GRAND SÉMINAIRE
Mathias Hovius, suivant les prescriptions du concile de Trente, s'occupa le premier de l'érection du séminaire de Malines. Les constructions primitives de l'établissement, fondé par ce prélat, ont subi des transfortions si nombreuses que l'on n'en retrouve plus de vestiges aujourd'Jiui.
La chapelle fut bâtie en 1780.
Joseph II, ayant établi, en 1786, le séminaire général à Louvain, le séminaire de Malines fut supprimé et les théologiens en furent expulsés en 1788. Cependant, en 1790, l'empereur Léopold, levant l'édit de son prédécesseur, permit le rétablissement des séminaires diocésains. Cet état de choses se maintînt jusqu'à l'intervention de la république française en 1798 ; l'année suivante le gouvernement vendit les bâtiments pour la somme de 103,000 frs. L'acquéreur céda sa nouvelle propriété, quelques semaines plus tard, à Jean Jos. Cuypers, à raison de 7860 florins. Ce dernier loua l'édifice, en 1803, à l'archevêque de Malines, Armand de Roquelaure, qui y ouvrit de nouveau les cours de théologie. Le même prélat fit l'acquisition définitive des locaux pour 8000 florins, lorsque la stabilité parut acquise aux affaires.
Guillaume I, roi des Pays-Bas eut le malheur de
renouveler Tédit de Joseph II et établit à Louvain le Collegium philosophicum, en 182S. Les séminaires tombèrent devant cette innovation ; mais en 1827 le concordat avec le roi des Pays-Bas permit le rétablissement de ces institutions.
Façade.
Une statue en pierre, de grandeur naturelle, la sainte Vierge ayant l'enfant Jésus sur les bras, décore la façade de cet établissement. Autrefois cette œuvre était placée au-dessus de la porte d'entrée de la chapelle du côté de la rue. Nous ignorons à qui il faut attribuer cette figure, dont l'aspect général laisse beaucoup à désirer.
Chapelle.
L'autel occupe le fond semi-circulaire de l'oratoire. Aucune ornementation spéciale ne le distingue. Un bon tableau est enchâssé dans le mur, dont l'architecture remplace toute autre décoration.
La tombe d'autel, d'un marbre moucheté grisâtre, est conçu dans le goût de la fin du XVIIP siècle; Jean André Agneessens (1) en dessina le modèle et le cardinal Thomas Philippe d'Alsace en supporta les frais. Les Français enlevèrent cette pièce en 1798, mais le sculpteur Rombaut Grootaerts (2), de Malines, la racheta et la restitua au séminaire en 1803.
(4) Jean André Agneessens, né à Bruxelles en 4687, mort en 1769. (2) Rombaut Grootaerts, né à Malines en 1762, mort en 4807.
L'hémicycle du chœur est revêtu entièrement de marbrures dues à Lenoir, en 1783, et restaurées en 1853.
De chaque côté de l'autel est pratiquée une niche ; Tune renferme la statue assise de la sainte Vierge et Venfant Jésus, l'autre celle de saint Joseph avec le divin Enfant. Le chanoine Schoeffer trouve dans ces figures de l'analogie avec la manière de Pierre Valckx.
JeaifCossiers peignit le grand tableau d'autel, la Présentation de Marie au temple y et toucha de ce chef 600 florins. La toile fut placée à l'endroit actuel en 1783. Elle représente l'intérieur du temple de Jérusalem. Le grand prêtre entouré de cinq personnages se tient sur le haut d'un péristyle. Au pied de l'escalier qui mène vers lui, la sainte Vierge est inclinée; un ange la soutient et se dispose à la conduire vers le pontife. A la droite de la jeune Prédestinée viennent ses proches : Anne, Joachim et d'autres. A gauche, sont groupés les pauvres et les lépreux, gardiens habituels des portes du sanctuaire. Le sujet qu'a entrepris Cossiers est d'une ordonnance simple et sans apprêts, le coloris quoique agréable et très fin a un ton général un peu gris , ce qui jette quelque froideur sur la composition. Il y a dix-sept personnages en scène.
