BRODERIES
Pour les ouvrages de broderie ou les étoffes brochées, dont le mérite réside dans l'exécution, dans la tonalité et l'agrément de la composition, les meilleures descriptions sont sans valeur. — Nous nous bornerons donc à signaler : l'écran Louis XIV du château d'Ailly ; deux
grands fauteuils du xvii^ siècle du palais Vendramin à Venise, brodés en soie avec bordures de velours de Gênes ; des chasubles en velours lamé d'or et la collection précieuse prêtée par M. G. Martin. On y remarque un devant d'autel de la Bénisson-Dieu, brodé au petit point avec le monogramme de Françoise de Nérestang et de son frère Claude, des applications or ou argent sur velours et un panneau de soie blanche, brochée d'ornements en couleur dessinés par P. de Lassai le.
Très somptueux, le dossier d'un lit du château du Bourg, de style LouisXIII, en soieécarlate, avec fleurons et colonnes torses obtenues par application de rubans rose pâle. — Deux autres fragments de courtines, avec dessins d'entrelacs en soie jaune appliqués sur serge bleue ou rouge, proviennent de Saint-André-d'Apchon et de Jarnosse, possessions des d'Apchon au xvii« siècle.