‹ Inventaire historique des tableaux et des sculptures se trouvant dans lesChapitre 11 sur 31 · ÉGLISE DE NOTRE-DAME D'HANSWYCK · texte numérisé non relu

ÉGLISE DE NOTRE-DAME D'HANSWYCK

Dès 1269 il est fait mention d'une chapelle, au hameau d*Hànswyck, dans laquelle reposait la célèbre statue de Notre-Dame.

En 1288, révêque de Cambrai confia l'oratoire d'Hanswyck à la congrégation des chanoines réguliers du Valdes-Écoliers , venant de Léau. Ces religieux élevèrent un temple plus digne du culte de la Sainte Vierge, à la place de la chapelle primitive. Cette dernière église disparut en 1878, lorsque les gueux firent iriniption dans Malines. Après ces événements, les chanoines du Valdes-Écoliers fixèrent leur résidence en ville. Plus tard, ils entreprirent la construction de l'édifice actuel, dont Luc Fayd'herbe donna les plans, et dont l'archevêque Cruesen posa la première pierre le 10 mai 1663 ; le même prélat y célébra l'office divin le 30 mai 1678.

Joseph II ayant supprimé, en 1783, la congrégation d'Hanswyck, l'église n'en resta pas moins ouverte et fut érigée en paroisse, en 1786.

Enfin survint la révolution française qui fit vendre les bâtiments, achetés pour 3000 florins. En 1802, l'église fut restituée au culte.

La façade ne fut achevée que dans le courant du XIX« siècle.

Façade.

Le nom de l'église de Notre-Dame d*Hanswyck se lie intimement au souvenir de Luc Fayd'herbe, dont le génie enfanta les plans de rédifice, comme nous venons de le dire, et dont le ciseau produisit la plupart des sculptures, qui le décorent.

Au-dessus de la porte d'entrée, on voit un groupe en pierre, la Sainte-Vierge et r Enfant Jésus : la divine Mère, tenant son Fils par la main, le soutient sur le globe terrestre, tandis qu'elle appuie les pieds sur une . nuée, parsemée de têtes enfantines ailées. Cette charmante œuvre, qui respire la grâce et le naturel, est due au sculpteur, architecte de l'église.

Les portes latérales sont surmontées chacune d'un buste, en pierre de France. L'un représente saint Pierre, l'autre saint Paul; tous deux par Joseph Tuerlinckx, de Malines.

PortaiL

Les orgues surmontent le portail. L'ordonnance du buffet d'orgue concorde avec le style de l'église ; il est en bois de chêne. A la base du meuble sont placés deux anges; un médaillon entre deux génies portant les figures de Marie et de son Fils en couronne le sommet. La balustrade du jubé, de la largeur de l'église, est en bois de chêne , travaillé de branchages et de feuillages contextes.

Nef Est.

Contre le mur extérieur de cette nef sont appendus dix-huit portraits d'enfants, tableaux offerts en ex-voto à Notre-Dame d'Hanswyck. Parmi ces toiles, qui sont toutes du XVIIP et du XIX*^ siècles, quelques-unes portent des noms d'anciens peintres recommandables : Egide Jos. Smeyers, Suetens, tous deux de Malines, André et Corneille Lens; ces derniers exécutèrent le portrait, entouré d'une guirlande de fleurs, de Marie- Catherine de Villegas de Borsbeke (1764). Les portraits modernes sont la plupart d'artistes vivants de Malines ; tels que Jean Vervloet, Victor Vervloet, Joseph Coninckx, Joseph van Hoey, Wauters, etc. Il serait trop long d'entrer dans le détail de ces ouvrages.

Ici à côté des portraits nous trouvons une statue en bois : Ecce homo, grandeur de nature , par François de Vriendt, de Lierre, qui l'exécuta aux frais de Henri van Campenhout, curé de cette paroisse.