Au-dessus du tableau de Cossiers, nous remarquons une toile, dont la forme suit le mouvement cintré de la voûte. Elle est de Guillaume Herreyns. Le Sacré Cœur de Jésus se trouve au milieu de la composition, entouré de nuages; à droite Dieu le Père montre le Cœur de son Fils; à gauche une dizaine d'anges lui apportent leurs louanges. L'effet que produit cette œuvre est bon, tant pour l'agencement du sujet que pour la manière dont il est touché. Il semblerait que l'artiste s'est efforcé
de rester en harmonie avec le morceau de Cossiers.
Les murs latéraux de la chapelle sont garnis, chacun, de quatre tableaux oblongs, encastrés dans les boiseries des stalles. Partant du côté de l'épître et nous dirigeant vers le fond, nous trouvons :
l*' Une composition de FécoledeRubens. Melchisedech offrant la dîme à Abraham.
2** L'Adoration des Mages, d'après Rubens;* cette toile a été attribuée à Cossiers ; la façon dont elle est traitée ne semble cependant pas propre à faire admettre cette assertion.
3° La Présentation de Notre-Seigneur au temple.
k^ La Sainte Famille, saint Jean-Baptiste et d'autres personnages. Très belle production de sept personnages, par Cossiers.
Du côté opposé, nous trouvons également quatre peintures.
La première, en remontant vers le chœur, représente la Reine des Vierges ; Marie est entourée de vierges et de martyrs. On lui assigne Jean Verhoeven pour auteur; cette origine nous paraît douteuse.
2** Le Christ mort sur les genoux de sa mère. Bonne copie d'après Van Dyck.
3® La résurrection de Lazare.
4*^ Les disciples d'Emmaiis. Ces deux derniers tableaux par Gilles ou Egide Smeyers, le vieux, sont assez heureusement groupés.
Portail et Jubé.
Les orgues occupent le fond de l'oratoire ; une figure, en bois, du roi David, surmonte le sommet du
buffet; sur les côtés latéraux sont posés deux vases.
Derrière les orgues, mais en grande partie caché par elles, est un tableau d'Egide Joseph Smeyers,te triomphe de saint Michel. Cette toile, à laquelle le Sacré Cœur par Herreyns sert de pendant, affecte la même forme que celle-ci.
Sous le jubé, de chaque côté de l'entrée, sont placés deux charmants vantaux par Ambroise Franck, le jeune. Ce sont les volets du tableau de la Nativité de Jésus, par ce maître, que nous avons vus dans l'église de Saint- Jean (p. 120). Ils furent apportés d'Anvers à Malines le 27 mars 1619 et cédés dans la suite par la fabrique de cette église au Séminaire.
L'un représente la Visitation, épisode de deux figures: Marie et Elisabeth se rencontrent au seuil de la maison de cette dernière. Le fond présente une campagne plate.
Sur le second volet on trouve la Présentation de Jésus au temple. L'édifice où la cérémonie a lieu est une église gothique; sept personnages concourent à la fête. Le groupe principal du grand Prêtre, tenant le Nouveau Né, est de toute beauté. On trouve rarement dans un tableau plus de candeur et de religion que dans cette production; l'ordonnance ne laisse rien à désirer ; le coloris des figures du premier plan, jusqu'à l'architecture dans le plan final, sont dignes de tout éloge. On se plaît à admirer cette partie du triptyque que les tons veloutés et délicats rendent bien supérieur à son pendant et à la pièce centrale, qui est à Saint- Jean.
Le revers de ces panneaux représente V Annonciation; ce sujet est traité ingénument et sans la moindre pré-
tention. Le premier vantail porte l'image de Marie agenouillée ; le second celle de Fange Gabriel-
Parloirs et Salons.
Les parloirs et les salons sont garnis de bonnes peintures.
