‹ Inventaire descriptif et raisonne des principaux objets d'artChapitre 24 sur 30 · FAÏENCES ITALIENNES · texte numérisé non relu

FAÏENCES ITALIENNES

Faïences italiennes (pl. 38). — C'est avec la Renaissance italienne, avec le siècle de Léon X, que la céramique d'art, lancée par Luca délia Robbia dans la voie nouvelle de l'émail stanifère, produisit ces merveilles décoratives que depuis trente ans se disputent à prix d'or tous les musées d'Europe. Grâce à quelques collectionneurs foréziens, en tète desquels il faut placer

M. Gariod, nous avons pu réunir un ensemble de 23 faïences d'une réelle valeur artistique pouvant donner quelques renseignements sur les principales fabrications italiennes.

Un Faenza à bords étroits et médaillon central d'une femme en buste, daté de 1565, était accosté de deux coupes d'Urbinosurpiédouclie, aux étincelants émaux de couleur, figurant, l'une, la Mort d'Adonis, avec la date de 1547 ; l'autre, Persée délivrant Andromède. Riende Pesaro. Mais un Gubbio, semé de mouchetures à reflets métalliques opales et or, faisait pendant à un plat décoré de motifs d'architecture dans un paysage bleuâtre, marqué de l'ancre avec les initiales A. F. de A. Ferchi de Rome.

Les fabriques de Savone et de la côte de Gênes avaient, parmi de nombreuses pièces en camaïeu, une grande urne à deux anses, à riche décor de rinceaux et médaillons ; un plateau à godrons et ombilic entouré de trois zones d'animaux et de fîeurs, et une coupe à piédouche et bords ajourés encadrant un écusson tenu par deux figures debout.

A citer encore un Urbino du xvi<^ siècle, à grotesques sur fond saumoné, entourant une figure en pied d'une religieuse, et un plat de fabrique inconnue, daté de 1659, avec peinture au manganèze d'une Sainte-Ursule, debout au milieu de ses nombreuses compagnes.

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