L'hémicycle de la nef est occupé par deux confessionaux, reliés entr'eux par des boiseries. Ces pièces de grand mérite tant sous le rapport de l'ordonnance, que sous le rapport de l'exécution ont Jean Fr. Boeckstuyns, de Malines, pour auteur. Bien que dans chacun de ces petits monuments les détails sculptés diffèrent, nous croyons pouvoir nous restreindre à un aperçu général sur ceux-ci. Dans chacun des confessionnaux le compartiment du centre, celui où se place le prêtre, est surmonté d'un petit fronton portant une figure; tantôt l'image de la Sainte-Vierge ; tantôt un génie. Des ornements taillés entourent l'extérieur de cette partie.

L'entrée de la place du confesseur est séparée de

celles réservées aux pénitents par des anges, en pied, portant des emblèmes soit de pénitence, soit de miséricorde. Les côtés des cases extérieures des confessionaux sont également revêtues de riches cariatides figurant ou bien des anges, ou bien des saints dont le repentir a été célèbre. Une légère sculpture à jour est pendue à la corniche dans l'entrée de manière à simuler une draperie d'arabesques. De chaque côté du confessional un panneau, enrichi de dessins variés, tapisse le mur : il présente en saillie, aux côtés extérieurs, des pilastres décorés de têtes de chérubins. En 1889, la fabrique de l'église fit enlever le vernis qui couvrait ces belles sculptures.

Chapelle de Saint-Joseph.

L'autel est surmonté d'une statue en plâtre, de saint Joseph, par François de Vriendt, de Lierre. Cette figure semble être une réminiscence de celle du même saint, due à Luc Fayd'herbe, placée dans l'église métropolitaine de Saint-Rombaut (voyez p. 88). Ici également le patriarche maintient le divin Enfant debout sur le globe terrestre.

Le tableau qui occupe le fond du rétable est d'un jeune peintre malinois , de grandes espérances, mais enlevé prématurément par la mort. Il fut peint, en 1678, par J. Lepla (1) peu de temps avant son décès. Cette toile signée : J. Pla. inv. 1678, représente l'adoration

(4) Jacques Le Pla, né k Malines, décédé en 4678.

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des Bergers ; neuf personnages prennent place dans la composition et quatre chérubins apparaissent dans les rayons lumineux du ciel. Le ton général de cette œuvre est sombre et mélancolique : la Sainte Vierge assise a son Nouveau-né sur le giron ; la couleur de ces deux figures est délicate. Saint Joseph est debout derrière le premier groupe : trois pasteurs adorent TÈnfant-Dieu : trois autres bergers approchent du Messie. Un rayon de lumière descend du ciel et tombe sur la divine Mère et sur son Fils.

Chœur.

L'effet que produit le grand autel n'est pas heureux ; d'abord parce que les proportions d'élévation ne concordent point avec celles de largeur ; ensuite parce que la conception en est maigre et laisse beaucoup à désirer. Nous ne pourrions affirmer positivement si c'est l'architecte de réglise, Luc Fayd'herbe, qui est en même temps l'auteur de Tédicule. Nous savons, il est vrai, que cet artiste avait fourni les plans d'un monument de ce genre, et que de grandes difficultés surgirent à ce sujet entre le sculpteur et les religieux d'Hanswyck. Mais a-t-on suivi dans l'exécution de l'autel le plan de Fayd'herbe? C'est ce que nous ignorons. Ce n'est point ici le lieu d'examiner le long procès, qui divisa les chanoines d'Hanswyck et l'architecte de leur église.

Le monument est en bois marbré, construit à peu près à la même époque que le temple. La tombe de l'autel, seule en marbre blanc, est plus moderne. Quatre

colonnes marbrées, à chapiteaux corinthiens dorés, supportent la corniche. Le contre-rétable, creusé en niche, renferme la célèbre statue de Notre-Dame d'Hanswyck. Aux extrémités de la corniche sont disposés deux pots-à-feu. Un petit dais, à draperies rouges sculptées, couronne l'édifice; il recouvre le monogramme de Marie, entouré de rayons. Deux anges, sonnant de la trompette sont appuyés, à côté du baldaquin; deux autres séraphins, plus petits, en soulèvent les plis.