Le premier salon contient deux grandes toiles de mérite, nous citerons surtout une production de l'école espagnole : saint Willebrord. L'évéque est debout, tenant une église sur la main; sa crosse est appuyée contre son bras ; la figure se détache brillamment sur un fond sombre.
Le second tableau qui représente saint Marc, se rapproche beaucoup du genre italien. Il semble probable qu'il est dû à un habile pinceau flamand, que son auteur a exercé devant les chefs-d'œuvre de Florence ou de Rome. Saint Luc est assis, les pieds sur un nuage, tenant un livre en main. Au-dessus de lui deux génies tiennent un cartouche sans inscription. Le fond simule une draperie ou tenture d'or damassée, mais sans plis; ce qui donne à l'œuvre l'aspect des belles fresques, nées en Italie.
Sur la cheminée figure un beau portrait en pied du cardinal de Franckenberg , attribué à Guil. Herreyns. Nous n'oserions soutenir positivement cette origine ; quoi qu'il en soit, la peinture est riche et moelleuse. Le prélat debout tient la main sur un livre, appuyé contre une table couverte de volumes ; un fauteuil est placé derrière lui. Un ample rideau est drapé dans le fond.
Plus loin, une bonne toile d'une main inconnue reproduit les traits de l'archevêque de Précipiano, peint à mi-corps ;
Plus loin encore, dans de pareilles proportions, nous trouvons le portrait de Jacques Boonen,
Dans le même salon nous voyons deux belles œuvres, en marbre blanc : le buste du cardinal Thomas Philippe d'Alsace; ce morceau, supérieurement modelé, a longtemps séjourné dans les jardins ; et le buste du cardinal Sterckx, par Charles Geerts, d'Anvers. 1836 (1).
L'appartement suivant renferme :
Le portrait de Mathias HomaSy à mi-corps, par Otto Venins (2). Bois.
Le portrait du prince de Méan , par Mathieu van Brée.
Le portrait d'Alphonse de Berghes.
Ces trois tableaux sont sur toile ; le dernier d'entr'eux décèle la manière de Luc Franchoys, le jeune, peintre particulier de ce prélat.
Dans une autre pièce, sur la cheminée, est placé le Christ en croix, jolie toile par Guillaume Herreyns,
Ailleurs, nous rencontrons, peint en buste, le portrait du cardinal Thomas Philippe d'Alsace, tableau médiocre ; celui de Pierre Dens, mort en 1778, à l'âge de 85 ans, théologien connu et président du Séminaire, par Guil. Herreyns; (la gravure de cette œuvre figure en tête des ouvrages de Dens); le portrait du pape Adrien VI et celui de Joseph de Bergaine^ évêque de Bois-le-Dm ^ plus tard
(4) Charles Geerts, né à Anvers en 4808, mort en 4855.
[t) Ouo Venius ou van Veen, né à Leyde en 4558, décédé en 4629.
archevêque de Cambrai- Ces différentes œuvres sont sur toile.
Dans une autre pièce, sur la cheminée, figure le Christ en croix, sculpture en bois de quelque mérite quoique maigre.
Plusieurs bons tableaux ornent un salon du premier étage. Nous allons les décrire successivement :
1^ Une toile oblongue, de style italien , le Sauveur montrant ses plaies à saint Thomas. Six figures y sont peintes à mi-corps. Cette production de beaucoup d'effet et d'expression, et d'une grande netteté de dessin, a malheureusement poussé à une teinte jaunâtre.
2° Sam^/^rdme. Le docteur, appuyé sur une table, écrit ses œuvres. Il est pris un peu en raccourci, au moment où il tend le bras dans toute sa longueur pour prendre de l'encre. La table est chargée de livres et de papiers. Cette étude accuse un profond talent. Ecole italienne.
3° La sainte Vierge ayant son Fils debout sur les genoux. La Mère de Dieu est revêtue d'une robe rouge; elle est représentée à mi-corps. L'enfant n'a qu'une légère draperie de gaze. Au fond s'étend un rideau vert, dont un pan soulevé laisse entrevoir l'horizon. Tableau de l'ancienne école du XVP siècle.
