‹ Inventaire historique des tableaux et des sculptures se trouvant dans lesChapitre 14 sur 31 · PETIT SÉMINAIRE · texte numérisé non relu

PETIT SÉMINAIRE

En 1829, Tarchevéque de Malines divisa le séminaire en deux sections. La première, appelée le Grand Séminaire, estaflfectée aux études théologiques; la seconde, le Petit Séminaire, comprend les humanités et le cours de philosophie.

Le petit séminaire occupe, dans la rue de la blanchisserie, une élégante construction du XVIIP siècle; elle était la demeure du comte Coloma. Les bâtiments, près du rempart, s'élèvent à l'endroit où se trouvait l'hôtel, construit en 1512, par Antoine de Lalaîng, comte d'Hoogstraeten, seigneur de Montigny. Les derniers propriétaires, les héritiers du comte Coloma, vendirent ce local en 182S. En 1826, le nouvel acquéreur fit abattre l'intéressant édifice, qui avait jusqu'alors conservé son cachet primitif. La tourelle seule, mais dépouillée de son couronnement, était restée debout, lorsque l'archevêque François Antoine de Méan, acheta le terrain pour y établir le nouveau collège.

Chapelle.

De chaque côté du portail est encastrée dans le mur une grisaille par Mathieu van Brée. Ces .panneaux , déforme oblongue, simulent avec beaucoup d'art le bas-relief.

L'un représente la mmt de saint Louis de Gonzagu^.

L'autre nous met sous les yeux la mort de saint Stanislas Kostka ; la sainte Vierge, accompagnée de son divin Enfant, vient recueillir les derniers soupirs de son serviteur. Le pinceau de van Brée a rendu avec bonheur l'effet que produirait la sculpture, mais son coup de crayon et sa manière de draper se ressentent trop de l'influence du genre classique.

Les stations du chemin de la croix sont appliquées aux murs de l'oratoire. Ces morceaux , hauts-reliefs en plâtre dus à Michel Abbeloos, de Louvain, sont habilement groupés et traités avec art; mais malheureusement leurs proportions ne répondent pas à celles de la chapelle; la faute n'en est point à l'artiste; celui-ci exécuta les originaux, en marbre, pour un plus vaste édifice, l'église de la compagnie de Jésus, à Courtrai.

Autel de la Sainte Vierge.

Une jolie statue de la divine Mère portant son Fils sur les bras, décore cet autel. Cette gracieuse figure polychromée se distingue par une expression calme et religieuse. Elle est une production de l'excellent institut d'art chrétien de Munich.

Sous l'autel gît la statue en plâtre du bienheureux Jean Berchmans, dans l'attitude de la mort, par François de Vriendt, de Lierre.

Une statue : saint Joseph ayant l'enfant Jésus sur les bras, repose sur un socle, contre le mur de séparation du chœur et de la chapelle latérale. Cette œuvre du même caractère que la statue de la sainte Vierge est de la même provenance.

Maltre-autel.

Le maître-autel, en bois, par Delanier, de Gand, fut érigé en 1860. La tombe de Tautel, en marbre blanc, taillée par J. Rousseau, d'Anvers, renferme un groupe, également en marbre blanc, la mise au tombeau du Christ, par Michel Abbeloos, 1862. La sainte Vierge, saint Jean l'évangéliste, et Joseph d'Arimathie soutiennent le corps inanimé de l'Homme-Dieu.

Le tabernacle de Fautel, présente sur la porte un bas-relief, qui reproduit la scène de l'apparition du Sauveur à ses disciples à Emmaûs. A droite et à gauche du sanctuaire sont posées deux figures de moyenne grandeur, l'une est celle de la Foi, l'autre celle de l'Espérance.

Le sommet du monument représente le Calvaire ; la sainte Vierge et le disciple préféré se tiennent sous la croix à laquelle est attachée Jésus.

Devant l'autel, de part et d'autre du chœur, deux anges adorateurs s'inclinent sur des piédestaux.

Une statuette de saint Louis de Gonzague est placée entre le chœur et l'autel suivant.

Autel du Sacré Cœur de Jésus.

Une grande toile, le Sacré Cœur de Jésus, par Joseph Correns, d'Anvers, orne cet autel. Le Sauveur entouré de nuages apparaît montrant aux hommes son divin Cœur. Quelques chérubins planent dans le ciel de la composition.

Nous ferons remarquer que rétablissement possède encore une production du même peintre, le Sacré Cœur de Mark. Cette œuvre, qui ornait antérieurement le rétable de l'autel de la Sainte Vierge, est exécutée dans des proportions pareilles à celles du tableau précédent ; la composition présente également beaucoup d'analogie avec cette première pièce.

Chaire de Vérité.

La chaire à prêcher, en bois de chêne, est de Peeters, de Turnhout; elle coûta 1900 frs. 1862.

Une rampe formée de rameaux ou de palmes gracieusement dirigés, mène à la tribune. Celle-ci est décorée extérieurement de trois médaillons, portant les images de saint Louis de Gonzague, de saint Joseph et sainte Catherine. Une nuée, lourdement taillée, plane audessus du prédicateur ; deux petits génies s'en détachent. Saint Michel, terrassant le démon, couronne le nuage.

L'ordonnance générale de ce morceau est légère et sans efforts ; la manière dont les détails sont rendus est délicate et gracieuse.

Parloirs.

Dans les parloirs nous trouvons :

Le portrait du prince de Méan^ archevêque de Malines^ par Mathieu van Brée.

le portrait du cardinal Engelbert Sterekx, par Victor î

Vervloet, professeur à Facadémie de Malines. 1868. '

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