Notre-Dame d'Hansi^^ck.

La miraculeuse statue de Notre-Dame d'Hanswyck est non-seulement un objet digne de vénération au point de vue religieux, mais encore une précieuse relique de l'art ancien : cette œuvre réunit au plus haut point l'expression douce et ascétique que l'on ne trouve guère que de temps en temps dans les reliques du moyen âge. La statue mesure 1,45 mètre, de hauteur; la face de Marie comprend depuis le front jusqu'au menton 0,22 m. ; elle est exécutée en bois de chêne , quoiqu'en disent P. Croon et Siré dans leurs histoires d'Hanswyck ; la main droite de la divine Mère seule est en bois de tilleul, probablement qu'elle fut ajoutée plus tard. La Sainte-Vierge est assise, ayant la main droite disposée à tenir un sceptre ; de l'autre elle soutient son Fils. La chevelure de Marie se déroule épaisse sur son dos ; deux tresses légèrement ondulées viennent retomber de chaque côté devant ses épaules. L'Enfant Jésus, appuyé contre le sein de sa Mère, serre dans la main

droite une pomme ; cette main repose sur la poitrine de Marie. L'autre main peut tenir un sceptre. Le groupe, en majeure partie taillé d'un seul morceau, est creusé dans le dos, et en parfait état de conservation. Le siège de la Sainte-Vierge est assez élevé, peu profond et sans dossier : on peut le comparer assez justement à une stalle; aucune moulure caractéristique ne nous instruit sur l'époque de l'exécution de la sainte image. Un petit socle à rainures est placé sous les pieds. D'anciennes peintures couvrent les statues. La robe de la divine Mère a été bleue ; cette couleur est passée au gris-cendre : le côté intérieur de ce vêtement a étégadis argenté. L'enfant Jésus porte une robe d'un rouge pourpré, aussi bordé d'or. Les manches des robes de Jésus et de Marie sont doublées de vert. Au bas du groupe, on aperçoit un des pieds de la Sainte-Vierge, chaussé de noir. Quant à l'âge de cette vénérable image, tout est conjecture ; les historiens d'Hanswyck en rapportent l'origine au.X« siècle; mais ce qui est un fait certain, c'est que dès 1260, la Vierge d'Hanswyck jouissait d'une grande et légitime célébrité.

Une étoile, taillée sur le dos de la statue principale, semble être la marque de l'artiste qui a eu le bonheur de produire cette œuvre, illustrée dans la suite par tant de miracles éclatants.

Pendant les troubles du XVP siècle, de 1880 à 1885, le groupe fut caché dans une cave , située sous l'ancienne porte d'Hanswyck. En 1797, jusqu'à la fin de la tourmente révolutionnaire, l'image fut abritée dans une maison particulière.

De chaque côté de l'autel, est pratiquée une porte menant à la sacristie. Sur l'encadrement de Tune, est

placée le buste en marbre de saint Augtistin, sur l'autre celui de la Sainte Vierge, tous deux par Luc Fayd'herbe. Les battants des portes sont revêtus de moulures; un médaillon en occupe le milieu : sur Fun figure le portrait du Sauveur; sur l'autre celui de sa Mère.

Le tabernacle, maçonné dans le mur, fait face à un reliquaire de pareille ordonnance , placé de la même façon également contre les parois intérieurs du chœur. Deux colonnettes soutiennent les cintres des portes de ces petits monuments; une croix en somme le faîte; des séraphins, habilement travaillés, en occupent les alentours. Les poçtes sont couvertes d'arabesques, en basrelief. A côté des colonnettes sont fixées des cariatides d'anges, dont l'un porte la lance, l'autre l'éponge de la passion.

Chapelle de Saint-Augustin.