4° Un petit portrait sur bois, portant en exergue l'inscription : P. Theodoras Gerardi Amsteldamensis S.T.D. pridie mortis concentu angélus recreatur. Le Père Gerardi, vêtu de noir, est assis tenant un livre à la main. Dans un coin du fond, on aperçoit le même religieux au lit, et trois anges qui l'assistent la veille de sa mort. L'exécution du portrait est remarquable de finesse; le petit sujet de la perspective est indiqué avec une facilité et une légèreté étonnantes.
S"" Saint Joseph tenant l'enfant Jésus sur les genoux. Le Fils de Marie tient une boule de cristal. Le patriarche a une branche de lis en main. Ce morceau, sur bois, dans le genre de Pierre van Linth, le vieux (1), est traité avec une aisance et un laisser-aller dignes d'éloges. Le coup de brosse en est large et transparent ; et le dessin est bien approprié à la scène tendre qu'il nous met sous les yeux.
6** Le Christ en croix, signé A, Wiertz (2) ; dessin au crayon noir, d'après le tableau de G. Herreyns, que nous avons vu dans le parloir (v. p. 209). Ce dessin fut achevé par cet artiste pendant son séjour à Maiines.
7** Six aquarelles, vues de Vancien séminaire de Maiines, par Jean Baptiste de Noter (3), maître fort original en ce genre.
Dans le bureau se trouvent arrangées en triptyque, les copies de trois œuvres capitales de Rubens, réduites aux plus petits dimensions. La hauteur de ces tableaux est de 0,30 m.
Ce sont : Le Christ foudroyant le monde, L'Adoration des Mages, au milieu, et le martyre de saint liévin. Bois.
Classes et Corridors.
Les classes sont également ornées de tableaux. Nous y trouvons :
Saint François de Sales, portrait du temps peint à mi-corps; toile de mérite.
(i) Pierre iran Lintb, né à Anvers en 4609, mort en 4668.
(V) Antoine Joseph Wiertz, né à Dinant en 4806, décédé en 4866.
(3) Jean-BapUstè de Noter, né à Waelbem en 4787, mort en 4855.
Jiidith debout tenant d'une main la tête d'Holopheme, de Vautre le glaive. Toile. La pose théâtrale de rhéroïne nuit un peu au tableau, qui, du reste, est plein d'effet et dont le coloris rappelle l'école espagnole.
Saint Luc; peinture en buste de bel aspect : la tête de révangéliste sort véritablement de la toile. Le ton général en est sombre et se rapproche de la manière de Rembrandt. Le vieillard, accoudé sur une table, compose son évangile. Dans le fond se dessine vaguement une tète de bœuf.
Saint Jacques le Majeur. Cette toile, de même dimension que la précédente, appartient à l'école flamande. Le saint, en costume de pèlerin, est pris de profil. La touche en est large et molle, mais un peu trop accentuée dans les teintes du visage.
Portrait de Laurent Neesen, mort en 1679, président du séminaire. Mi-corps ; peint après décès. Toile.
Portrait de Pierre Dens. Cette toile se rapproche beaucoup de celle qui représente le même personnage, par Herreyns, (v. p. 209).
Portrait de Jean de Laet, professeur à cet établissement, mort en 1773. Cette peinture, provenant du couvent de Blydenberg à Malines, dont de Laet a été le directeur, est de la main d'Egide Jos. Smeyers.
Portrait de de Lantsheere, professeur au séminaire. Mi-corps. Toile.
La Sainte Famille. Prennent place dans cette composition, la Vierge, l'Enfant Jésus et saint Jean-Baptiste avec son agneau. Grande toile dans la manière de Jean van Hoeck, qui ne serait pas indigne du pinceau de ce maître ; elle est placée près du grand escalier.
