‹ Inventaire descriptif et raisonne des principaux objets d'artChapitre 23 sur 30 · ART CÉRAMIQUE · texte numérisé non relu

ART CÉRAMIQUE

Par ce titre il faut entendre « l'art de fabriquer des vases et ustensiles de terre et de les « décorer par la plastique et par la peinture ». Cette industrie d'art, la première qu'aient pratiquée les hommes, retrouve de nos jours sa popularité, sinon sa splendeur des xvi* et xvii" siècles.

Céramique antique (pl. 37). Dans la vitrine consacrée par le comité à la civilisation antique, il ne se trouvait que de médiocres échantillons, soit de la poterie peinte des Grecs exhumée depuis moins de deux cents ans des sépultures qui l'avaient conservée, soit de la poterie romaine à glaçure lustrée dont le procédé s'est perdu vers le m* siècle de notre ère et dont il existait dans notre voisinage, à Lezoux, une des plus importantes officines des Gaules. — De nombreuses pièces provenant de nos trois oppidum Ségusiaves, avaient été prêtées par les musées de Roanne et de la Diana, par MM. Chaverondier, Vincent Durand, Chassain de la Plasse, Pélocicux et Jeannez. On a beaucoup admiré la série de superbes poteries en terre noire lustrée du Crêt-Chatelard, envoyés par M. Vincent Durand, et les trois vases peints, provenant des sépultures gallo-romaines de Roanne. — Mais à la place d'honneur trônait le vase à tête de femme découvert à Cusieu par M. Desjoyaux. II a été décrit et reproduit dans le Bulletin de la Diana, tome V, pag. 157, et on a eu raison de dire qu'il peut soutenir la comparaison avec les ouvrages similaii-es de l'art grec.

Carreaux du moyen âge. — Le moyen âge ne nous a guère laissé comme objets de céramique que des carreaux do pavage. Une collection remarquable en avait été réunie, commençant aux briques romanes à dessins gravés et vernis plombifère, pour tinir par les carreaux incrustés du xv« siècle aux armes de P. de La Fin, abbé de la Bénisson-Dieu. Entre ces deux limites extrêmes s'échelonnaient treize carreaux, estampés en creux ou en relief, avec ou sans incrustations, provenant de Cluny, de Paray, d'Ambierle et de Charlieu. Deux précieuses briques estampées off"raient un double intérêt technique et historique. — L'une est ornée de l'écusson en relief d'Anne Dauphine, comtesse de Forez, dans un cartouche polylobé du xv« siècle, et nous avait été prêtée par le musée de la Diana. — L'autre estampée d'un fenestrage fleurdelysé était un des claveaux du manteau d'une curieuse cheminée du xiv« siècle qui était encore en place il y a 4 ans à la Commanderie de Saint-Jean-des-Prés à IMontbrison. C'est à M. le lieutenant Jannesson que nous devons la bonne fortune d'avoir pu exposer cette pièce si intéi-essante.

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