L'autel de Saint-Augustin est pareil à l'autel de Saint- Joseph placé dans la nef droite : à cette différence près, qu'au lieu de la figure de saint Joseph, on trouve ici, simulée par un grisaille, la statue de saint Corneille.

Descamps nous fait remarquer la beauté du tableau, qui orne le rétable. Luc Franchoys, le jeune, en est l'auteur. L'artiste nous a représenté saint Augustin; l'évéque est debout, les yeux tournés vers le ciel ; la tête est hardiment traitée. A côté du saint, un jeune enfant porte la crosse et le mître.

Descendant vers la rotonde nous y trouvons deux confessionaux, symétriques à ceux du bas côté opposé

et dont ils ne diffèrent que par les détails et par les sujets des décorations accessoires.

Dans cette nef nous voyons encore te Christ m croix, grande production en plâtre.

Plus bas, on trouve dix-huit portraits d*enfants mis sous la protection de la Vierge d*Hanswyck ; nous avons déjà cité sommairement quelques-uns de leurs auteurs, lorsque nous nous trouvions dans la première nef.

Dans le baptistère, près du portail, sont placés des fonts baptismaux, en cuivre, du XVIP siècle.

Grande Nef.

Nous voyons, sous la corniche de la coupole, quatre bustes des Pères de Téglise. Les deux premiers du côté nord, saint Augiistin et saint Ambroise , sont du maître qui a fourni les plans de l'église. Ces statues, largement taillées, sont pleines de noblesse et de sévérité. Nous pouvons en dire autant des deux autres, placées du côté sud, saint Jérôme et saint Grégoire, qui sont d'un éminent élève de Fayd'herbe, J. F. Boeckstuyns.

Au-dessus de l'entablement du premier couronnement, à l'endroit où prennent naissance le rétrécissement du dôme et le berceau de recouvrement de la grande nef, dans les sections à droite et à gauche, se trouvent les grands bas-reliefs de Luc Fayd'herbe, pièces uniques de leur genre, en Belgique.

Ces œuvres en pierre blanche, de forme semi-circulaires, ont une élévation de 4,50 mètres, sur 7 mètres de longueur. On les trouve reproduites par J. B. Joffroy

et burinées par L. Fruytiers, tous deux de Malines, dans Touvrage de P. Siré.

Le bas-relief de droite représente la Nativité de Jésus- Christ. Dans le coin gauche, sous un cintre debout entre les ruines, s'abrite la Sainte Famille : Marie assise tient le divin Enfant; saint Joseph les couvre de son manteau. Deux femmes et un berger apportent au Nouveau-né leurs hommages ; un coq chante sur le haut du portique; deux curieux se penchent du sommet de Farcade et s'efforcent de voir dans l'intérieur de l'étable. Au milieu du bas-relief un autre pasteur s'avance, amenant à grands efforts un bœuf et un âne; une chèvre bondit derrière lui. Au fond apparaît une ville dont l'enceinte est crénelée ; sous les murs paissent des troupeaux. A droite, encore des ruines; là, deux nouveaux visiteurs descendent les degrés d'un escalier, obstrué à la marche inférieure par un tronc d'arbre renversé.

Le second bas-relief présente une scène plus douloureuse , mais qui offrait les plus riches contrastes au ciseau du grand maître. C'est le Sauveur succombant sous la croix. Le sujet principal est au milieu : Jésus plie sous le poids de l'instrument du supplice ; quatre bourreaux l'entourent. Les uns, munis de cordes, s^outent leurs efforts à ceux de l'Homme-Dieu; les autres saisissent le Christ pour lui faire gravir les marches pierreuses qui mènent au Golgotha. La voie que le sanglant cortège doit parcourir est tracée au milieu de constructions délabrées. Un escalier est dans l'angle droit de l'arc; ici la route tourne et l'artiste nous montre, comme fond à son tableau, toute la première partie du cortège, montant le Calvaire : on y voit des cavaliers, portant de trompettes et des ban-

niëres, des soldats armés de piques et de lances. Derrière Jésus, quatre hommes à cheval s'élancent hors d'une porte, dont la herse est à moitié soulevée. Sur les piliers rompus des bâtiments se hissent différents personnages jetant au Christ leurs vociférations et leurs gestes menaçants. On remarque dans ce bas-relief trente-et-une figures dont vingt-deux hommes et neuf chevaux.