Il existe encore au séminaire plusieurs portraits qui
n'ont d'autre valeur que de se rapporter à des noms fameux dans l'histoire des sciences, mais qui du reste sont de la plus mauvaise exécution. Ce sont ceux de :
Albert le Grande Jérôme Savonarole, Jean duVerger, Antoine Godeau, Louis Blosius, Jean Bocatitis, Ser. Caproni de Poretta, Liévin Torrentius, Jean Bollandus , Jean Calvin, J. Goropius Becanus , Thomas de Villeneuve, Thomas Lemos, Marc. Ant. de Dominis.
La sainte Eucharistie^ charmant tableau allégorique. La sainte Hostie repose dans un calice, placé sur le globe terrestre, soutenu par des séraphin^. Le pieçl du vase sacré est entouré de quatre tètes de chérubins. Tout alentour des anges musiciens célèbrent la gloire du saint Mystère. L'ordonnance est des plus gracieuses dans cette composition; le coloris vif et tranché fait songer naturellement au pinceau de Théodore van Loon. C'est une des meilleures productions que possède le séminaire.
L'Adoration des Mages, école de Rubens.
Un panneau de l'époque gothique représente Mekhir sédech offrant le pain et l'eau à Abraham. Composition de huit figures, dont quatre cavaliers. Dans le fond on découvre les murs d'une ville et une partie de l'horizon. Les costumes sont riches et délicatement étoffés, les visages fins et expressifs. Le caractère général de cette œuvre permet de l'attribuer au commencement du XVI« siècle.
Bibliothèque.
Dans la bibliothèque du rez-de-chaussée, à l'usage des étudiants, se trouve une réduction en bois du mattre-autel de l'église de Saint-Rombaut.
Le chanoine Fayd'herbe, craignant que la révolution française n'enlevât ou ne détruisit l'ouvrage de son illustre ancêtre fit exécuter cette copie réduite du maître-autel de l'église métropolitaine.
Réfectoire.
La sainte Vierge assise tenant l'enfant Jésus couché sur ses genoux. Bonne statue, en marbre blanc, provenant d'un couvent «es Flandres. XVIIP siècle.
Sur la cheminée un Christ en croix, en bois, qui n'est pas sans mérite.
De nombreuses sculptures de Joseph Geefs se rencontrent dans les classes et les corridors de la maison. Nous citerons dans la salle de recréation :
La sainte Vierge et l'enfant Jésus.
Le Christ en croix.
Dans une des classes :
Saint Thomas d'Aquin.
Saint Alphonse de Liguori.
Dans les corridors :
La sainte Vierge et l'enfant Jésus.
Le Sacré Cœur de Jésus.
Saint Joseph et l'enfant Jésus.
Toutes ces figures, réduites à moitié de la grandeur naturelle, sont empreintes d'un caractère à la fois religieux et gracieux.
Le Calvaire. Jésus-Christ crucifié, la sainte Vierge et saint Jean ; œuvre allemande moderne de l'école de Munich.
Sous les galeries du préau se trouvent quatre figures:
La sainte Vierge tenant l'enfant Jésus sur les bras. Marbre blanc, par Luc Fayd'herbe.
Saint Charles Borromée.
. Saint François de Sales.
Ces deux statues en pierre sont de Charles Geerts.
Saint Joseph, par Joseph Tuerlinckx, de Malines. Pierre de France.
Jardin.
Plusieurs statues décorent le jardin.
Salvator mundi ; pierre blanche, attribuée à Luc Fayd'herbe.
Saint Vincent de Paul. Buste en pierre , par François Laurant.
Saint Ignace. Buste en pierre.
La sainte Vierge et l'enfant Jésus. Statue en pierre de grandeur' naturelle. Marie debout sur le monde écrase le serpent; elle dépose un baiser sur le front de l'enfant Jésus. L'ordonnance et la pose gracieuse de cette figure feraient croire qu'elle est due à Théodore Verhaegen, dont elle rappelle singulièrement les autres œuvres; mais l'exécution étant inférieure aux productions de ce maître , nous croyons qu'elle est d'un de ses élèves, qui l'aura faite d'après les données de l'artiste.