons de guerriers sur le marli et d'une figure équestre au centre avec le monogramme gars.
Les orfèvres, on le sait, sculptaient l'ivoire aussi bien que le métal et à ce titre nous aurions à décrire en terminant ce chapitre de l'orfèvrerie, la magnifique Paix, en ivoire, de l'église de Noirétable. Mais le lioamiais Illustré, dans sa IIP série, en a donné la monographie et la reproduction. Nous y renvoyons nos lecteurs.