La chaire de vérité, en bois de chêne, est digne de figurer sous les belles œuvres, engendrées par le talent de Fayd'herbe. Descamps en fait une mention toute particulière. Théodore Verhaegen exécuta cette pièce au prix de 4000 florins. Alexandre-Joseph Rubens, trésorier de S. M., à Malines, Tun des descendants du grand peintre de ce nom, contribua pour une large part dans les frais.

L'artiste mit la première main au travail, en 1743, et l'acheva en 1746. La partie supérieure du monument, ou l'abat-voix, est formée par les branches d'un arbre touffu, entre les rameaux duquel flotte un nuage. L'Assomption de la sainte Vierge couronne la nuée. La divine Mère tend les bras vers les cieux : de nombreux chérubins entourent de toutes parts le nuage qui va transporter Marie dans le sein de Dieu. Des ramir fications de l'arbre s'échappe un ample rideau, qui se déroule derrière la tribune et dont les plis ondulés, retombant plus bas, sont gracieusement drapés sur l'escalier. Les parois extérieurs de la place réservée au prédicateur sont également enrichis de sculptures : sur la face principale, on aperçoit un ange tenant un médaillon avec le buste de Marie portant son divin Fils. Un pan du rideau enveloppe l'extérieur du car-

touche.Onpeut reprocher à ces bas-reliefs une lourdeur, que Ton ne rencontre guère dans les autres parties de l'œuvre. Une banderole avec ces mots : Zy zal uw hooft verpletten. Gen. cap. III, s'étale sous ce tableau. Sous la cuve on voit le premier homme, errant après sa chute ; Eve, désespérée de son crime, se couvre le visage et cherche à échapper à la présence de Dieu. Le Seigneur, sous les apparences d'un vieillard, s'adresse à Adam ; d'une main, il lui montre le serpent rampant sur le sol ; de l'autre il lui promet miséricorde et lui indique la douce image de Marie tenant son Fils, taillée sur la face principale de la tribune. Ce monument, magistralement conçu et rendu, peut être regardé comme une des plus belles productions de Verhaegen.

Le chœur est séparé de l'église par un banc de communion, qui coupe en même temps le haut des nefs latérales. Ce morceau, en bois de chêne, d'une ordonnance agréable et facile, est divisé en quatorze compartiments, séparés entr'eux par de petites cariatides. Le dessin de cette clôture se compose de feuillages, enlaçant au milieu de chaque compartiment une lettre majuscule romaine : l'ensemble de ces caractères constitue une invocation à la Patronne de l'église : Sancta Maria, 0. p. N.

Sacristie.

Nous trouvons ici quelques tableaux, anciens portraits d'enfants, dédiés à la Sainte Vierge. Ils n'offrent généralement point ou peu de mérite artistique. La plupart ne portant ni inscriptions, ni armoiries, il est im-

possible de déterminer quels sont les personnages qu'ils représentent.

Le Christ à la colonne, peinture sentimentale d'une belle couleur, mais dont le dessin est tant soit peu exagéré. Cette toile rappelle l'école italienne.

Le portrait de Jean Henri de Franckenberg, cardinal archevêque de Matines. Toile.

Le dais, sous lequel est exposée aux jours de fête la vénérable image de Notre Dame, est en bois argenté et doré, sculpté au commencement de ce siècle par François Laurant. L'artiste, dans l'exécution de cette pièce, a suivi le dessin de l'ancien trône d'argent enlevé par les Français. Cette œuvre fut offerte à la Vierge d'Hanswyck par un homme, dont nous ne révéleront point le nom par respect pour son désir de rester inconnu.

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